La crise au FPI ainsi que les dernières révélations sur Blaise Compaoré sont les deux sujets de notre revue de presse. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Blaise se dévoile
Plusieurs mois après sa chute, Blaise Compaoré a donné des détails sur son départ du pouvoir. C'est du moins ce qu'indique le périodique La Lettre du Continent dont la dernière livraison est exploitée par L'Inter. « En exil à Abidjan : Compaoré parle de sa chute », titre le journal à sa Une. « Même s'il ne s'exprime ni en public, ni dans la presse pour ne pas embarrasser son hôte Alassane Ouattara, Blaise Compaoré ne s'interdit pas les réflexions politiques. Selon toujours la lettre du continent, le ''Beau Blaise'' aborde ces questions avec ses visiteurs dont les plus assidus sont le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro et son ex-conseiller spécial, le Mauritanien Mustapha Liman Chafi. Ces conversations, précise le bi-hebdomadaire français, évoqueraient les ''forces extérieures'' qui auraient précipité son départ de la présidence du Faso. Et, le nom de Salif Diallo, proche du président nigérien Mahamadou Issoufou, est régulièrement cité. «Ce dernier, ex-bras droit du Beau Blaise en rupture de ban, est perçu comme le cerveau et le principal instigateur des émeutes d'octobre», écrit la Lettre du continent », relate le quotidien.
Soir Info qui pour sa part, choisi de publier intégralement l'article fait savoir que l'ancien président du Faso « occupe une résidence huppée propriété du ministre Hamed Bakayoko ».
Affi maitre à bord, Sangaré conteste
La crise au sein du FPI a sans doute atteint des proportions plus importantes. Après la ''destitution'' d'Affi N'Guessan prononcée par des militants et cadres du parti, la justice ivoirienne a choisi de s'aligner, elle, aux côtés de l'ancien Premier ministre C'est ce qu'indique Le Patriote. « Crise au FPI : Affi frappe, Sangaré K.O », s'exclame le journal à sa Une. « Le feuilleton judiciaire relatif à ce qu'il est convenu d’appeler affaire Affi-Sangaré a pris fin. Pascal Affi N'Guessan demeure le président légal et statutaire du FPI. Hier, la justice ivoirienne a invalidé sa suspension à la tête dudit parti », informe le quotidien.
Cette décision semble ne pas ébranler plus que çà Sangaré Abou Dramane selon Le Temps. « Interdit de parler au nom du FPI/ Sangaré après le verdict : ''personne ne peut m'empêcher de rencontrer les militants », titre le journal qui informe qu'en dépit de cette décision, « plusieurs structures du parti se se sont remobilisées autour du président Sangaré ».
Quant à L'Inter, il fait savoir que d'autres anti-Affi ont été interpellés par la Police, hier. « Odette Lorougnon et des cadres gazés et interpellés », titre le quotidien. « Vendredi mouvementé au Front populaire ivoirien. La police a dispersé à coups de gaz lacrymogène des partisans du camp « Sangaré » venus observer un sit-in devant le siège du quotidien « Notre Voie » à la Riviera-Palmeraie. Parmi les manifestants, se trouvaient Marie-Odette Lorougnon, ex-député d’Attécoubé ainsi que quelques cadres et militants. Ils entendaient protester contre le fait d’avoir été empêchés d’installer une nouvelle direction à la tête de Notre Voie, l’organe de presse du Fpi. Cette nouvelle direction, avec le professeur Dédi Sery comme président de conseil d’administration et César Etou comme directeur général, avait été désignée par Abou Drahamane Sangaré, qui dispute à Pascal Affi N’guessan, le poste de président du parti », explique le journal.Proche d'Affi N'Guessan, Notre Voie estime que toutes ses actions sont la preuve de « l'échec total des frondeurs ».