Fallait s'y attendre. Le procès de Simone Gbagbo fait les choux gras de la presse, ce mardi 24 février 2015. Raison pour laquelle il sera le sujet principal de notre revue de presse, auquel nous associerons la question de la présidentielle de 2015. Bienvenue sur linfodrome.ci
Simone casse la baraque
Le procès devant la cour d'assises de l'ex-Première Dame est vu par les journaux qui lui sont proches comme un moment où l'épouse de Gbagbo a cassé la baraque. « Simone Gbagbo fait trembler la Cour », titre Le temps, « Simone Gbagbo : la grande offensive » dit Le nouveau Courrier » : « Simone Gbagbo tire à boulets rouge sur Ouattara » livre pour sa part Lg Infos, quand Notre barre à la Une « Simone Gbagbo tout feu, tout flamme : ''aujourd'hui encore, je dis oh honte !''». Des titres qui en disent long sur le contenu des articles.
L'accusée a d'abord fait remarquer ceci : « Monsieur le président, les accusations portées contre moi devant votre Cour ne correspondent pas avec celles portées contre moi par la chambre d'accusation ». Dans le fond, Simone Gbagbo a attaquer la CEI et rappelé des propos de Ouattara, de Sarkozy par rapport à la lenteur de la proclamation des résultats par Youssouf Bakayoko. « Les textes de la CEI vous offre un temps limité. Je vous exhorte à proclamer les résultats. Je vous rassure le soutien de la France et de toute la communauté internationale pour assurer la sécurité des civils... ».
Ses propos sont de Sarkozy, alors Simone de s'étonner « Monsieur le président, à ce stade de l'élection, M. Sarkozy savait qu'il y aurait de nouveaux dirigeants et qu'il va protéger les civils... Monsieur le président, nous sommes dans les cadre des élections de notre pays la Côte d'Ivoire. De quoi donc se mêle Sarkozy ? ». Dans sa narration des faits, elle affirmera que « les troupes rebelles de M. Soro Guillaume, actuelle président de l'Assemblée nationale, l'actuel président de l'Assemblée nationale et d'Ado (Alassane Ouattara), appuyées par l'ONU et les forces françaises ont massacré des populations civiles, humilié des représentants d'État... ».
Concernant le résultat du vote, elle dira : « le débat sur le vainqueur de la présidentielle est clos avec la décision du Conseil constitutionnel. Et c'est Laurent Gbagbo qui est le vainqueur des élections. Le seul gouvernement légitime est celui mis en place par Laurent Gbagbo. Parce qu'il a prêté serment... »
Dans les coulisses du procès
Il s'est passé des choses hier au palais. L'inter et Soir Info en parlent. Pendant que l'on attendait l'arrivée de Simone Gbagbo, une violente altercation a mis aux prises Samba David de la Coalition des indignés de Côte d'Ivoire et des membres du Collectif des victimes de Côte d'Ivoire (CVCI). La salle des Pas perdus du palais de justice a donc été vidée. Un fait a été enregistré devant ledit palais. Un homme, la quarantaine révolue, pleurant pour Gbagbo, a pété les plombs et s'est totalement déshabillé. Le sieur s'est mis totalement à poils, indisposant tous les usagers du palais. Devant cette situation, les sapeurs pompiers ont été appelés. Il a été évacué dans une ambulance.
Présidentielle 2015
Tiburce Koffi s'est fait encore entendre dans une interview exclusive à Soir Info. « Ouattara sera surpris...», dit-il. Il parle du comportement des militants du PDCI qui ne voteraient pas pour Ouattara. « Ils disent oui à l'Appel de Daoukro le jour face à la presse et la nuit, ils maudissent Bédié et Alassane. Même les ministres du PDCI-RDA se comportent comme ça. Ils savent que s'ils disent la vérité, ils seront limogés. Alors ils jouent le jeu. Qui est fou ? Et ils ont raison. Après tout le vote est individuel et il est secret. C'est là-bas que cela se passera, et non devant les caméras. Et, je vous le dis, Ouattara sera amèrement surpris par le jugement des urnes ! Demandez un peu à Gbagbo. Tous les leaders baoulés de la LMP avaient reçu des garanties de la part des paysans du centre, qu'ils voteraient pour Gbagbo. Et les refondateurs et tous leurs alliés étaient confiants, malgré ce que je leur disais, quant à la réalité des votes dans les urnes. Ils ont vu ce qui s'est passé au dernier moment », avertit-il.
Quant à KKB, il dit dans L'inter « ce que Banny, Essy et moi même allons faire ». « En tout état de cause, il n'est pas exclu que Banny, Essy et moi-même, demandions aux militants d'une région donnée ce qu'ils pensent de l'appel de Daoukro. J'en connais qui feraient grise mine face aux résultats après avoir crié victoire un peu trop vite », dit Kouadio Konan Bertin (KKB). Face à l'opposition de Banny à l'Appel de Daoukro et sa candidature pour la présidentielle, Bédié a envoyé vers lui des émissaires. Nord-Sud Quotidien livre ce que Banny, en vérité un de ses collaborateurs, leur a répondu. Banny les a rassurés qu'il demeure un militant du PDCI-RDA, qu'il irait au congrès en tant que candidat du parti et non en indépendant. Il a dit que Ouattara étant le candidat du RDR, il ne comprend pas pourquoi le PDCI veut investir le Président de la République comme son candidat.