Crise post-électorale et présidentielle 2015

L'horreur des pro-Gbagbo dévoilée, Essy Amara fait peur

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l-horreur-des-pro-gbagbo-devoilee-essy-amara-fait-peur Le procès en assises des pro-Gbagbo a mis à nu des horreurs commises au palais présidentiel lors de la crise post-électoral. Ph d'archives
Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers amis de linfodrome.com. Soyez les bienvenus à votre revue de presse du mardi 17 février 2015 qui sera consacrée à la présidentielle de 2015, au procès des pro-Gbagbo et à l'arrivée du Président Faure Gnassingbé en Côte d'Ivoire. Bonne lecture à tous !

Présidentielle 2015

A mesure que l'élection présidentielle de 2015 prévue en octobre prochain approche, les états-majors des différents partis politiques sont en ébullition. Au niveau du PDCI, c'est la candidature d'Essy Amara, ex-ministre des Affaires étrangères, qui est sous les projecteurs. L'ancien collaborateur d'Houphouet-Bougny a rencontré hier à Daoukro, Henri Konan Bédié, le président de ce parti, fait savoir Nord-Sud Quotidien. Selon le journal, cette rencontre fait partie des « intenses tractations » engagées au sein du ''vieux parti''. « L'on devine que l'opportunité de la candidature d'Essy Amara a pu constituer un des sujets du huis clos », écrit le journal.

Ces négociations, Lg Infos les attribue plutôt à une crainte provoquée par Essy Amara au tandem Bédié-Ouattara. « Présidentielle 2015 : Essy Amara, un cauchemar pour Ouattara », titre en manchette le quotidien. Le journal en veut pour preuve les circonstances de l'arrivée d'Essy Amara à Abidjan, samedi dernier. A cette occasion, certains proches de l'ancien ministre n'avaient pu avoir accès au salon d'honneur pour accueillir leur champion, rapporte-il. « Comme l'opinion l'a constaté le week-end dernier à l'aéroport d'Abidjan, le régime Ouattara a fait preuve d'une grande fébrilité, alors même que la campagne n'est pas ouverte », commente le quotidien proche de l'opposition.

Du côté de Charles Konan Banny, on n'est pas en reste. Dans une interview accordée à Soir Info, Atsé Boua, proche de l'ancien Premier ministre a évoqué la candidature de ce dernier. A l'en croire, avec le soutien du PDCI ou pas, le banquier sera candidat. « Je peux vous assurer qu’il est candidat quelle que soit l’issue du 5ème Congrès extraordinaire du 28 février 2015. Sa candidature n’est pas conditionnée par les résultats de ce Congrès extraordinaire. Nous sommes présentement au laboratoire. Il parlera aux Ivoiriens très bientôt. Il va se prononcer sur les grands dossiers d’État, la situation politique et sociale du pays. Soyez un peu patients, vous verrez. Les grandes décisions arrivent », a-t-il déclaré.

Encore des révélations

Le procès en assises des pro-Gbagbo a continué hier au palais de justice d'Abidjan-Plateau. Et il y a eu des révélations. « Procès en assises : un garde de Gbagbo livre des secrets à la barre », écrit L'inter à la Une. Ces secrets qui sont de Djékouri Aimé, ex-garde de corps de Gbagbo, concernent Ouattara, Kufuor et Sirleaf. « J'ai sauvé sa vie en 1998 quand Bédié a lancé un mandat d'arrêt international contre lui. Parlant de Ouattara, l'accusé a dit : « Nous avons fait bloc autour de sa personne pour ne pas que sa vie soit menacée ». Puis de poursuivre : « J'ai sauvé la vie de trois chefs d'État à savoir Laurent Gbagbo, John Kufuor et Ellen Sirleaf. C'était lorsque les 3e et 4e étages du palais présidentiel du Liberia avait pris feu alors que les trois chefs d'État s'y trouvaient au 6e étage.

