La bataille pour la présidentielle 2015, la crise au FPI ainsi que les dernières nominations effectuées par Alassane Ouattara sont les sujets qui meublent notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
La crise s'intensifie au FPI
A mesure que les jours passent, la crise pour le contrôle du Front populaire ivoirien (FPI) gagne en intensité. Après le terrain politique, la lutte s'est déportée autour de Notre Voie, organe officiel du parti. Proche des opposants d'Affi N'Guessan, Le Temps informe que le journal du parti a de nouveaux dirigeants. « Changement au journal Notre Voie : le FPI propose un nouveau Conseil d'administration », titre en manchette le journal qui fait savoir que « le Conseil d'administration nommé par l'ancien président du FPI, sans passer par une AG des actionnaires est dissous (…). Le nouveau Conseil d'administration informe M. Abdoulaye Villard Sanogo quie M. Lahoua Souanga Etienne dit César Etou est nommé nouveau DG de La Refondation-SA ». Quant à Notre Voie, il se prononce sur cette décision en montrant que le journal est toujours contrôlé par les proches d'Affi N'Guessan. « Crise au FPI : les frondeurs s'attaquent à Notre Voie », barre le journal à sa Une. « Les travailleurs qui sont restés à la tâche gardent toute leur sérénité et sont déterminés à faire en sorte que leur lieu de travail ne soit pas transformé en champ de bataille politique », commente le quotidien. De son côté, Soir Info met l'accent sur l'implosion au sein du parti que le journal estime consacrée. « Le camp Affi peut se targuer de sa légalité face au pouvoir qui ne le reconnait comme seul interlocuteur. Cette légalité lui ouvre des portes au niveau de certaines chancelleries. Affi peut par ailleurs compter sur le soutien de certains barons et non des moindres, dont Marcel Gossio, Voho Sahi Alphonse, Amani N’guessan Michel et autres Agnès Monnet. Aujourd’hui, l’implosion du parti semble être un fait définitivement acquis. De quel côté seront la légitimité et la légalité ? Les congrès annoncés par les deux tendances et la position du ministère de l’intérieur devraient situés les uns et les autres », écrit le quotidien.
Ça chauffe pour la présidentielle
La présidentielle en Côte d'Ivoire est prévue pour octobre prochain. A quelques mois de cette date, le débat se trouve actuellement autour de l'Appel de Daoukro lancé par Henri Konan Bédié. Quasiment muet sur la question, Anaky Kobena, président du Mouvement des forces d'avenir (MFA) devrait se prononcer sur le sujet, indique Soir Info. « Ça bouge dans le parti d'Anaky. Sauf revirement de dernière minute, le président du Mouvement des Forces d'Avenir va faire connaître officiellement sa positioin s'agissant de l'Appel de Daoukro ». Quant à Le Patriote, il estime que l'élection présidentielle est déjà pliée. Ébanny, Essy, KKB, Koulibaly... : Ils seront tous K.O, au 1er tour », titre à sa Une le journal. « A vrai dire, la candidature des challengers du président Alassane Ouattara est plus motivée par des ressentiments et des considérations personnelles que par une volonté réelle d'apporter le bien-être aux Ivoiriens. C'est la raison pour laquelle il leur sera difficile de convaincre la majorité des Ivoirien à voter en leur faveur », estime le quotidien. Pour sa part, L'Inter croit savoir que Charles Konan Banny détient une arme sûre contre le président ivoirien. « Avant la présidentielle 2015 : voici la nouvelle bombe de Banny », titre le journal. Selon le quotidien, « Charles Konan Banny entend axer sa campagne, apprend-t-on, sur la nécessité de rendre justice à toutes les victimes (…). En effet, selon des confidences d'un de ses proches collaborateurs, les dernières auditions des victimes constituent une arme secrète que Banny garderait jalousement ».Outre ces faits, les journaux ivoiriens reviennent également sur les nominations de Seydou Diarra et Mgr Ahouanan, respectivement à la tête de la Haute autorité pour la bonne gouvernance et de la CONARIV. A en croire un communiqué de la présidence de la République, l'Archevêque de Bouaké aura notamment pour mission de coordonner la question de l'indemnisation des victimes des crises ivoiriennes.