Présidentielle 2015, crise au FPI

Ils veulent tous en découdre

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Revue de presse

L’élection présidentielle de 2015 ainsi que la crise au Front populaire ivoirien (FPI) sont les principaux sujets de notre revue de presse du jour. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.

On mobilise pour la présidentielle

A quelques mois de l’élection présidentielle de 2015, le scrutin cristallise une bonne partie des attentions sur la scène politique. L’Inter qui consacre sa Une du jour à la question se penche sur la situation de Charles Konan Banny, candidat déclaré. « Présidentielle 2015 : depuis Yakro, ce que Banny prépare », titre le journal. « De passage dans son village, à la faveur des fêtes de fin d'année, l'ex-président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation a eu une rencontre avec les chefs et les présidents de jeunesses des 4 villages-clés du canton Akouè de Yamoussoukro que sont Séman, Zatta, Soubiakro et Akpessekro. Au cours de cette rencontre, il a livré des secrets sur sa candidature. «La décision de ma candidature est, en réalité, la réponse à votre sollicitation, vous, mes parents de Yamoussoukro», aurait lancé l'ex-Premier ministre, selon un témoin de la rencontre qui nous en fait des confidences (…).Depuis ce message, des missions menées discrètement sillonnent villages et campements pour expliquer le bien-fondé de la candidature du Premier ministre Banny contre celle d'Alassane Ouattara soutenu par le président Henri Konan Bédié, pour le compte du Pdci-Rda », explique le journal.

Du côté des adversaires de Charles Konan Banny, l’on se prépare également. Notamment, dans le camp présidentiel. Soir Info fait savoir que le ministre d’Etat, Albert Toikeusse Mabri a mobilisé ce week-end à Divo pour le compte du président ivoirien. « Présidentielle 2015 : la promesse de Mabri Toikeusse au chef de l’Etat », souligne en manchette le journal. Selon le ministre ivoirien cité par le quotidien, « Le président Ouattara est une chance pour la Côte d’Ivoire. C’est le meilleur cadeau. C’est l’homme qu’il faut à la Côte d’Ivoire. Il faut que le Lôh-Djiboua démontre son soutien et son attachement à cette personnalité en lui donnant son suffrage. Il faut le soutenir à 100% ».Essy Amara, également candidat déclaré à cette élection ne demeure pas en reste à en croire Lg Infos. « Pour affirmer leur soutien à Essy Amara : les planteurs froissent l’appel de Daoukro ». « Aujourd’hui, on nous parle du PDCI-RDR. Cela n’est pas possible. On ne se reconnaît pas dans l’appel de Daoukro. Comme en 1944, l’histoire nous interpelle », a déclaré à Koun-Fao Bilé Bilé, président des planteurs du ‘’Vieux parti’’.

Marcel Gossio attaque

La crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI) avec son lot de piques par presse interposée se poursuit. Directeur de campagne d’Affi N’Guessan, Marcel Gossio était ce week-end en visite dans sa région natale. A cette occasion, l’ancien du Port d’Abidjan ne s’est pas montré tendre avec les adversaires d’Affi N’Guessan au sein du parti. C’est ce qu’indique Fraternité Matin. « Marcel Gossio fustige les va-t’en guerre », titre à sa Une le journal. « Les partisans du camp Gbagbo ou rien sont des adeptes de l’épreuve de force, de la guerre, de la bagarre. Ceux qui ne veulent même pas que les exilés rentrent dans leur pays. Et je sais ce que je dis », a déclaré le cadre du FPI.Du côté des proches de Laurent Gbagbo, on estime qu’Affi N’Guessan a perdu sa légitimité. « Tentative d’intoxication des militants du FPI : les hommes d’Affi chassés partout ! », titre en manchette Le Temps. « Non à Affi N’Guessan et ses suiveurs. C’est le mot d’ordre que se sont donnés les fédérations du FPI. Un mot d’ordre respecté à la lettre. Parce que, ces fédérations et sections ont largement choisi le président Laurent Gbagbo comme le nouveau président du parti », commente le quotidien.Pour sa part, Notre Voie, proche d’Affi N’Guessan indique plutôt que ce sont les adversaires de l’ancien Premier ministre qui ont perturbé une rencontrer à Yopougon en tentant « de lyncher des membres de la délégation u FPI, renversant la table de séance et arrachant des chaises à l’assistance ».

Abraham KOUASSI
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