La condamnation des proches de Laurent Gbagbo est le sujet phare de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Après les condamnations, les réactions
Le procès en Assises des proches de Laurent Gbagbo continue d'occuper le haut de l'actualité ivoirienne. Après les différents verdicts, place est désormais faite aux réactions. Dans ce sens, Soir Info accorde la Une du jour à la fille de l'ex-Première Dame. « Procès des pro-Gbagbo : après la condamnation de sa mère : la fille de Simone Gbagbo se déchaine », barre le journal. Marie-Antoinette Singleton a notamment fustigé le caractère partial de la Justice. « Le processus était déjà bancal avec les poursuites et les arrestations d'un seul côté. Le camp Ouattara n'a jamais été inquiété de quoi que ce soit. Personne n'a jamais été arrêté ni poursuivi alors que, malheureusement, la crise en Côte d'Ivoire a commencé bien avant 2002 par ces rebelles, les gars de Ouattara et (...). Mais jusque-là, rien n'a été fait pour les arrêter et rétablir la justice. Bien évidemment, on ne peut pas parler de réconciliation et de Justice dans un cadre pareil », a-t-elle déclaré.Plus offensif à l'endroit des autorités judiciaires, Le Temps. « Procès des pro-Gbagbo : le verdict de la honte », titre le journal. « Après plus de trois mois d'enquête véritablement bâclée, le régime Ouattara, via une justice aux ordres , a fini par mettre au grand jour sa profonde et réelle pensée à l'égard des Ivoiriens qui ont osé s'opposer au regard de la Constitution à son imposture. En vérité, le régime Ouattara, vu le verdict nourrissait une véritable haine viscérale contre les partisans du président Laurent Gbagbo », commente le quotidien.Notre Voie pour sa part, juge l'impact de ce verdict sur le processus de réconciliation nationale. « La décision qui tue la réconciliation », souligne à sa Une le quotidien.
Plus de 900 milliards de dommages et intérêts
Outre les condamnations pénales, Simone Gbagbo et les autres doivent également faire face à une sanction pécuniaire. C'est ce qu'indique Fraternité Matin. « Après la sanction pénale, la condamnation pécuniaire/ pro-Gbagbo : 950 milliards de Fcfa à payer à l'Etat », barre à sa Une le journal gouvernemental. « Statuant sur la demande de répération civile des dégâts matériels estimés à 2000 milliards de Fcfa par la partie civile, la Cour a revue cette prétention à la baisse. Solidairement, les accusés vont payer à l'Etat de Côte d'Ivoire la somme de 950 milliards à titre de dommages et intérêts », informe le quotidien.
Toutes ces condamnations, les proches du président ivoirien Alassane Ouattara les trouvent amplement justifiées. Le Patriote qui titre en manchette : « Pourquoi la Justice a frappé fort ». Selon le quotidien, « en cour d'Assises, deux choses comptent principalement dans la recherche de la vérité : les preuves matérielles ou les aveux des accusés. Simone Gbagbo, Dogbo et Vagba Faussignaux étaient poursuivis (…). Interrogés tout au long du procès, les accusés à travers leurs propos n'ont fait que confirmer ce qui leur est reproché ».