Situation socio-politique

Malgré sa défense, Simone pas encore à l'abri. Ouattara et Bédié non plus

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Revue de presse

Bonjour amis internautes et bienvenue à notre revue de presse de ce vendredi 27 février 2015. La présidentielle de 2015 et sa polémique, surtout avec la situation au PDCI, ainsi que le procès des pro-Gbagbo sont les sujets de notre numéro du jour. Bonne lecture à tous !

Ouattara dans de sales draps

Le Nouveau Courrier écrit : « A moins d'un an de la présidentielle : les gros soucis de Ouattara ». Le quotidien parle des sujets qui fâchent Ouattara. Ces sujets ont été mis à nu par l'Ong Amnesty international. Il s'agit du désarmement des ex-combattants, de la réforme bâclée de la Commission électorale indépendante, l'absence de poursuites contre les auteurs de nombreux crimes commis dans l'ouest notamment les tueries du camp de déplacés de Nahibly à Duékoué, etc. Egalement la question de l'éligibilité du chef de l'État. A en croire le quotidien, l'Ong international affirme le régime Ouattara n'a pas fait avancer les débats sur ces sujets par son immobilisme.

Sur la question de l'éligibilité de Ouattara, le Quotidien d'Abidjan a rediffusé « Ce que Tia Koné a toujours reproché à Ouattara ». Il s'agit de son arrêt n°001-2000 du 6 octobre 2000 relatif à l'examen du dossier de candidature de Ouattara à la présidentielle de 2000. Dans sa décision, l'ex-président de la Cour suprême a déclaré, au vu des éléments constitutifs du dossier, que « considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le candidat Alassane Ouattara ne réunit pas toutes les exigences légales pour être candidat à l'élection présidentielle 2000, et qu'en conséquence il importe de ne pas faire figurer ses noms et prénoms sur la liste définitive des candidats à ladite élection. ».

La présidentielle de 2015, Mamadou Coulibaly, président de Lider, et d'autres partis d'opposition unis dans la coalition la ''3e voie'' croient que Ouattara ne veut pas l'organiser. « Théoriquement, et selon la loi, 6 mois avant les élections, nous devons avoir la liste électorale. Je ne suis pas sûr que nous soyons capables en deux mois de tout boucler. Six mois avant, on a pas le droit de toucher au dispositif électoral... On a bien l'impression que le Président Ouattara ne veut pas faire des élections en octobre 2015 », a déclaré Mamadou Koulibaly. Au terme de son argumentaire, il dira que, « les élections d'octobre 2015, c'est foutu. Alassane ne voulait y aller. Si c'est pour déboucher sur la crise, vaut mieux ne pas y aller. » C'est pourquoi Soir Info a titré : « Mamadou Koulibaly : les élections de 2015, c'est foutu »

Simone Gbagbo pas toujours à l'abri

L'Abbé Norbert Abekan s'est prononcé à propos du procès des pro-Gbagbo qui se tiennent devant la Cour d'assise. « Si les pro-Gbagbo sont libérés... », affiche à la Une Nord-Sud Quotidien. En fait, le serviteur de Dieu les met en garde sur un certain comportement que doivent éviter les proches de l'ex-président. « Que ceux qui seront libérés ne se moquent pas non plus en proclamant qu'ils ont été relâchés parce qu'ils n'ont rien fait. Qu'on ne tienne plus ce type de discours si on aime son pays. La sagesse recommande de dire plutôt merci monsieur le Président, vous nous donner cette chance de repartir sur de nouvelles bases. Nous devons aller ensemble de l'avant », a dit Abekan.

Pour Me Dadjé Rodrigue, avocat de Simone Gbagbo, « Mme Gbagbo sera acquittée... ! », fait savoir Le Temps à sa Une. Convaincu que sa cliente s'est bien défendue devant les juges, Me Dadjé dit « fort de cela, je dis et je le répète, si la Cour ne subit pas de pressions politiques au moment de son délibéré, Mme Gbagbo sera acquittée pour toutes les infractions pour lesquelles elle est poursuivie ».

Du côté de la Cour Pénale Internationale (Cpi), L'inter écrit que « Simone Gbagbo encore réclamée à la Haye ». C'est que le Bureau des victimes de la Cpi relève que les arguments de la Côte d'Ivoire, pour ne pas livrer Simone, ne tiennent pas du tout. Le Bureau a indiqué « qu'aucune erreur de droit ou de fait ne ressort des deux moyens d'appel allégués par la République de Côte d'Ivoire et que par conséquent, l'appel doit être rejeté dans son intégralité. ».

Les ''irréductibles'' chargent

Candidats à l'élection présidentielle de 2015, ''les irréductibles'' du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Essy Amara, Charles Konan Banny, KKB et Kablan Brou Jérôme étaient face à la presse hier. A cette occasion, les cadres du ''vieux parti'' n'ont pas chaussé de gants pour critiquer les actions d'Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. C'est ce qu'indique Soir Info. « Depuis l'Hôtel Ivoire, hier : Essy, Banny, KKB... déclarent la guerre totale à Ouattara et Bédié », titre à sa Une le journal. « Malgré leur voilà leur volonté exprimée de ne parler que du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Charles Konan Banny, Essy Amara, KKB, Kablan Brou Jérôme, candidats déclarés à la présidentielle de 2015 n'ont pu se soustraire à un commentaire sur leur principal rival, Alassane Ouattara. Et, le moins qu'on puisse dire est qu'à l'occasion de la conférence de presse , commune qu'ils ont animée, le jeudi 26 janvier 2015 à Cocody, ceux qu'on appelles les ''4 irréductibles'' n'y sont pas allés de main morte pour parler du chef de l'Etat ».

Quant à Notre Voie, il met en avant la volonté exprimée par le quatuor de ne point être taxé de ''candidats indépendants''. « Banny, Essy, KKB et Kablan défient Bédié : ''nous sommes les candidats du PDCI », écrit le quotidien. « Nous avons battu campagne pour des gens qui n'en valent pas la peine. Maintenant, il faut laisser le RHDP. Nous n'allons pas assister aux funérailles de notre parti. On ne peut pas échouer dans nos initiatives actuelles », a déclaré Kablan Brou, l'un des 4 candidats.

De son côté, Le Patriote voit en cette sortie des 4 candidats déclarés une véritable fuite en avant. « Les irréductibles fuient le congrès et crient au complot », livre à sa Une le quotidien. « Les conférenciers après avoir jeté l'éponge, ont versé dans l'injure et la négation. Et, c'est le député RHDP de Port-Bouet, Kouadio Konan Bertin qui a ouvert le bal des invectives en s'en prenant au président du PDCI et au président de la République, Alassane Ouattara », commente le journal.

Du côté des proches d'Henri Konan Bédié, l'on minimise cette décision des 4 cadres du PDCI de ne pas participer au Congrès. C'est Fraternité Matin qui le fait savoir en livrant les propos de Kobenan Adjoumani. « C'est votre droit ! », titre en manchette le quotidien gouvernemental. « C'est leur droit de ne pas venir à ce Congrès extraordinaire. Sans eux, nous allons tenir ce Congrès », a déclaré le porte-parole du PDCI.

César DJEDJE MEL
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