La crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI) ainsi que la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire sont les deux sujets de notre revue de presse. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.
Le CCDO réplique
La manchette d’un journal annonçant des poursuites contre des éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO), a poussé le Commissaire Kouyaté Yousouf, l’un des patrons de cette force à réagir. A en croire Soir Info, l’officier a tenu à démentir cette information. « Affaire : ‘’plusieurs éléments du CCDO recherchés’’ : Kouyaté Youssouf parle », titre en manchette le journal. « Le Coordonnateur du Centre de commandement des décisions opérationnelles (Ccdo), Commissaire divisionnaire Kouyaté Youssouf, a porté, hier vendredi 16 janvier 2015 au siège de sa structure au Plateau, un démenti formel à l'information selon laquelle plusieurs éléments du Ccdo seraient activement recherchés. ''Personne n'a été arrêté ou est en fuite'', a-t-il affirmé face à la presse et en présence de ses plus proches collaborateurs, à savoir, le Lieutenant colonel Bassanté Aly, le Caire principal Koffi Yao Franck (Directeur des unités d'intervention), le Commandant Inza Fofana (Chef des opérations de sécurité), et Koné Mamadou (Directeur des moyens généraux). Youssouf Kouyaté, par ailleurs Directeur général adjoint (Dga) de la police nationale, a indiqué avoir interrogé les différents chefs d'unité ainsi que le responsable des ressources humaines. ''Ils m'ont tous dit que personne n'est en fuite à leur niveau'', a-t-il fait savoir. Par ailleurs, le patron du Ccdo a soutenu avoir parlé avec le Commissaire du gouvernement, Ange Kessi Bernard cité comme source dans l'article paru dans Soir Info du 15 janvier 2015. ''J'ai appelé le Commissaire du gouvernement qui a marqué son étonnement face à l'information. Il a même rappelé que s'il devait arrêter quelqu'un, il suivrait la procédure en se référant au coordonnateur que je suis'', a précisé le Dga de la police », écrit le journal.Dans le même sens, L’Expression écrit à sa Une : « Le commandant du CCDO en colère ». Selon le journal, relativement à cette information, le journal indique que, « pour ses responsables, le CCDO n’a rien à cacher ou n’a personne à protéger dans ses rangs. Ce qui a fait dire au commissaire divisionnaire que les portes du CCDO sont ouvertes pour toute information à vérifier ».Pour sa part, Notre Voie s’intéresse à un autre aspect de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. « 2 mois après la révolte des FRCI : ca grogne encore dans les casernes », livre le journal à sa Une. « La grande muette grogne. Hier au sein de la caserne d’Akouédo, les ex-rebelles devenues FRCI et promus, depuis le 1er janvier 2015, aux différents grades de sergents chefs et de caporal-chef ont décidé d’arrêter de travailler si leur revendication n’est pas agréée », fait savoir le quotidien.
KKB s’invite au FPI
La sortie d’Abouo N’Dori concernant la visite avortée de Kouadio Konan Bertin dit KKB à Laurent Gbagbo n’a pas manqué de faire réagir le député de Port-Bouet. Et c’est L’Inter qui livre cette réplique du parlementaire. « KKB répond à Abouo N’Dori ; je ne suis pas votre cible », écrit en manchette le journal. « Le député Bertin Kouadio Konan dit ''KKB'', que nous avons eu au téléphone hier vendredi 16 janvier, a réagi aux allégations du ministre Raymond Abouo N'dori qui a indiqué qu'il n'avait pas rencontré Laurent Gbagbo en tête-à-tête, lors de son passage à la Haye. KKB s'est offusqué de ces propos tenus par le 5 ème vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi) dans un entretien accordé à ''L'inter'' (cf L'inter N°4980 du vendredi 16 janvier 2014). «Les Ivoiriens méritent mieux que cette classe politique qui aime les débats de poubelle. Je vais tout simplement dire à celui-là que je ne suis pas leur cible. Leur cible est ailleurs. Je remarque qu'ils sont devenus deux catégories de militants au Fpi. Une catégorie qui rentre d'exil et va directement à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) parce qu'encore attachée à Gbagbo. Puis une 2ème catégorie qui a recouvré la liberté, ses fonds dégelés, qui sème l'amalgame et la confusion’’ », écrit le journal.La crise au FPI occupe également la Une du quotidien Le Temps. Dans sa livraison du week-end, le journal proche de Laurent Gbagbo se penche sur la décision de justice qui reporte le congrès du parti d’opposition. « Un magistrat démonte la décision de justice », titre le journal. Le quotidien qui publie la contribution de D.M présenté comme un magistrat hors-hiérarchie fait savoir que selon ce dernier, « il n’appartient pas à un tribunal de droit commun de dire qui doit ou ne doit pas postuler à la direction d’un parti politique ».