La crise au FPI ainsi que le procès aux Assises des proches de Laurent Gbagbo sont les deux sujets de notre dernière revue de presse de l'année 2014. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
La riposte contre Affi se prépare
Après la décision de la justice ivoirienne d'invalider la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du FPI, les soutiens de l'ex-président ivoirien, notamment le comité de contrôle du FPI a décidé d'engager la contre-offensive. C'est ce qu'indique Le Temps. « Après l'annulation de la candidature de Gbagbo : le Comité de contrôle démonte la décision de justice », barre le journal à sa Une. A en croire Hubert Oulaye, président de cette instance du parti à la rose, un appel de cette décision va bientôt intervenir. « L'appel qui sera interjeté contre la décision du 29 décembre 2014 permettra ainsi de préserver les intérêts du président Laurent Gbagbo dont la candidature a été injustement invalidée. A cet égard, le Comité de contrôle rassure les militants que la décision de justice n'est pour le requérant qu'une victoire d'étape », a indiqué l'ancien ministre de la Fonction publique.Dans le même sens, Le Patriote écrit à sa Une que « Hubert Oulaye déclare la guerre à Affi ». A en croire le quotidien, « Au cours d'une conférence de presse, Hubert Oulaye a indiqué vouloir organiser un comité de contrôle en utilisant tous les moyens politiques et de justice ».Hubert Oulaye n'est pas le seul cadre du FPI à avoir des griefs contre Affi N'Guessan. C'est également le cas de Koné Katinan dont une déclaration est publiée par Soir Info. « Crise au FPI : après la décision de justice contre Gbagbo : déchainement total contre Affi », peut-on lire à la Une du journal. « Personne au sein de notre parti ne peut raisonnablement douter de la réponse positive donnée par le Président Laurent Gbagbo aux cris de détresse des militants du parti. Encore moins le Président qui en a été avant même qu'il ne dépose sa propre candidature. Je l’affirme solennellement. Le dire c’est faire preuve d'une mauvaise foi sans limite. La saisine du tribunal dans cette affaire est une humiliation de trop infligée à notre chef. C’est un acte de déloyauté inacceptable. C'est une compromission intolérable de la lutte. Le FPI ne mérite pas cela. Le peuple de Côte d'Ivoire attend plus de nous », a déclaré l'ancien ministre du Budget de Laurent Gbagbo.Face à toutes ces attaques, Affi N'Guessan semble rester serein. C'est du moins ce qui ressort de ses vœux du Nouvel an publiés par Notre Voie. « L'heure est maintenant au rassemblement pour la libération du président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques pour la restructuration de la Côte d'Ivoire et la reconquête du pouvoir d'Etat », a écrit l'ancien premier ministre.
Le procès des pro-Gbagbo reporté
Dans le cadre du procès aux Assises des 83 pro-Gbagbo, 5 miliciens présumés étaient appelés à comparaitre ce mardi 30 décembre 2014. Cependant, l'audience a été reportée au 6 janvier 2015. Mais, à en croire L'Inter, avant d'aboutir à ce report, l'ambiance était pour le moins électrique au Palais de Justice. « Procès des pro-Gbagbo : 1er clash, hier, au palais de justice », livre le journal à sa Une. « La Cour a enregistré, depuis l'ouverture du procès en assises des pro Gbagbo, le 26 décembre dernier, son premier clash entre le parquet général et la Défense hier. Les échanges entre ces deux parties ont été francs et directs. A peine l'audience débute, après deux heures de retard, Me Rodrigue Dadjé, s'exprimant au nom du Collectif des avocats, entame des observations. Il fustige le comportement du Parquet à qui il reproche une non collaboration au cours de ce procès. ''On nous a dit que ce procès sera équitable. Mais, jusqu'à ce jour (Ndlr: hier), nous n'avons jamais eu accès aux dossiers de nos clients. Et puis l'accès aux détenus est difficile alors que la loi dit que les avocats doivent communiquer avec eux librement. La défense ne maîtrise pas les différents dossiers de ces 5 accusés qui étaient détenus à l'Ecole de police. Comment préparer le dossier de plus de 3500 pages avec nos clients si on ne peut pas les voir?'', dénonce l'avocat », écrit le journal.
Sur la question, Soir Info choisit de se pencher sur la décision du juge. « Procès des pro-Gbagbo, hier : le juge d'accord avec la défense des accusés », peut-on lire à la Une du journal. A en croire le quotidien, « Les prévenus Keipo Jean Marc alias Petit Marteau, Zokou Séry, Guéi Cyrille, Zahé Jean-Brice et Diagou Ziki Marc Aubin, dont la comparution devant la Cour dans le cadre du procès en Assises contre les 83 pro-Gbagbo était prévue pour le mardi 30 décembre 2014, n'ont pu être entendus par le Tribunal. De fait, le passage à la barre de ces 5 pro-Gbagbo qualifiés de ''miliciens'' a été reporté au 6 janvier 2015. C'est ce qu'a décidé le juge Dembélé Tahirou lors du troisième jour de ce procès. Le magistrat a, par ce report, répondu positivement à une requête soulevée par Blédé Dohora, l'un des avocats de la défense. Ce dernier s'est plaint de plusieurs faits dans la procédure qui, selon lui, empêchent la tenue d'un procès équitable. Il s'est notamment plaint du fait que la défense n'ait pas encore eu « accès au dossier » des cinq prévenus », écrit le quotidien.