Politique nationale

Décapités et face à la Justice, les pro-Gbagbo touchent le fond

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Revue de presse

L’arrestation d’Assoa Adou ainsi que le procès en Assises des pro-Gbagbo sont les deux sujets principaux de notre revue de presse de ce jeudi 8 janvier 2015. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.

Assoa Adou arrêté

Directeur de campagne de Laurent Gbagbo, Assoa Adou a été arrêté hier à son domicile, indique Soir Info. « Crise au FPI : Assoa Adou (directeur de campagne de Gbagbo) arrêté, hier », barre à sa Une le journal. « Le Directeur de campagne de Laurent Gbagbo pour la présidence du Front populaire ivoirien (Fpi), le Dr Assoa Adou, a été arrêté, dans la soirée d'hier mercredi 7 janvier 2015, à son domicile à la Riviera 3. Des sources proches du Fpi rapportent que ce sont des éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) qui l'ont pris à sa résidence. Au moment où nous mettions sous presse, nous ne savions ni le mobile de son arrestation, ni sa destination exacte même si des informations faisaient état de sa présence à la Direction de la surveillance du territoire (Dst) à Cocody », explique le quotidien.De son côté, Le Patriote croit en savoir davantage sur les motifs de cette arrestation. « Attaques de Dabou et de Yopougon : Assoa arrêté », livre le quotidien à sa Une. « Il n’a pas mis du temps. 72 heures après son arrestation à Tabou, Zahourou Théophile, alias Commandant Binguiste est passé aux aveux. Hier, celui qui se présentait comme un chef d’entreprise basé en France a avoué son forfait. ‘’C’est moi qui ai financé les attaques de Dabou et de Yopougon. Pendant la crise post-électorale, je finançais les groupes d’auto-défense. Je le faisais par vengeance personnelle (…). J’ai rencontré Assoa Adou, Ahoua Don Mello. Je leur ai fait part de mon projet. Ils ont marqué leur accord », écrit le quotidien.L’Inter fait également cas de cette affaire dans sa parution du jour. « Dernière heure : Assoa Adou arrêté, hier », titre le journal. «L’ancien ministre des eaux et forêts et baron du Front populaire ivoirien Assoa Adou a été arrêté, hier soir, à son domicile de la Riviera 3, par des éléments de la Police nationale, nous ont rapporté plusieurs sources. Assoa Adou, l’un des membres fondateurs du Fpi, est rentré d’Accra (Ghana) où il s’était exilé après la crise post-électorale de 2010-11. Son arrestation est intervenue peu avant 21heures, nous a dit un membre de la direction de son parti qui a préféré parler d’un « enlèvement » du directeur national de campagne de Laurent Gbagbo. Assoa Adou dirige en effet la campagne de l’ex-président détenu par la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo, dans la course à la présidence du Fpi. L’ancien ministre des eaux et forêts était visé par un mandat d’arrêt international. Mais il n’avait pas été inquiété par la justice depuis son retour à Abidjan, le lundi 24 novembre 2014 », relate le journal.

Procès des pro-Gbagbo, Youssouf Sylla à la barre

Le procès en assises des 83 proches de Laurent Gbagbo a repris hier, au Palais de Justice d’Abidjan. Au cours de cette audience, Soir info fait savoir que le maire d’Adjamé a été cité par des accusés. « Procès des pro-Gbagbo, hier : des Fescisites dont de graves révélations sur le maire d’Adjamé », titre en manchette le journal. « Youssouf Sylla, maire de la commune d'Adjamé aurait accusé Pierre Amondji, ex-gouverneur du District d'Abidjan ''d'avoir convoyé des loubards pour se saisir des urnes'' à Williamsville, quartier de la commune d'Adjamé lors du second tour de la présidentielle de 2015. C'est ce qu'a indiqué Déagoué Zigui Jean-Aubin alias ‘’Sorcier’’, secrétaire général adjoint de la section de Williamsville de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci). Accusé dans le cadre du procès en Assises des pro-Gbagbo, il a fait cette révélation hier, mercredi 7 janvier 2015 au Palais de Justice du Plateau. Poursuivi pour des violences qui auraient été commises lors de la crise post-électorale de 2010-2011, le leader estudiantin a également affirmé que le premier responsable de la commune d’Adjamé ‘’l’a appelé pour lui demander de soutenir son candidat (Alassane Ouattara, Ndlr) en battant sa campagne à l’élection présidentielle’’ », écrit le journal.Sur la question, Le Temps, indique cependant que les mis en cause ont été blanchis par les témoins. « Coup de tonnerre au procès des pro-Gbagbo : les témoins innocentent les accusés », livre à sa Une le journal qui écrit que tout les témoins qui se sont succédés à la barre ont « confondu l’accusation ».Cependant, L’Inter affirme que les témoins ont plutôt chargé les ‘’Fescistes’’. « Plusieurs témoins ont confirmé, hier, devant la cour d'assises, la gravité des accusations lancées contre Zahé Brice alias ''Brico'' et Dagoué Zigui dit ''Sorcier'', respectivement secrétaire général et secrétaire adjoint de la Fesci à la cité universitaire de Williamsville. Ils sont jugés pour ''atteinte à la défense nationale'', ''attentat ou complot contre l'autorité de l'Etat'', ''constitution de bandes armées'', ''direction ou participation à une bande armée'', ''participation à un mouvement insurrectionnel'', ''trouble à l'ordre public'', ''coalition de fonctionnaires'', ''rébellion'', ''usurpation de fonction'', ''tribalisme'' et ''xénophobie''. Lors de ce cinquième jour de ce procès historique, cinq des six témoins ont mis à mal la version des accusés qui ont nié avoir «tué, assassiné, cassé et même brûlé, avant, pendant et après la crise postélectorale en Côte d'Ivoire». «Ce sont les étudiants dirigés par ''Sorcier'' qui ont tiré sur moi», a raconté à la barre, Coulibaly Djénéba, âgée de 48 ans », commente le quotidien.

Abraham KOUASSI
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