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Bédié dévoile son dernier kata''Les irréductibles'' aussi

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Revue de presse

Bonjour amis de Linfodrome.com et bienvenue à notre revue de presse de ce vendredi 19 décembre 2014. Le bureau politique du PDCI, la crise au FPI et la révolte de militaires sont nos sujets de ce jour. Bonne lecture à tous !

C'était chaud au PDCI

«Hier, à leur siège à Cocody : des militants du PDCI se tabassent devant Bédié», titre à la Une Soir Info. Le journal parle d'un affrontement entre partisans de Bédié et d'Essy Amara. Il écrit que le 3e bureau politique du parti en cette année, le jeudi 18 décembre, « a été des plus houleuses ». «Bagarre, injures, démonstrations de force... Tout y est passé. Lorsque nous arrivions sur les lieux autour de 15h30, l'ambiance était déjà folle à la ''maison du parti''...», raconte-il. A cette rencontre, le président du PDCI, H. Konan Bédié a proposé le 28 février 2015 pour le congrès extraordinaire. Notre Voie s'est également inscrit dans le même registre que Soir Info en barrant à la Une : « La candidature unique de Ouattara divise : grosse bagarre au siège du PDCI ». Il écrit que « l'atmosphère était surchauffée, hier, au siège du PDCI-RDA, sis à Abidjan-Cocody. Le Bureau politique qui s'y tenait était de tous les dangers. La tension était si forte que des policiers et des gendarmes y étaient déployés. Malgré ces mesures de dissuasion, les partisans des candidats déclarés à la investiture du parti pour l'élection présidentielle de 2015 et ceux de Bédié brandissaient des pancartes, pour les pro-Bédié «Oui à l'appel de Daoukro» et les autres « Non au PDCI-RDR». Mais Bédié campe sur sa position, à en croire la Une de Le Patriote. « Bédié persiste et signe : ''nous devons soutenir Ouattara'' », titre-il. «Lorsque le Président Ouattara a indiqué son désir légitime de faire un second mandat comme la Constitution de notre pays le lui permet, j'ai pensé et continue de penser qu'il le soutenir dans sa quête d'un second mandat. Certes, cela suppose l'accord de notre formation politique et singulièrement du Bureau politique, organe de décision... ». En même temps, le président du PDCI affirme que « les ambitions doivent s'exprimer », selon la Une de Le Mandat. Au sujet des intentions de candidature et celle déclarée, Bédié a admis que « les ambitions sont légitimes et doivent pouvoir s'exprimer. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle une porte a été ouverte dans l'appel de Daoukro, pour permettre à ceux qui le veulent de se présenter à l'élection présidentielle, mais en leur nom propre. Ainsi la démocratie sera sauvée ».

Des révélations au FPI

La crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI) ne baisse pas en intensité. La formation politique fondée par Laurent Gbagbo est toujours engluée dans une procédure judiciaire. A en croire Le Temps, au cours d’une audience tenue hier, la Justice a décidé de renvoyer l’affaire au 26 décembre. Cependant, le quotidien croit savoir que les échanges n’ont pas été favorables au camp du président du FPI. « L’avocate d’Affi se fourvoie à la barre », titre en manchette le journal. « Me Blédou Josiane, avocate d’Affi, dans sa plaidoirie soutient que son client n’a pas les moyens de convoquer un Comité central. Mieux, il appartenait au Comité de de contrôle de convoquer un Comité central. Quel sacrilège ? Est-ce la mauvaise foi ou la méconnaissance des textes du FPI ? En allant à un tel procès, l’avocate devrait prendre toutes ses dispositions pour que rien ne puisse lui échapper. Notamment, la maitrise des textes du FPI », commente le quotidien.Quant à Lg Infos, il fait savoir que relativement à cette crise, le Qg de Gbagbo qui fait office de siège de l’ancien parti au pouvoir est interdit d’accès au camp de l’ancien président ivoirien. « La police interdit le Qg de Gbagbo au camp Gbagbo », titre en manchette le journal qui indique que, « Le Commissaire du 30ème arrondissement est arrivé aux environs de 7 heures le matin. Il a fait vider les jeunes gens commis à la surveillance des lieux, a fermé le Qg de Laurent Gbagbo servant de siège provisoire au FPI. Il a remis les clés aux agents de police qu’il a positionnés devant le siège. Ils étaient une trentaine d’hommes en faction devant le bâtiment (…). Il est évident qu’Affi avec l’aide du pouvoir Ouattara veut pousser la direction de campagne de Laurent Gbagbo à la faute », relate le quotidien.Cette prétendue collusion entre le camp Affi et le pouvoir Ouattara est également commenté par Kouakou Kra, proche du président du FPI. A l’en croire, même les plus caciques des pro-Gbagbo ‘’dealent’’ avec le pouvoir d’Abidjan. « Crise au FPI/ Le bras droit d’Affi revèle : ‘’Ouattara a remis 125 millions à Akoun’’ », barre à sa Une le journal. « Ouattara a décaissé 125 millions de f.cfa qu’il a remis à Akoun Laurent. Il aurait pu dire : « Nous refusons » ! Ils ont utilisé cet argent. Et nous attendons qu’ils viennent nous faire le point des 125 millions au Congrès. Et à chaque fois qu’ils allaient à des négociations, on leur donnait de l’argent. Les négociations n’ont pas commencé avec Affi N’guessan, ce sont eux qui ont ouvert ces négociations en septembre 2011, à la veille des législatives. Et c’est dans cette foulée qu’Alassane Ouattara a décaissé 125 millions, qu’il a remis à Akoun Laurent », a indiqué le chef de cabinet d’Affi N’Guessan.

Nouvelle grogne de FRCI

Le phénomène devient récurrent. Une fois de plus, des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont manifesté dans les rues. C’est ce que fait savoir Le Sursaut. « Nouveau camp d’Akouédo : les dessous de la colère des soldats, hier », titre à sa Une le journal. « Après le soulèvement des militaires, le mois dernier à Abidjan, Bouaké et dans bien de villes de Côte d’Ivoire, un autre bruit de bottes s’est fait entendre hier, au nouveau camp d’Akouédo. La conséquence directe du dossier de paiement de primes promises aux militaires, en cours de règlement actuellement », fait savoir le journal.L’Inter informe pour sa part que cette situation a entrainé la fermeture du camp pendant deux heures. « Les protestataires, une vingtaine environ, ont érigé des barrages sur la route de Bingerville empêchant la circulation pendant environ deux heures pour se faire entendre. En le faisant, ces militaires venaient de désapprouver l'appel du président Ouattara qui, un mois auparavant, les invitait à se comporter en soldats modèles afin de ne pas créer la chienlit dans le pays. Selon nos sources, c'est par solidarité à leurs camarades qui n'ont pas reçu leurs primes qu'ils ont décidé de fermer le camp pendant au moins deux heures », fait savoir le journal.

Abraham KOUASSI
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