Le phénomène d'enlèvement des enfants est l'unique sujet de notre revue de presse du jour. Bonne lecture.
Peur à Abidjan
C’est le nouveau phénomène en ce début d’année en Côte d’Ivoire. Les enlèvements d’enfants continuent de créer la psychose au sein des populations. Soir Info fait savoir qu’à Yopougon, la situation était délétère hier. « Enlèvements d’enfants : Yopougon, c’était gâté, hier », barre à sa Une le journal. « Au lendemain d’importantes mesures prises par le gouvernement ivoirien pour mettre fin au phénomène d’enlèvements et assassinats d’enfants, des candidats kidnappeurs continuent de sévir et de folles rumeurs circulent encore. Ces deux situations ont créé, le jeudi 29 janvier 2015, une psychose dans la commune de Yopougon où des établissements ont été attaqués, des élèves blessés et un suspect battu à sang.Si la grande commune de Yopougon était uniquement composée d’établissements scolaires, on parlerait d’une journée ville morte, le jeudi 29 janvier 2015. En effet, des rumeurs persistantes qui ont circulé le matin du jeudi faisaient état d’enfants enlevés et tués. Aussitôt, des parents comme s’ils s’étaient passés le mot ont pris d’assaut les établissements à la recherche de leur progéniture. Cette arrivée inattendue a rencontré l’opposition du corps enseignant. C’est pourquoi, des parents se sont attaqués à des établissements », décrit le journal.Quant à Notre Voie, il met l’accent sur la réaction des parents d’élèves face à cette situation. « Enlèvements d’enfants : Yopougon et Guiglo sonnent la révolte », titre en manchette le journal. Selon le quotidien, « à Guiglo, des écoles primaires se sont vidées de leurs élèves qui sont allés déloger leurs camarades des autres établissements. Provoquant la panique au sein des population qui étaient sur le qui-vive ». En ce qui concerne Yopougon, le journal signale « qu’une première bévue a été enregistrée, peu avant midi, au carrefour Amondji, où un jeune homme accompagnant un enfant a été pris pour cible et lynché par la foule »De son côté, Nord-Sud Quotidien se fait l’écho d’un communiqué de la Police sur la question.
Des coupables désignés
Cette nouvelle vagues de crimes, un mystique indique selon L’Inter qu’elles sont le fait « d’assoifés de sang ». « J'ai été parmi l'une des premières personnes à défendre le cas des albinos au moment des élections. Moi, je dis que c'est du gaspillage. Et comme la société est telle qu'elle est, je pense que nous devons tous être interpellés. Nous devons vraiment prendre conscience, nous humaniser et dire aux gens qu'il y a de faux mystiques qui ne connaissent pas ce qui se passe. Nous pensons que notre milieu doit être assaini. Il y a des gens qui sont assoiffés de sang et qui vont passer par ce chemin pour pouvoir faire du mal aux gens. Sinon, cela n'existe pas dans le maraboutage », a expliqué le mystique.