La crise au sein du FPI ainsi que la prochaine élection présidentielle sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Affi se dévoile
Dire sa part de vérité sur la crise qui secoue le Front populaire ivoirien (FPI), c'est à cet exercice que s'est livré Pascal Affi N'Guessan, président de cette formation politique tout au long de la journée d'hier. Face à des jeunes militants de son parti, l'ex-Premier ministre, selon L'Inter, est revenu sur les obsèques de la mère de Laurent Gbagbo. « Obsèques de Gado Marguerite ; Affi révèle : ''j'ai frôlé la mort'' », titre en manchette le journal. « L'ex-Premier ministre a également saisi l’occasion pour faire des révélations sur son ''agression'' aux obsèques de Gado Marguerite, la mère de Laurent Gbagbo, inhumée, le samedi 7 février, à Blouzon, dans la sous-préfecture de Gagnoa. S'exprimant sur ce sujet pour la première fois en public, Affi indique avoir frôlé la mort à cause de « la méchanceté » de ses adversaires. ''A la mort de notre mère à tous, en tant que président du Fpi, j'avais le devoir d'être présent à toutes les étapes. Normalement, quand il y a un décès, tous les enfants du défunt ont le devoir de se retrouver. Mais, aux obsèques de la mère de Laurent Gbagbo, mes adversaires ont exprimé leur méchanceté. Non seulement ils m'ont fait des difficultés à Yopougon mais surtout à Gagnoa, ils ont fait tout ce qu'il faut pour me créer des problèmes. J'ai frôlé la mort'', a-t-il révélé, dans un silence de cathédrale », écrit le journal. Egalement invité par le quotidien Fraternité Matin pour s'exprimer sur cette crise, le président de l'ancien parti au pouvoir a invité ses camarades de parti à négocier avec le pouvoir ivoirien. « Affi N'Guessan à ses détracteurs : ''ce n'est pas la guerre qu'on réconcilie mais par le dialogue'' », titre en manchette le quotidien. « Il (Pascal Affi N'Guessan) dit s'inscrire dans une dynamique de réconciliation qui implique le dialogue et la conciliation. Ainsi, pour l'ex-Premier ministre de Gbagbo qui se targue d'être ''un homme politique moderne'', ''quand on a de l'ambition pour son pays, on n'entre pas dans la compromission mais on agit dans l'intérêt du pays'' », écrit le quotidien gouvernemental.De son côté, Le Temps revient sur la candidature de Laurent Gbagbo, principal source de cette crise. « Depuis La Haye/ Gbagbo à Ago Marthe : ''Vas dire à Affi que je suis candidat'' », titre le quotidien. « Il m'a réexpliqué pourquoi il a accepté la candidature que les fédéraux lui ont proposée tel qu'il a déjà exprimé dans son courrier signé de sa main par devant notaire. Il m'a réaffirmé qu'il est candidat parce qu'Affi est en train de faire dévier le FPI de son objet », a déclaré l'ex-vice présidente de l'Assemblée nationale.
La tension monte au PDCI
A quelques jours de son Congrès extraordinaire, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) est toujours aussi divisé sur la question de la participation à l'élection présidentielle de 2015. Les 4 candiats déclarés issus de cette formation politique seront face à la presse ce jeudi pour exprimer leur position. « Banny, Essy, KKB, Brou face à la presse ce matin : les irréductibles vont-ils se ''suicider'' ? », barre à sa Une le journal. « Selon certaines sources, en dépit des assurances données par le médiateur Lambert Kouassi Konan, Charles Konan Banny et les autres trouveront à redire sur l'organisation pour finalement annoncer qu'ils ne seront pas présents au Congrès du samedi 28 févier prochain », informe le journal. Sur ce Congrès, L'Inter pense pour sa part qu'Henri Konan Bédié est parvenu à faire déjouer ses adversaires. « Congrès du PDCI-RDA : Bédié piège Banny Essy et KKB », informe en manchette le quotidien. A en croire le journal, « C’est une situation embarrassante que celle dans laquelle se trouvent les opposants internes à Henri Konan Bédié, farouches adversaires à « l’Appel de Daoukro ». Leur présence aussi bien que leur absence à la grand-messe de ce samedi appellera immanquablement des commentaires de la part de leurs rivaux (…). Problème pour le groupe des « 4 » : le « Oui » l’a massivement emporté lors d’un vote dans les délégations départementales Pdci, le 21 février dernier ; le rendez-vous de ce 28 février ne devenant qu’une…formalité. S’ils étaient présents dans la salle, après-demain, les « irréductibles »- terme utilisé par Henri Konan Bédié pour désigner les opposants à l’appel de Daoukro- seraient forcément gênés aux entournures ».