Amis internautes, heureux de vous retrouver ce mercredi 25 février 2015 pour notre revue de presse. Trois sujets dans notre numéro du jour. Le séminaire gouvernemental, la situation au sein des partis politiques et le procès des pro-Gbagbo. Bonne lecture à tous !
Crise au FPI
La crise au sein du Front Populaire Ivoirien (FPI) continue d'alimenter les commentaires au sein de la presse ivoirienne. Sur la question, L'Expression croit détenir un document qui pourrait mettre à nu les plans des opposants d'Affi N'Guessan. « Crise au sommet du FPI : voici le document qui trahit les pro-Gbagbo », livre le journal à sa Une. Le quotidien qui publie 6 pages tirées d'un document frappé du sceau ''confidentiel'' indique que selon ce plan, « l'objectif global demeure : se doter d'instruments efficaces pour la libération du président Laurent Gbagbo et la reconquête démocratique du pouvoir d'Etat ».
« Pour ce faire, les frondeurs projettent ''une série de 17 actions incluses dans deux axes stratégiques'' », ajoute le quotidien. De son côté, L'Inter livre le commentaire d'Agoh Marthe, ex-vice présidente de l'Assemblée nationale et proche de Laurent Gbagbo sur la crise au sein du parti. « Après sa rencontre avec Gbagbo : Agoh Marthe ''déshabille'' Affi », livre le journal à sa Une. « Affi N'Guessan n'a pas de base sinon il aurait convoqué le Congrès. Les militants veulent que le parti reste tel qu'il est. Parce qu'il ne s'agit pas d'un courant. Affi veut dévier le FPI de son objet qui fait son existence », a-t-elle critiqué l'action du président du FPI. Le parti de Laurent Gbagbo n'est pas le seul touché par des secousses internes. Le PDCI est également divisé notamment, sur la question de la participation à la prochaine présidentielle. C'est ce que fait savoir Soir Info. « Situation politique : Banny, Essy, KKB et Brou Jérôme préparent quelque chose », titre en manchette le journal.
« Une conférence de presse, le jeudi 26 février 2015, pour donner leur position sur diverses questions d'actualités, c'est qu'on décidé Essy Amara, Charles Konan Banny, Kablan Brou Jérôme et Kouadio Konan Bertin dit KKB, candidats déclarés à la prochaine présidentielle », renseigne le quotidien. Quant à Le Patriote, il s'intéresse à cette présidentielle avec notamment, la question de l'éligibilité du président ivoirien qui continue de susciter des débats. « Affaire ''Ouattara veut modifier la Constitution en cachette'' : rien que de l'intox ! », s'exclame le journal à sa Une. « Contrairement à ce qui a été écrit, le président de la République n'a pas saisi l'Assemblée nationale pour la modification de l'article 35 de la Constitution », assure le quotidien.
Les grandes décisions du gouvernement
Le gouvernement ivoirien a tenu, mardi 24 février, un séminaire présidé par le chef de l'État Alassane Ouattara, au cours duquel de grandes décisions ont été prises. Fraternité Matin relève « la consigne du président Ouattara pour 2015 ». C'est « faire ressentir davantage les retombées de la forte croissance économique ». Le chef de l'État a fait savoir à l'équipe gouvernementale que « notre objectif pour cette année 2015 est de faire en sorte que nos compatriotes ressentent davantage les retombées de la croissance économique ». Avant, Alassane Ouattara a indiqué « je note avec satisfaction que 2014 a été marquée par la poursuite de nos efforts en faveur de la lutte contre la pauvreté... »
Au sujet de la présidentielle de 2015, le Président de la République a également donné des consignes au chef du gouvernement, à en croire Nord-Sud Quotidien qui parle des « consignes de Ouattara à Duncan ». Au Premier ministre, Ouattara a dit : « Ce gouvernement a un peu plus de deux ans d'existence. C'est un gouvernement qui est totalement solidaire et je m'en félicite. Et bien que ce soit une électorale, je vous recommande monsieur le Premier ministre de garder le cap et de faire en sorte que cette cohésion puisse se maintenir pour permettre de traverser la période électorale sans heurt ».
Le Patriote aussi parle du séminaire en indiquant que Ouattara a demandé plus d'efforts. « Je vous demande de faire plus d'efforts pour que le maximum de nos compatriotes puissent bénéficier de la croissance économique du pays », a voulu le Président ivoirien.
Le procès de Simone Gbagbo
Deux jours après son passage devant la Cour d'assises, le procès de Simone fait encore la Une des journaux. « Comment Mme Gbagbo a dérouté les avocats de Ouattara », barre à la Une Le Temps. Pour l'ex-Première Dame « tous ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et qui la maintiennent dans l'esclavage, ce sont eux le diable. Celui qui se reconnaît la-dedans, tant mieux ». Car pour elle, « c'est celui qui attaque qui est dans une logique insurrectionnelle ». Au sujet de la création d'une monnaie ivoirienne dont elle a fait appel, assimilé à un plan de déstabilisation du pouvoir Ouattara, Simone Gbagbo a fait savoir que « C'est une idée qu'on entend partout à la veille des élections. En quoi débattre de la monnaie va viser à déstabiliser Ouattara. La monnaie, c'est un vieux débat. Je crois que les intellectuels ivoiriens et africains, se doivent de discuter de la souveraineté de nos pays ».
Lg Infos affirme par ses « vérités crues sur les élections de 2010 :Simone Gbagbo pique là où ça fait mal ». « Je vous le dis encore ici, monsieur Alassane Ouattara n'a jamais gagné d'élection en Côte d'Ivoire. Demain et après, on va écrire ça dans l'histoire de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara n'a jamais gagné... Monsieur Alassane Ouattara est président de la République, c'est un état de fait, je dis bien un état de fait. Mais Alassane Ouattara n'a jamais gagné une élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Personne ne pourra déformer l'histoire si récente de la Côte d'Ivoire », a déclaré Simone.
Pour sa part, Notre Voie titre que « des témoins ridicules » étaient face à l'ex-Première Dame. « Des faux témoins mentent et se ridiculisent ». Citant le témoignage d'Issa Bakoum. Ce dernier prétend avoir vu, depuis sa maison, Simone Gbagbo dans un cortège d'au moins huit véhicule de 4X4 de type Dakota, en lunettes noires débarquer en pleine journée (16h) des caisses d'armes dans une église méthodiste, à Abobo, non loin du village SOS. De sa cachette, il parvient à identifier les armes contenues dans les caisses comme étant des kalachnikovs. Ces armes auraient été réceptionnées par ''le prêtre'' (sic) d' église méthodiste... », écrit le journal.
Dans tous les cas, Le Sursaut affirme que « Simone Gbagbo est en route pour la CPI ». Il affirme que « les faits reprochés à Simone Gbagbo et les 82 autres compagnons de l'ex-président sont incontestables... Des atrocités commises par les hommes de Laurent Gbagbo par le refus du pouvoir en place de reconnaître sa défaite... » Que l'accusée regagne son époux en prison et que « cela crée un cas de conscience d'avoir dans le même geôle un couple, de surcroît un couple présidentiel, Simone n'aura pas laissé le choix à son destin, parce qu'elle est réellement coupable.