Quant au Caporal Gnabeli Henri, ex-garde de corps de Gbagbo, il a avoué que « 3 Nigériens ont été tués au Palais », à en croire la Une de Le Patriote. « On vous reproche d'avoir organisé l'enlèvement d'Hamed, un Nigérien, et son assasinat en mars 2011.Que répondez-vous ? », a demandé le juge. « Monsieur le président, je vais vous dire toute la vérité... » Cette vérité est qu'un des trois Nigériens a insisté auprès de lui pour avoir une kalachnikov. Sur ce, et à la demande de son supérieur hiérarchique, il a fait venir ce dernier et ses deux frères au palais présidentiel.

« Quand nous sommes arrivés, le commandant a demandé si nous avons une fois ''têguè'', c'est à dire tuer. J'ai dit non et il a répondu que nous sommes de faux commandos. J'ai compris donc qu'il avait l'intention de les tuer. Ce qui n'était pas mon intention. Pour moi, il fallait dissuader Hamed. Mais hélas la hiérarchie a décidé autrement. Je suis désolé. C'est le commandant Kipré qui a posé l'acte. C'est lui qui sait pourquoi. C'est donc lui qui s'expliquer », a accusé le Caporal Gnabeli Henri.

A la Une de L'expression, on lit l'aveu de Me Bahi Patrice qui a été également entendu hier à la barre. « Voici celui qui me donnait des ordres », a-t-il indexé. « Je ne suis allé à la résidence pour organiser ni former des jeunes. C'est au colonel Ahouman que j'obéissais. La hiérarchie était bien respectée. Je ne faisais que respecter les consignes que je recevais de mon chef, le colonel Ahouman », a raconté Me Bahi, ex-garde de corps de Gbagbo durant 20 ans.

Visite de Faure Gnassingbé

Le président togolais Faure Gnassingbé était en Côte d'Ivoire, hier lundi. Fraternité Matin affirme que par cette visite la coopération entre l'axe Abidjan-Lomé est renforcée. En ce qu'un cadre juridique a été créé lors de la visite d'amitié et de travail du chef de l'État togolais.

En effet, trois accords ont été signés entre les deux pays. Le premier concerne la création de la grande commission mixte de coopération qui permettra l'approfondissement des relations bilatérales. Le second est un protocole qui met sur pied un comité conjoint de suivi et évaluation des recommandations de la grande commission mixte de coopération. Le troisième est quant à lui, un mémorandum d'entente relatif aux consultations politiques régulières entre le ministère des Affaires étrangères de la Côte d'Ivoire et celui des Affaires étrangères et de la coopération du Togo ».

Outre le renforcement de la coopération, les deux hommes ont parlé de Boko haram et de l'épidémie de l'Ébola, informe Le Patriote. « Nous espérons que des mesures idoines seront prises pour juguler la crise et que la quiétude revienne rapidement aux frontières de nos pays », a émis Faure Gnassingbé. « Nous avons également indiqué qu'en réalité, l'un des éléments importants pour sortir de cette situation, c'est de faire en sorte qu'il y ait une plus forte croissance de nos pays », a souligné Alassane Ouattara.

Au cours de son séjour, Le Nouveau Courrier révèle la tenue d'une « réunion secrète Ouattara-Compaoré-Faure ». La déstabilisation du Burkina serait au menu des échanges, se demande t-il. Sans apporter la teneur des échanges entre les trois hommes, qui ont déjeuner en tête-à-tête à la résidence officielle de Ouattara, à en croire certaines confidences, le journal fait des suppositions. Comment l'ancien président du Faso que l'on croyait au palais des hôtes à Yamoussoukro, s'est-il subitement retrouvé à Abidjan, à la résidence d'Alassane Ouattara... Qe mijotent ces trois personnalités dont l'accession au pouvoir a laissé à leurs peuples des souvenirs amers ? Mystère te boule de gomme. Mais connaissant leur histoire, il ne serait pas exagéré de penser que quelque chose est en train de se préparer à destination du Burkina Faso.

César DJEDJE MEL
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