La situation de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) ainsi que la crise au Front populaire ivoirien (FPI) sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Crise au FPI
La guéguerre entre Affi N'guessan et ses adversaires s'enlise au Front Populaire Ivoirien (FPI). Affi N'guessan, le président contesté du parti, a saisi la justice contre ses adversaires. L'inter livre en Co-Une « Affi traduit Akoun, Oulaye, Koua en justice ». Une information que le quotidien tient de la confidences d'un avocat. « Hier jeudi, l'ancien Premier ministre a assigné en justice cinq personnalités de son parti : Laurent Akoun, Hubert Oulaye, Alphonse Douaty, Justin Koua et Oro Hubert. Les concernés ont reçu leurs convocations et devraient comparaître le jeudi 26 mars, à 8h30, devant le tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau » rapporte le quotidien.
Lg infos écrit sur le sujet : « Après sa suspension, Affi saisit à nouveau le tribunal. Akoun Douati, Oulaye, Koua devant la justice ». Le journal écrit dans ses colonnes « Pari osé pour le président déchu ! Lg Infos a, en effet , appris hier en fin d'après-midi auprès d'une source judiciaire que Affi N'guessan aurait engagé une procédure judiciaire contre les dirigeants du Front Populaire Ivoirien. Le natif de Bongouanou converti ''interlocuteur du FPI avec gouvernement'', qui a certainement suivi les ''conseils avisés'' de ses nouveaux amis du pouvoir, a osé rééditer l'exploit de décembre 2014, en assignat en justice Laurent Akoun , Alphonse Douati, Hubert Oulaye, Justin Koua et Hubert Oro ».
Quant à L'Expression, il titre à la Une « Bicéphalisme au FPI : Affi met fin à la provocation ». Le journal écrit alors : « Le Front Populaire est encore dans le temple de Thémis.....Pascal Affi N'guessan vient d'assigner en justice Akoun Laurent, Douaty Alphonse, Hubert Oulaye, Justin Koua et Hubert Oro pour avoir organisé un ''comité central extraordinaire'' le jeudi 5 mars. Ce comité central qui a prétendu démettre Affi N'guessan au profit d'Abou Drahamane Sangaré, avait également bénéficié de l'aval du comité de contrôle de l'ancien parti au pouvoir ».
Or, à en croire Le Temps, après ledit comité central « les démissions en cascade dans le camp Affi » pleuvent. Après Abou Sangolobé qui a dit non à sa nomination par Affi N'guessan au secrétariat général, Dibo Vincent aussi a rejeté l'appel. « Ja'i vu mon nom sur la liste des nouveaux membres du Secrétariat général du FPI en qualité de secrétaire national chargé de la Politique du commerce. Je suis surpris par cette nomination, car à aucun moment, je n'ai donné mon accord pour faire partie de cette instance du parti. Par conséquent, je vous prie de prendre acte du présent démenti », a écrit Dibo Vincent.
La liberté refusée à Gbagbo
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a vu la Cour pénale internationale (CPI) refuser de lui accorder la liberté provisoire ce, pour la 8è fois. Soir Info qui revient sur la question en donne les détails. « Depuis hier à La Haye : la CPI livre les dessous de sa crainte de Gbagbo », titre à sa Une le quotidien. A en croire le journal, « Dans son communiqué, Geoffrey Henderson a mis en avant la volonté de certains cadres du Fpi de faire du prisonnier de La Haye leur candidat à la prochaine élection présidentielle en Côte d'Ivoire. « L'Accusation a fourni à la Chambre un rapport des activités actuelles du Fpi et de ses membres. Selon l'Accusation, le Fpi a récemment subi un schisme au sein de ses rangs entre un groupe toujours fidèle à Laurent Gbagbo et un autre favorable à la participation à la vie politique et à la réconciliation. En outre, le groupe des pro-Gbagbo a fait part, publiquement, de sa volonté de présenter M. Gbagbo en tant que candidat du Fpi à la prochaine élection présidentielle ivoirienne. Le Procureur soutient que ces faits démontrent le niveau d'influence que M. Gbagbo a sur la Côte d'Ivoire et son impact potentiel sur les prochaines élections », écrit le juge qui ne manque pas d'exprimer son accord avec cette analyse faite par les services de Fatou Bensouda », relate le quotidien.
Cet argument, Notre Voie le brandit également mais, en le mêlant à la crise qui secoue le FPI. « Cour pénale internationale : quand les frondeurs enfoncent Gbagbo », peut-on lire à la Une du journal. « Ceux qui ont impliqué le nom du président Laurent Gbagbo dans les débats internes au FPI ne lui ont assurément pas rendu service. Hier encore, la CPI s'est saisie de leurs déclarations comme un argument supplémentaire pour lui refuser la liberté provisoire », commente le quotidien.
A contrario, Le Temps, estime que cette excuse n'est point justifiée. Le journal estime qu'en « refusant la liberté provisoire à Laurent Gbagbo parce qu'il est populaire », la CPI « se ridiculise ».