La crise au FPI ainsi que l’élection présidentielle de 2015 sont les deux sujets de notre revue de presse de ce vendredi 23 janvier 2015. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.
La crise se poursuit au FPI
La crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI) se poursuit. Cependant, une réunion a eu lieu hier, jeudi entre Pascal Affi N’Guessan et le Comité de contrôle de ce parti. La réunion qui avait pour but d’aplanir les différends a été difficile, fait savoir Soir Info. « Hier, au QG de Gbagbo : 3 heures d’empoignade », titre en manchette le journal. Selon le quotidien, « C'était chaud hier, jeudi 22 janvier 2015, au Qg de Laurent Gbagbo à Cocody-Attoban. Pour cause, la bâtisse qui sert de siège provisoire au Front populaire ivoirien (Fpi) a abrité une rencontre entre le président du parti, Pascal Affi N'Guessan et une délégation du Comité de contrôle de ladite formation politique présidé par Hubert Oulaye. Débutée peu après 11 H, la rencontre, qui était la première du genre depuis le retour d'exil d'Hubert Oulaye, n'a pas été un modèle de sérénité. La divergence des points de vue entre les deux parties s'est exprimée bruyamment au cours de la rencontre. A plusieurs reprises, des éclats de voix ont déchiré le calme qui régnait dans la cour du siège de l'ancien parti au pouvoir ».Au terme de cette rencontre, les deux parties ont convenu de se rencontrer à nouveau le lundi. C’est ce qu’indique L’Inter. « Crise au FPI : nouveau face-à-face lundi », titre le journal en manchette. « le président du Comité de contrôle a fait remarquer une petite avancée après ces trois heures de discussion. «Nous avançons difficilement. Nous nous retrouverons lundi prochain à 11 heures. C'est difficile mais à lundi», a lancé Hubert Oulaye. Pour cette rencontre, Affi N'guessan était accompagné de Agnès Monnet, Secrétaire générale du Fpi, Marcel Gossio, Abouo N'dori, Amani N'guessan, Augustin Komoé et Dédi Adèle. Quand le Pr. Hubert Oulaye avait à ses côtés Vi Paul, Ado Gossan et d'autres membres du Comité de contrôle », explique le journal.Du côté des opposants à Affi N’Guessan, l’on croit que les débats ont tourné en défaveur du président du FPI. « FPI/ Réunion de vérité au QG de Gbagbo, hier : comment le comité de contrôle a coincé Affi ». A en croire le journal, au cours de cette réunion, « Affi N’Guessan a tergiversé sur les points soulevés par le comité de contrôle, affirmant que les textes du FPI ne permettent pas au Comité de contrôle de lui demander de convoquer un Comité central extraordinaire ; et que par conséquent, ce dernier ne peut l’obliger à convoquer un Comité central extraordinaire. Pour lui, il faut une solution négociée ».Face à cette situation d’incompréhensions, Charles Blé Goudé a depuis La Haye invité les cadres du FPI à la négociation. C’est ce que fait savoir Notre Voie à sa Une. « Depuis La Haye : Blé Goudé conseille le dialogue au FPI ». « je pense qu’il est encore temps, grand temps de faire preuve de dépassement, s’asseoir autour d’une table pour trouver une solution qui puisse sauver le navire Fpi qui, s’il chavire risque de couler avec les espoirs de nombreux ivoiriens. Le Fpi a enseigné aux Ivoiriens la voie du dialogue ; son fondateur Laurent Gbagbo n’est-il pas le père du « asseyons-nous et discutons?». Alors je vous en prie, au nom des victimes de la crise ivoirienne, au nom des déplacés, des réfugiés, exilés et prisonniers politiques, au nom de tous ceux qui, du fait de la crise se retrouvent sans emploi, au nom de tous ceux qui souffrent dans leur chair et dans l’esprit, asseyez-vous et discutez ! », a notamment écrit Charles Blé Goudé dans son courrier.
Présidentielle 2015
A quelques mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, les déclarations pour des élections démocratiques et apaisées se multiplient. C’est le cas des USA qui, au travers de leur ambassadeur ont donné leur position sur le scrutin selon Fraternité Matin. « Le candidat des USA, c’est la démocratie », a déclaré le diplomate.Plus offensif, le Nonce apostolique a mis en garde les acteurs politiques selon L’Inter. « Pas de machette pour imposer sa pensée », titre à sa Une le journal. « On ne peut pas considérer l’adversaire politique comme un ennemi qui doit être éliminé. Lorsqu’il y a un quelconque malentendu dans une société, on ne prend pas la machette pour imposer sa pensée ou son point de vue. On n’arrive pas à la solution par la violence. Aidons-nous les uns les autres à vivre dans la fraternité en vue de bâtir la culture de la paix dans notre société. Ouvrons notre cœur pour amener les autres à découvrir dans la diversité culturelle, ethnique, religieuse, linguistique cette richesse unique qui continuera à faire de la Côte d’Ivoire un vrai modèle de progrès social dans la fraternité, un modèle de développement durable à la mesure de la dignité humaine », a notamment déclaré le représentant du Pape.