L'actualité nationale de ce mardi 14 avril 2015 est dominée par la réaction de la CPI, après la déclaration du chef de l'État, samedi dernier.
Ouattara-CPI, le désamour
C'est chaud entre la Cours Pénale Internationale (CPI) et le pouvoir d'Abidjan. Si pour le Président Ivoirien, il n'est plus important d'envoyer encore un ivoirien à la Haye, c'est tout à fait le contraire du côté CPI . La presse ivoirienne revient, en grande partie sur cette sitauation. "Après la sortie du Président, à Abobo, samedi dernier: La CPI répond sèchement à Ouattara", fait savoir Soir Info à sa Une. "La CPI est une institution purement judiciaire et poursuit ses activités en toute indépendance, conformément au Statut de Rome auquel la Côte d'Ivoire est partie. En tant qu'État partie au Statut de Rome, la Côte d'Ivoire a l'obligation de coopérer avec la CPI et de respecter le cadre légal de ses activités, c'est-à-dire le Statut de Rome, y compris en ce qui concerne les demandes de remise de suspects à la cour", déclare le journal. Pour sa part, Le Temps barre à sa Une: "Affaire personne n'ira à la Haye: La CPI répond à Ouattara: Vous avez l'obligation de coopérer". Aux dires du quotidien, la CPI continuera de juger ceux qui ont commis des crimes. En clair, ajoute le journal, le régime ivoirien ne doit pas se dérober à ses obligations vis-à-vis de la CPI. "Je vais vous garantir que personne ne sera épargné. En cette année, il faut s'attendre à ce que nous intensifions nôtre enquête sur les crimes commis dans le camp Ouattara", ressort le journal relativement aux propos de la procureure Fatou Bensouda, le jeudi 5 février 2015. "Devant les pressions de la CPI: Tout se gâte entre Ouattara et ses soutiens", titre LG Info à sa Une. "J'entends ici là des bêtises de justice des vainqueurs, est-ce qu'on a besoin d'une justice des vaincus? (..) Tout ceux qui ont commis des atrocités seront jugés et continueront d'être jugés quelles que soient les opinions nationales et internationales", a déclaré Ouattara.
Ouattara se prépare
Candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, Alassane Ouattara sera investi candidat unique du RHDP le 25 avril prochain. A quelques jours de cette cérémonie, l’équipe chargée d’organiser cette rencontre a été dévoilée. « RHDP/Investiture de Ouattara : voici le commando qui prépare la grand’messe du 25 avril », titre en manchette L’Expression. « La conférence des présidents du RHDP a désigné le ministre Bictogo Adama comme président du Comité d’organisation opérationnel de la Convention (…). Il est secondé dans sa tâche par Akossi Bendjo. Le maire du Plateau occupe le poste de vice-président du Comité d’organisation. Le comité scientifique sera tenu par le ministre Ahoua N’Doly (PDCI) et le Professeur Lemassou Fofana (RDR) », fait savoir le quotidien.
Pour sa part, Nord-Sud Quotidien fait savoir que ce comité d’organisation est déjà à pied- d’œuvre. « Investiture du candidat Ouattara : les préparatifs ont commencé », titre en manchette le quotidien. « Le comité d’organisation de la Convention d’investiture du candidat du RHDP est déjà en action. », écrit le quotidien qui ajoute qu’une réunion a eu lieu hier, à 17 heures entre les membres de ce comité.
Cette investiture de Ouattara et ce soutien du PDCI pourrait ne pas se faire comme voulu par Henri Konan Bédié, principal allié du président ivoirien. C’est ce que fait savoir L’Inter. « Pour soutenir Ouattara en 2015 : des chefs baoulé posent des conditions », livre à sa Une le journal. « Quelques poches de résistance à l’Appel de Daoukro en plein pays baoulé, fief du Pdci-Rda. L’idée, déjà relayée par une partie de la presse abidjanaise, est reprise par Jeune Afrique dans sa dernière édition. Plusieurs chefs traditionnels baoulés issus de la région de Yamoussoukro rechigneraient à soutenir Alassane Ouattara, futur candidat du Rhdp, dans la perspective de la présidentielle d’octobre. Ils auraient fait part « en coulisses » de leurs doutes quant à l’Appel de Daoukro, à travers lequel Henri Konan Bédié, chef du Pdci, demandait en septembre 2014, à ses partisans de faire bloc autour d’Alassane Ouattara pour 2015. Charles Konan Banny, ponte du Pdci, ne serait pas étranger à cette situation : l’ancien Premier ministre, originaire du pays baoulé, de Yamoussoukro de surcroît, se trouve au nombre des « irréductibles’’ », explique le journal.