Actualité nationale

Affi à genoux, les Eléphants voient grand

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Revue de presse

La levée du corps de la mère de Laurent Gbagbo à Gagnoa ainsi que la finale de la CAN 2015 sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bonne lecture sur Linfodrome.ci

Affi dans les cordes

Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan a passé des moments difficiles au cours des obsèques de la mère de Laurent Gbagbo. Selon Soir Info, la délégation du patron de l'ancien parti au pouvoir a été malmenée. « Levée du coprs de la mère de l'ex-président à Gagnoa : la délégation d'Affi prise à partie à l'église », barre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, « La délégation conduite par Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien ( Fpi), comprenant, entre autres, Michel Amani N’Guessan, Marcel Gossio et bien d’autres cadres du parti, a essuyé, quolibets, railleries, huées et sifflets à son arrivée sur le parvis de la cathédrale Sainte Anne de Gagnoa. Plusieurs élèves, qui ont pris d’assaut cet espace, ont proprement conspué la délégation de l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo. C’est la résultante d’une crise qui n’en finit pas de ronger, au plus haut niveau le parti fondé par Laurent Gbagbo emprisonné à La Haye. L’agression verbale dont Affi a été victime n’a pas laissé indifférent le clergé de Gagnoa. Le Père Hervé Dadoba, Curé de la Cathédrale, a dû se saisir du micro pour dénoncer, condamner et stigmatiser « ce comportement anti-chrétien » qui n’honore pas les auteurs ».Quant à L'Inter, il parle à sa Une d'une « Levée du corps surchauffée à Gagnoa ». « La crise qui secoue le Fpi s’est invitée jusqu’au bout dans les obsèques de Marguerite Gado, la génitrice de Laurent Gbagbo, fondateur de ce parti. Après les échauffourées lors de la veillée à la place Ficgayo qui ont contraint Pascal Affi N’Guessan à rebrousser chemin, le président du Fpi a essuyé les railleries d’une partie de la foule, hier vendredi 6 février, à l’occasion de la levée du corps sur le parvis de la cathédrale Sainte Anne de Gagnoa. « Affi, Judas. On veut Gbagbo ! », scandait un groupe d’élèves et des jeunes alors que la sécurité du patron du Fpi était en train de jouer des coudes pour lui frayer un chemin au milieu de la foule massée devant le lieu saint. Mais comme si cela ne suffisait pas, d’autres jeunes ont tenté de l’empêcher de sortir de Gagnoa, au corridor de Gnahio-Dégoué, sur la route qui mène à Ouragahio, en bloquant son cortège », relate le quotidien.Quant à Notre Voie, proche d'Affi N'Guessan, il met en avant une volonté de nuire à l'ancien Premier ministre. « Après la barabarie de Yopougon : Ils attaquent encore Affi à Gagnoa », livre à sa Une le quotidien. « Il faut le dire tout net. Les adversaires internes du président du FPI qui ont choisi d'instrumentaliser les obsèques de la mère de Laurent Gbagbo à des fins bassements politiciennes font honte aujourd’hui à tous ceux qui se réclament du Woody de Mama », commente le quotidien.Dans la ligne des adversaires d'Affi, Le Temps pense plutôt que ces incidents sont le signe de l'impopularité de l'ancien maire de Bongouanou. « Les obsèques de maman Gado se sont transformés en requiem politique d'Affi N'Guessan », écrit le quotidien.

Les Eléphants à un match du bonheur

Qualifiée pour la finale de la CAN 2015 qui doit se disputer ce dimanche, la Côte d'Ivoire croit en ses chances de sacre. Nord-Sud Quotidien est convaincu qu'il y a des raisons de croire en ce second titre. « Eléphants : pourquoi il faut y croire », barre le journal à sa Une. Le quotidien relève notamment les similitudes entre le parcours des Ivoiriens en 1992 et celui cette année 2015 ».De son côté Fraternité Matin, livre les commentaires de l'entraineur ivoirien Hervé Renard. « Je pense que c'est maintenant que le plus difficile commence pour nous. Nous sommes à 90 minutes du sacre il faut résister à la pression », a commenté le technicien français.

Abraham KOUASSI
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