Les relations entre la Côte d’Ivoire et la CPI ainsi que la présidentielle d’octobre 2015 sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Des mandats d’arrêts contre les pro-Ouattara
Lors de son intervention à Abobo, le président ivoirien, Alassane Ouattara a indiqué que plus aucun ressortissant du pays n’ira à la Cour pénale internationale (CPI). Cependant, cette volonté du chef de l’Etat s’oppose à celle de Fatou Bensouda qui a déjà sous les bras d’autres mandats d’arrêt selon L’Inter. « Crimes post-électoraux : 5 mandats d’arrêt de la CPI déjà prêts », barre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « Le pouvoir en place chercherait donc à couper l'herbe sous les pieds de la procureure Fatou Bensouda, qui, selon des confidences d'activistes des droits humains très introduits à la Cpi, aurait déjà sur sa table cinq mandats d'arrêt contre des pro-Ouattara. L'institution judiciaire internationale mettrait donc la pression pour le transfèrement de Simone Gbagbo pour que le gouvernement ivoirien se retrouve dos au mur et n'ait pas de motif pour ne pas transférer ceux de ses proches visés par les mandats déjà prêts. Son seul répit, l'approche du scrutin présidentiel. Le parquet international serait coincé par l’opportunité de dévoiler et de lancer ces mandats à un moment où le pays est à quelques mois d'un nouveau scrutin présidentiel redouté ».
Quant à Lg Infos, il croit en savoir davantage sur les raisons qui poussent le pouvoir d’Abidjan à rabrouer la CPI. « Les dessous d’un ‘’bras de fer’’ avec le régime d’Abidjan », titre le journal proche de Laurent Gbagbo. A en croire le quotidien, cette opposition entre la procureure de la cour basée à La Haye et le chef de l’État n’est que de façade. « Fatou Bensouda et Alassane Ouattara parlent, en réalité d’une même voix. Fatou Bensouda qui, à six mois des élections, a choisi de poursuivre des ‘’Ouattara ou rien’’ ne fait que préserver le trône de Ouattara issu de son groupe ethnique, puisque le rattrapage ethnique a désormais un caractère international », analyse le journal. Pour sa part, L’Expression estime « qu'en affirmant à Abobo que ''personne n'ira à la CPI'', le chef de l'État a mis davantage de pression sur la Justice ivoirienne qui devra connaître toutes les affaires liées à la crise post-électorale ».
KKB charge
Kouadio Konan Bertin (KKB) est de retour après un long séjour en Europe. Le candidat déclaré à la présidentielle de 2015 est revenu. Au cours d'une conférence de presse, l'ancien président des jeunes du PDCI a mis en garde le président ivoirien. « Rentré d'Europe/ KKB a déclaré hier : ''il va y avoir du mouvement'' », titre Soir Info en manchette. « Il n'a point atténué ses critiques corrosives contre le régime Ouattara. Kouadio Konan Bertin dit KKB, de retour d'une « tournée américaine et européenne » de plus d'un mois, était face à la presse, mercredi 15 avril 2015, dans ses bureaux aux Deux Plateaux. Comme il en a l'habitude, le candidat déclaré à la présidentielle de 2015 a envoyé des piques et des philippiques au chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara. Il a, pour ainsi dire, confirmé sa réputation de franc-tireur… KKB s'est montré pessimiste relativement à la transparence de la présidentielle de 2015 », écrit le quotidien. Dans le camp du président ivoirien, le temps est aux préparatifs de la Convention d'investiture RHDP. « Convention du RHDP : 1 million de personnes attendues », titre en manchette le quotidien. « De façon concrète, il a indiqué que seules quelques 50.000 personnes auront accès à l'intérieur du stade. Mais, les dispositions seront prises pour qu'en plusieurs endroits du Plateau les populations puissent suivre la cérémonie », explique le journal.