La démission de Francis Wodié est le principal sujet de notre revue de presse de ce mercredi 4 février 2015. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Wodié claque la porte
Considéré comme l'un des plus grands constitutionnalistes du pays, Francis Vangah Wodié, président du Conseil constitutionnel a démissionné hier, de ses fonctions. Soir Info qui donne l'information se penche sur les raisons de cette décision surprise. « Conseil constitutionnel : voici pourquoi Francis Wodié a démissionné », titre en manchette le journal. Selon le quotidien, « ''la raison'' de la démission de l'éminent professeur de Droit ; il s'agit ni plus ni moins d'une question de procédure, liée à un texte relatif au protocole sur les amendements à l'acte constitutif de l'union africaine. Ce texte adopté par la 1ère session extraordinaire de la Conférence de l’Union à Addis-Abeba (Ethiopie), le 3 février 2003, et par la 2ème session ordinaire de la Conférence de l’Union àMaputo (Mozambique), le 11 juillet de la même année, propose, entre autres : «Assurer la participation des femmes au processus de prise de décisions, notamment dans les domaines politique, économique et socio-culturel ; Développer et promouvoir des politiques communes sur le commerce, la défense et les relations extérieures en vue d’assurer la défense du continent et le renforcement de sa position de négociation ;Inviter et encourager la participation effective des Africains de la diaspora, en tant que partie importante de notre continent, à la construction de l’Union africaine '' ».De son côté, L'Inter livre les explications d'un juriste sur la question. « Conseil constitutionnel : un juriste explique la démission de Wodié », titre à sa Une le quotidien. A en croire le juriste Geoffroy Kouao, cette démission n'est pas liée comme certains l'ont annoncé à la modification de l'article 35 de la Constitution. « Non, ce n'est pas Wodié qui fixe les règles de révision de la Constitution, mais les articles 124 à 127 de la Constitution. Relativement à l'article 35, la voie du référendum est autorisée par notre loi fondamentale et relativement au contrôle et aux décisions du Conseil constitutionnel sur la question de la révision, le Conseil a seulement une compétence liée. Il ne peut rien interpréter. La Constitution est d'une extrême clarté », a déclaré le juriste au journal.Quant à Le Patriote, il met cette décision de Francis Wodié sur le compte de ''l’orgueil''. Selon le journal, « sa démission n'a rien de politique comme veulent le faire croire de mauvaises langues ».
Le ''rattrapage'' dénoncé
Pour remplacer Francis Wodié, Alassane Ouattara a porté son choix sur l'ex-président de la Cour Suprême, Koné Mamadou. Cette nomination, Le Quotidien d'Abidjan la critique durement. « Un ami intime de Ouattara à la place du maitre », titre le quotidien qui ajoute que « les Ivoiriens doivent comprendre qu'en nommant le magistrat Koné Mamadou à la tête du Constitutionnel, Alassane Ouattara envisage de passer haut la main à la tête du Conseil constitutionnel ».Dans le même sens, Le Temps ajoute que « ce que vient de faire Ouattara est un signal fort de ce qui attend le pays, durant cette année électorale ».