La bataille pour le contrôle du FPI ainsi que la grogne dans les centres pénitenciers sont les deux sujets de notre revue de presse de ce vendredi 28 novembre 2014. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.
Affi, jusqu’au bout
Candidat à sa propre succession à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan estime que la candidature de Laurent Gbagbo, pourtant validée par les instances du parti est irrégulière. Il entend donc user de voies de recours, c’est ce qu’indique L’Inter. « Candidature de Laurent Gbagbo : Affi dit NON au comité de contrôle », titre en manchette le journal. « Le mercredi 26 novembre 2014, le comité de contrôle du Fpi a rendu publique une décision relative à l'élection du président du parti au congrès des 11, 12, 13 et 14 décembre 2014. Il en ressort que le comité de contrôle a rejeté les réclamations du président du parti, Pascal Affi N'guessan, candidat à sa propre succession, en dépit des arguments et des circonstances qui plaident pour le retrait pur et simple de la proposition de candidature du président Laurent Gbagbo (…).Le Président Pascal Affi N’guessan, candidat à sa propre succession, tient à marquer son total désaccord sur la décision rendue par le Comité de contrôle. Il entend user des moyens appropriés afin que l'élection du président du Front populaire ivoirien au congrès des 11, 12, 13 et 14 décembre 2014 ne soit entachée d'aucune irrégularité », a déclaré l’ancien Premier ministre dans un communiqué publié par le journal.
De son côté, Soir Info donne la parole à l’un des soutiens du président du FPI, l’ex-ministre Komoé Augustin qui se prononce sur les déclarations des ‘’Gbagbo ou rien’’. «’’Gbagbo ou rien’’ est aussi absurde qu’irresponsable », titre en manchette le journal. A en croire l’ancien membre du gouvernement Gbagbo, « « Gbagbo ou rien » est tout aussi absurde qu’irresponsable. La question de bon sens à se poser est celle de savoir : que faisons-nous pour libérer Gbagbo et les Ivoiriens ? Le refus de certains camarades d’utiliser toutes les possibilités pour faire libérer le président Gbagbo me laisse perplexe. Je le demeure d’autant plus qu’en les observant, je ne vois aucune attitude ou démarche pertinente de nature à favoriser la libération de Gbagbo. Aucune formule incantatoire ne suffira à faire libérer Gbagbo tant que nous, qui nous réclamons de lui, ne faisons pas preuve de responsabilité et de discernement pour rechercher, dans l’union, les solutions congruentes ».
Le Temps croit, pour sa part, connaître l’issue de ces batailles pour le contrôle de l’ancien parti au pouvoir. « Présidence du Front populaire ivoirien : Gbagbo-Affi, Y a pas match » barre à sa Une le journal qui écrit que, « le nouvel ami de Ouattara et Hamed Bakayoko ne pèse pas du tout face à Gbagbo. Il n’a rien présenté aux militants. Sous lui, après 13 ans de gestion, le FPI, bien qu’étant au pouvoir n’a pu s’offrir ne serait-ce qu’un siège ».
Quant à L’Expression, il fait état « d’une grosse bagarre entre pro-Affi et pro-Gbagbo à Paris ». Le journal ajoute « qu’une vidéo postée sur Facebook par un membre de la diaspora montre une réunion entre cadres du FPI qui se termine en queue de poisson ».
C’était chaud dans les prisons
Après les FRCI, la grogne a gagné hier, les centres pénitenciers ivoiriens. De fait, les agents de ces établissements ont manifesté hier, indique Soir Info. « Les gardes en colère bloquent les prisons », titre en manchette le quotidien. « La tension était vive, le jeudi 27 novembre 2014, à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) , relativement à la grève de 72 heures lancée sur le territoire national par le collectif des 2000 gardes pénitentiaires recrutés, il y a un peu moins de trois ans. Peu avant 12h, ils sont nombreux dehors, en treillis comme si le pénitencier est en état de siège (…) les négociations avaient démarré avec le Garde des sceaux, ministre de la justice et des liberté publiques, lundi et se sont poursuivies mardi. Jusqu'à mercredi nuit, les accords n'avaient pas été matérialisés par des signatures des autorités. Ce qui a poussé à la grève, hier. Mais les gardes ont averti que si fin janvier 2015, les accords ne sont pas traduits dans les faits, ils remettront le couvert en allant à une vitesse supérieure : ouverture des prisons », explique le quotidien.
Pour sa part, Le Quotidien d’Abidjan évoque une situation plus grave à Bouaké. « Bouaké a encore tremblé hier : Gardes pénitentiaires et militaires se sont tirés dessus », livre à sa Une le journal qui indique des militaires « qui étaient commis pour déloger les grévistes n’ont pu accéder aux deux grandes prisons de la ville. Une réaction mal digérée par les militaires qui ont fait usage de leur armes pour disperser leurs collègues ».
Quant à Nord-Sud Quotidien qui fait savoir que « l’Etat s’est engagé à payer les primes », il indique que « c’est une autre bombe qui a été désamorcée ».