La situation au FPI ainsi que les remous hier, à Odienné sont les deux sujets de notre revue de presse de ce samedi 29 novembre 2014. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Gbagbo confirme sa candidature
Laurent Gbagbo veut bel et bien reprendre ‘’son’’ FPI. La lettre qui confirme la volonté du ‘’Woody de Mama’’ de briguer la présidence du parti à la rose est arrivée, indique Soir Info. « Pour mettre fin aux rumeurs : Gbagbo dépose sa lettre dans les mains d’Affi N’Guessan », livre à sa Une le journal. « Quand tu as fait ton article, paru le mercredi dernier, je t'ai appelé pour te dire que je ne croyais pas du tout que Gbagbo puisse signer un courrier pour dire qu'il est candidat. Aujourd'hui, je reconnais que tu as eu raison. Effectivement, le président Affi a reçu hier nuit (jeudi 27 novembre 2014) un courrier signé du président Gbagbo qui annonce sa candidature à la présidence du Fpi. Le courrier lui a été apporté par son avocat »,a déclaré au journal le chef de cabinet de Pascal Affi N’Guessan.
Pour sa part, Le Temps publie intégralement le courrier signé de l’ancien président ivoirien. « Depuis La Haye : Gbagbo parle », titre à sa Une le journal. « Si l’on m’appelle, je dois répondre. Je le dois d’autant plus que le FPI subi les assauts de ceux qui veulent préserver leur mainmise sur le pays. Chers camarades, voilà ce que signifie l’appel que les fédérations m’ont lancé. Je réponds présent. J’accepte d’être candidat à la présidence du Front populaire ivoirien », notamment écrit Laurent Gbagbo dans son courrier.
De son côté, L’Expression croit savoir davantage sur la stratégie que va adopter Affi N’Guessan face à cette situation. « FPI : tout est mélangé. Affi se retire, il va créer sont parti », livre à sa Une le quotidien. Selon le journal, « une source dans l’entourage d’Affi N’Guessan renseigne que l’ancien Premier ministre refuse de se laisse enterrer du moins, politiquement. Pascal Affi N’Guessan va porter sur les fonts baptismaux, sa propre formation politique ».
C’était chaud à Odienné
L’autre fait marquant de ce week-end est sans doute les échauffourées survenues dans la ville d’Odienné. « Violentes émeutes à Odienné : commissariat, préfecture de police saccagés et pillés », titre en manchette Soir Info. Selon le journal, « Les bureaux du commissariat de police, de la préfecture de police et de la brigade de gendarmerie d’Odienné ont été saccagés et pillés, lors de violentes émeutes déclenchées dans la soirée de jeudi, par un groupe de personnes de la ville, pour protester contre la mort d’un jeune dans les geôles du commissariat. Selon la police, Comara Moustapha, 16 ans, conducteur de taxi moto, a trouvé la mort jeudi quelques heures après avoir été arrêté par la police pour "menace de mort, destruction de bien d’autrui et violence et voie de faits" sur une jeunes fille, élève en classe de 3e au lycée Moderne d’Odienné. Des jeunes manifestants ont alors attaqué le commissariat, la préfecture de police et la brigade pour protester contre la mort du jeune Moustapha ».
Quant à L’Inter, il parle d’un « soulèvement populaire ». A en croire le quotidien, « le décès d’un gradé à vue au commissariat d’Odiénné a viré à l’émeute dans le chef-lieu de la région du Kabadougou ».