La crise au FPI ainsi que la question des procès en Côte d'Ivoire sont les deux sujets majeurs de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Affi au Mali
Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI) semble bien décidé à renforcer ses soutiens dans la crise qui secoue son parti. A en croire Notre Voie, l'ancien Premier ministre a quitté le pays hier. « offensive diplomatique du FPI : Affi depuis hier à Bamako », barre le journal à sa Une. « La récréation est véritablement terminée au FPI. Depuis hier, Pascal Affi N'Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), est à Bamako, la capitale malienne (…). Le président du FPI n'a pas voulu faire du bruit autour de cette tournée sous-régionale, qui est en fait sa première sortie du pays depuis sa sortie de prison en août 2013. Ce déplacement n'a fait l'objet d'aucun communiqué de presse », fait savoir le quotidien.
Les agissements de l'ancien Premier ministre ivoirien ne seront plus tolérés par ces opposants. C'est du moins ce qu' a indiqué Laurent Akoun selon Soir Info. « Crise au FPI : les pro-Sangaré ont fait une sévère mise e'n garde, hier », écrit en manchette le quotidien. Laurent Akoun a notamment dénoncé l'implication de la Justice dans les affaires du parti fondé par Laurent Gbagbo. « Au cours de la conférence de presse qu'il a pu animer, finalement, Laurent Akoun a dénoncé « les ingérences intempestives du pouvoir dans le fonctionnement du Fpi ». « Le Fpi demande solennellement à la justice d'arrêter de prendre parti dans le débat interne au parti, de ne pas exprimer de préférence subjective et de dire le droit. On ne peut être dirigeant d'un parti politique, piétiner ses règles statutaires, bloquer le fonctionnement, récuser les décisions des instances compétentes prises de façon majoritaire, et s'en tirer à bon compte parce qu'on a des « amis sûrs » au sein du pouvoir et des tribunaux !'' », a-t-il indiqué.
Quant à L'Expression, il revient sur une rencontre des pro-Sangaré qui a été empêchée hier. « La police chasse Sangaré et les frondeurs », barre à sa Une le journal qui écrit qu'au cours de cette réunion, « il s'agissait pour le président des dissidents de présenter son Secrétariat général ».
Le cas Simone Gbagbo fait débat
Jugée et condamnée en Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo intéresse toujours la CPI. L'Inter qui publie un dossier sur le sujet fait savoir que, « Ce verdict ne change rien à la situation de Simone Gbagbo vis-à-vis de la CPI, puisque celle-ci la poursuit pour des crimes [notamment contre l'humanité] qui ne sont pas ceux pour lesquels elle vient d'être condamnée, explique Pascal Turlan, conseiller au bureau de la procureure de la CPI. La Côte d'Ivoire doit donc toujours remettre Mme Gbagbo à la CPI, en vertu de la décision de la chambre préliminaire de la Cour.» Réplique de JeanPaul Benoit, avocat de l'État ivoirien, qui a fait appel de cette décision en arguant que la Côte d'Ivoire était en mesure de juger l'accusée ».
Sur la question des procès, Nord-Sud Quotidien revient sur celui des militaires acquittés récemment dans la procédure liée aux tueries à Abobo. « Le procès bâclé, les victimes en colère », titre le journal. « Il ne faut pas avoir peur des mots. L'instruction des dossiers des prévenus militaires impliqués dans la crise post-électorale a été bâclée », commente le quotidien.