Politique nationale

La Justice met à mal des ''familles'' en Côte d'Ivoire

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Revue de presse

Le procès en Assises des proches de Laurent Gbagbo ainsi que l'affaire de l'héritage d'Houphouet-Boigny sont les deux sujets phares de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.

Alcide Djédjé cogne Gbagbo

Le procès en Assises des proches de Laurent Gbagbo se poursuit. A la barre hier, trois anciens ministres dans le dernier gouvernement de l'ex-président ivoirien se sont exprimés. Parmi eux, Alcide Djédjé, ancien ministre des Affaires étrangères. A en croire Soir Info, l'intervention du diplomate n'a pas fait de bien à l'ancien président ivoirien. « Face au juge hier, Alcide Djédjé enfonce Gbagbo », titre en manchette le journal. Selon le quotidien, l'anien ambassadeur à l'ONU est revenu sur la période du Panel de l'UA. « Face à la Cour présidée par le juge Dembélé Tahirou, Alcide Djédjé est revenu sur l'épisode de la crise post-électorale. Le diplomate a notamment fait savoir que c'est l'ancien président ivoirien qui a choisi de rejeter les solutions de sortie de crise proposées notamment par le panel de l'Union africaine (Ua). ''Le groupe de l'Ua proposait que le président Gbagbo se retire et laisse la place au président Ouattara. Qu'on nomme un Premier ministre consensuel et un gouvernement d'union et une réforme de la Cei (Commission électorale indépendante, ndlr) . Mais, le président Gbagbo a rejeté ces propositions'', a-t-il fait savoir ». Dans le même sens, L'Inter indique que ce sont tout simplement « des secrets » que l'ancien ministre a livré à la barre. « Procès en assises, hier : Alcide Djédjé livre des secrets sur la crise post-électorale », écrit en manchette le journal « On en sait un peu plus sur les tractations diplomatiques, tant au niveau de l'Union africaine (Ua) que de l'Organisation des nations unies (Onu), pour la résolution de la crise post-électorale de 2010. Les révélations sont venues d'Alcide Djédjé, ex-ambassadeur de la Côte d'Ivoire à l'Onu et ex-ministre des Affaires étrangères sous Laurent Gbagbo. Il comparaissait devant la Cour d'assises, dans le cadre du procès des pro-gbagbo, en compagnie des ex-ministres Ettien Amoikon, Dogo Rapahël et Christine Nebout Adjobi.Affirmant n'avoir joué de rôle que la gestion diplomatique de ladite crise, Alcide Djédjé a été invité par la Cour d'assises à se prononcer sur les décisions de l'Union africaine et les résolutions de l'Onu. En clair, pourquoi ne s'est-il pas soumis à ces décisions. Le diplomate a expliqué que les résolutions de l'Onu ne sont pas au dessus des lois de la Côte d'Ivoire », relate le quotidien. De son côté, Notre Voie se penche sur le commentaire fait par le diplomate concernant le rôle joué par Y.J Choi, fonctionnaire de l'ONUCI dans cette crise. « Alcide Djédjé devant le juge hier : ''Choi a outrepassé ses attributions'' ». A en croire l'ancien ministre, le représentant de l'ONU « ne devait pas prendre position en disant que tel ou tel a gagné. Il devait simplement constater que les élections se sont déroulées dans les conditions prévues par les textes de Côte d'Ivoire ou non ».

Ouégnin convoqué

Proche de Félix Houphouet-Boigny, Georges Ouégnin a été convoqué en France dans le cadre de l'enquête sur l'héritage de l'ancien président ivoirien. C'est ce qu'indique Soir Info. « Héritage de l'ex-président : l'affaire prend une autre tournure. Georges Ouégnin convoqué », barre à sa Une le journal. « Selon des informations du Monde Afrique, le directeur de protocole de Félix Houphoüet-Boigny, Georges Ouegnin, est convoqué mi-mars par la brigade financière dans le cadre de l’affaire de l’héritage présumé spolié. C’est suite à la plainte contre X déposée en septembre 2013 par Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, la veuve du premier président de Côte d’Ivoire, que Georges Ouegnin sera entendu par les autorités françaises. Georges Ouegnin est notamment soupçonné d’avoir accaparé des biens de Félix Houphouët-Boigny, après sa mort le 7 décembre 1993.
Selon des documents consultés par Le Monde Afrique, un notaire ivoirien pointe la SCI Aniaman. Georges Ouegnin est accusé d’avoir usé de son influence pour prendre le contrôle de cette société initiée par Félix Houphouët-Boigny qui souhaitait, en 1978, année de la création de la Banque africaine de développement (Bad), construire de nouveaux immeubles », relate le journal. Face à cette situation, L'Expression titre : « Georges Ouégnin dans de sales draps ». A en croire le journal, « seule la Justice pourra départager Georges Ouégnin et Thérèse Houphouet-Boigny ».

Abraham KOUASSI
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