Bienvenue à la revue de presse de linfodrome.com du mardi 30 décembre 2014. Le procès des pro-Gbagbo et de la crise au FPI sont nous sujets du jour. Bonne lecture!
Coulisses du procès des pro-Gbagbo
Le procès contre les 82 pro-Gbagbo devant les assises se poursuit au Palais de Justice au Plateau. Sur la question Soir Info, donne des détails sur le comportement de Simone Gbagbo lors de ce deuxième jour d’audience. « Hier, au Palais de Justice au Plateau: ce que Simone Gbagbo a fait dans la salle d’audience », livre le journal à sa Une. « L'ex-Première dame affichait une sérénité des grands jours. Elle jetait des regards furtifs dehors pour saluer les militants qui s'étaient massés dans le hall pour la voir et la saluer. Elle offrait aussi quelques sourires comme pour rassurer ses partisans. On la voyait très active, Simone Gbagbo a sorti un calepin et prenait des notes. Elle ne cessait d'en prendre, surtout quand le président du tribunal, l'Avocat général ou le greffier prenaient la parole. La police, qui était massivement déployée tout autour du palais de justice et à l'intérieur, a aussitôt formé plusieurs cordons de sécurité autour de la salle d'audience », commente le journal.
Quant à Le Patriote, il se penche sur le dossier d'accusation contre l'ex-première Dame. « Procès de 82 pro-Gbagbo : un dossier de 80 pages contre Simone Gbagbo », livre à sa Une le quotidien. « 13h25 mn-17 heures 05 minutes. Soit 4 heures de lecture au greffier en chef pour lever le voile sur le dossier contenant les charges retenues contre les 82 pro-Gbagbo en ce moment en jugement devant la Cour d'Assises. Hier, le ''dossier en béton'' minutieusement préparé par le procureur a été révélé au public lors du deuxième jour d'audience », relate le quotidien.
Pour sa part, Nord-Sud Quotidien fait savoir qu'une exception soulevée par la Défense a bien failli bloquer la procédure. « La présidence de la Cour d'assises était très attendue, hier, sur deux exceptions faites vendredi dernier par la défense des pro-Gbagbo lors de la cérémonie d'ouverture du procès. Au tribunal du Plateau hier, ils ont rappelé ces arguments (…) Malgré les explications et les insistances du président du Tribunal, la défense est restée sur sa position La séance a donc été suspendue pendant une dizaine de minutes », explique le journal.
Certains journaux tels que Notre Voie et Le Quotidien d'Abidjan ont relevé une débâcle des juges face aux avocats de la Défense : « les avocats mettent les juges en difficulté » et les « avocats humilient les juges » titrent-ils respectivement à la Une. Le dernier cité écrit que « un véritable cours de droit servi au président de la Cour Dembélé Tahirou ». Car la Défense a indiqué que le mandat de la Cour avait expiré et qu'elle ne pouvait pas siéger, à moins qu'une autre ordonnance vienne prolonger ce mandat. Laquelle ordonnance est sortie, après que les avocats aient obtenu une suspension momentanée de l'audience.
Notre Voie dit que « les avocats ont insisté sur l'exception relative à la capacité de la Cour, allant jusqu'à mettre mal à l'aise, le président du tribunal, le juge Dembélé Tahirou.
Ben Soumahoro, un autre pro-Gbagbo en exil, affirme dans Le Nouveau Courrier que « notre justice est aux ordres... », selon la Une du journal. Pour lui, le procès n'aurait jamais dû s'ouvrir le vendredi 26. Et pour cause, un élément « grotesque » montrait que « Alassane Dramane Ouattara mettait sur le billot, la tête des pro-Gbagbo dans un procès d'assises déséquilibré et inéquitable », avance t-il. C'est « le fait d'avoir installé le tribunal, ses juges ets es jurés au milieu d'un décor totalement recouvert d'un drapeau national », affirme t-il. Expression, selon lui, que « la justice cherche refuge dans le cocon protecteur de l'État. »
Crise au FPI
La justice a tranché entre le camp Affi N'guessan et Laurent Gbagbo dans la crise qui secoue le Front Populaire Ivoirien (FPI) au sujet de la présidence du parti. L'Expression titre alors : Guerre au sommet du FPI : Affi met Gbagbo K.O ». Il écrit que « après avoir obtenu le report sine die du 4ème congrès, le président du FPI vient d'obtenir de la justice, l'invalidation de la candidature de Gbagbo au poste de président du parti ». En effet, la justice ivoirienne a rendu sa décision dans cette affaire au profit de Pascal Affi N'guessan. Le président sortant du FPI est un homme heureux. « Ce sont des sentiments de satisfaction voire de soulagement qui m'animent... Je suis le candidat unique du FPI, ce n'est pas pour cela que je vais m'engager dans une logique d'exclusion », a-t-il dit.
Sur le rejet de la candidature de Gbagbo, L'inter livre « l'intégralité de la décision du juge » et la réaction de certains cadres du FPI. Pour Kouakou Kra (camp Affi) : « la justice vient de triompher du mensonge ». Il affirme que « c'est le combat du président Affi N'guessan. En saisissant la justice, il ne faisait qu'appliquer l'une de nos valeurs, à savoir la recherche, en toute chose, de l'État de droit. C'est l'État de droit que le FPI propose aux Ivoiriens ». Quant Sokouri Bohui du camp Gbagbo, il affirme que « vient d'achever son suicide politique. » Trouvant dommage la saisine de la justice par leur président, il a indiqué que « de toutes façons, ce verdict pour nous était prévisible. C'est le contraire qui nous aurait surpris parce qu'Affi a décidé de se coaliser avec le pouvoir pour combattre son propre parti...En faisant invalider par la justice la candidature de Laurent Gbagbo, Affi N'guessan vient d'achever son suicide politique ».
C'est pour toutes ces raisons qu'Affi a été « hué, hier au tribunal », à en croire la Une de Le Temps. C'est qu'au terme de l'audience des pro-Gbagbo devant la Cour d'assises où il comparait, Affi a voulu prendre un bain de foule, selon le journal. « Mais il a été accueilli par des militants en colère. Ceux-ci, à sa vue, l'ont fortement hué. ''Affi ooooh, Aff ooooh, Affi ooooh. Tu n'es plus notre président'' », lit-on. Quant à Lg Infos, il barre à la Une : Présidence du FPI / Malgré l'imposture judiciaire, hier : Gbagbo reste candidat ». Il relève que la candidature de l'ex-chef d'État est valable au regard des textes du FPI. Pour Hubert Oulaye, président du Comité de contrôle qu'Affi a dénoncé, « cette décision n'est pas fondée, ce n'est pas un juge de nous dicter la marche à suivre ».