L'élection présidentielle de 2015 ainsi que la crise au FPI sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Ouattara parle de l'article 35
Présenter comme la raison de son inéligibilité à la prochaine élection présidentielle, l'Article 35 de la Constitution a été évoqué par le président ivoirien, Alassane Ouattara lors de sa conférence de presse de cloture au terme de sa visite d'Etat. « Présidentielle 2015/ Le chef de l'Etat catégorique : ''pas question de toucher à l'Article 35'' », barre le journal à sa Une. « Il n’y a aucune raison de modifier l’article 35. Je crois qu’il faut laisser le Conseil constitutionnel et la Commission électorale indépendante (Cei) faire leur travail. Je considère, par contre, qu’il y a des modifications à apporter à l’article 35 qui sont de facto applicables, et qui ont déjà été utilisés pour les élections de 2010. On aurait pu faire le nettoyage en faisant un référendum. Mais un référendum, c’est coûteux. Mais en droit, on dit qu’il y a ce qu’on appelle la jurisprudence, donc ce qui a été fait en 2010 à valeur de jurisprudence », a expliqué le numéro 1 ivoirien. Cette sortie d'Alassane Ouattara, Le Temps l'assimile à une fuite en avant. « Présidentielle de 2015/ Coincé : Ouattara s'accroche au décret de Gbagbo », écrit en manchette le journal. « Ouattara a animé une conférence de presse. Au cours de laquelle, il a avoué qu'il va s'accrocher à la décision prise par le président Gbagbo en 2010 pour faire de lui un candidat exceptionnel (…).En clair, c'est un passage en force qui ne dit pas son nom que Ouattara va faire en octobre 2012 », fait savoir le quotidien. Pour sa part, Soir Info revient sur la succession d'Alassane Ouattara évoquée par le président lui-même. « A la clôture de sa visite d'Etat : Ouattara évoque sa succession », titre en manchette le quotidien. « Moi, je suis pour l’appel de Daoukro, je l’ai indiqué publiquement (…). Les questions de personnes ne m’intéressent pas parce que je veux vraiment les meilleurs pour la Côte d’Ivoire et les meilleurs pour me succéder. Rassurez vous, je ne m’accrocherai pas au pouvoir. Je peux faire autre chose et je l’ai déjà démontré. Donc voici pour l’alternance 2020 », a expliqué le Numéro 1 ivoirien.
Affi riposte
Son éviction de la présidence du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan ne l'accepte point. Il l'a indiqué lors d'une conférence de presse qu'il a animée le samedi dernier à l'issue d'une réunion du Comité central. C'est que fait savoir L'Inter. « Crise au FPI/ Affi au frondeurs : ''j'irai voir Gbagbo'' », titre en manchette le quotidien. « Je vais faire le voyage à La Haye. Dès la semaine prochaine, puisque je n’ai pratiquement plus de document administratif, je vais commencer par m’établir des documents, ensuite, engager la procédure l se trouve que ce voyage va se situer dans un contexte où le Fpi est confronté à des dissensions. Donc, j’en profiterai pour en parler avec lui, mais surtout pour lui faire le point de la situation dans le pays et à l’intérieur du parti; pour lui faire le point de la stratégie que j’ai adoptée pour, à la fois, restaurer le parti et trouver les voies et moyens pour contribuer à sa libération (…). Je lui dirai comment certains camarades instrumentalisent son nom pour tenter de mener le combat par rapport au congrès prochain », a déclaré Affi N'Guessan selon le journal. De son côté, L'Expression met en avant la menace brandie par Affi N'Guessan. « Crise au FPI/ Affi aux putschistes : ''je demeure à la barre'' », titre le quotidien en manchette. « Le président Affi demeure toujours à la barre. La suspension du président Affi est sans fondement puisqu'elle ne repose sur aucun texte'', a martelé le successeur de Laurent Gbagbo à la tête du ''Front'' », relate le journal. Du côté des opposants à Affi N'Guessan, l'on a déjà tourné la page de l'ancien Premier ministre. « FPI/ Après la suspension d'Affi N'Guessan : Soutien total à Sangaré ! », s'exclame le journal à sa Une. Le quotidien fait notamment état d'un soutien prononcé de la JFPI version Dahi Nestor et des militants de la diaspora à l'ancien ministre des Affaires étrangères.