Gestion du pays

Ouattara et Bongo heureux, les opposants africains les menacent

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ouattara-et-bongo-heureux-les-opposants-africains-les-menacent Alassane Ouattara et Ali Bongo, deux présidents très liés. Ph d'archives
Revue de presse

Bonjour amis lecteurs, bienvenue à notre revue de presse de ce jeudi 27 novembre 2014. La visite de Bongo en Côte d'Ivoire, la crise au FPI et le règne des présidents africains.

Diplomatie

Ali Bongo Odimba, le président gabonais, est depuis le mercredi 26 novembre en Côte d'Ivoire pour un séjour de 72 heures. A la Une de Fraternité Matin, le journal livre : « Coopération Côte d'Ivoire – Gabon : une dynamique nouvelle ». Le journal relève que cette coopération se situe au niveau du « renforcement de la lutte contre le terrorisme qui préoccupe les deux pays. En effet, le Président Ouattara a déclaré vis-à-vis de son homologue que « nos pays ont besoin de paix et de stabilité et il est clair que cela est une préoccupation, non seulement pour le monde entier, mais aussi pour les deux sous-régions de l'Afrique de l'ouest et l'Afrique centrale. A cet égard, je voudrais saluer vos efforts en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique centrale... ».

Et Ali Bongo de lui rendre la pareille : « Votre pays est un bon exemple en Afrique », à en croire la Une de Le Patriote. « Dans ce contexte africain, nous avons besoin du succès des pays qui marchent, dont les politiques produisent des effets qui soient positifs. Pour nous, ce sont de bons exemples à citer (...) Les bons exemples africains, il en existe. La Côte d'Ivoire en est un. » Et Ouattara de lui donner le secret/ « C'est le travail », affirme le quotidien.

Le premier jour de visite d'Ali Bongo a été marqué par la signature de plusieurs accords, informe L'Expression. « Coopération Cote d'Ivoire–Gabon : plusieurs accords signés hier à Yamoussoukro ». Il s'agit de cinq accords dans divers domaines signés entre les ministres des affaires étrangères des deux pays. Notamment la suppression de visas pour les détenteurs d'un passeport diplomatique, de service ou officiel, de coopération militaire et technique, d'assistance technique, dans le domaine de l'éducation, de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. Le journal précise que vingt deux autres accords seront signés aujourd'hui à Abidjan.

Règne des présidents en Afrique

« L'Afrique digne se réveille : une réunion secrète à Paris contre la modification des constitutions », barre à la Une Le Quotidien d'Abidjan. Il écrit : « Venus du Congo-Brazzaville, de la République démocratique du Congo, du Burundi, de la Centrafrique, du Bénin, du Gbagbo, du Sénégal et de la Guinée équatoriale, les opposants réunis à Paris ont exigé le respect des textes fondateurs, l'organisation d'élections libres et le respect du caractère républicain des armées. Car « dans plusieurs pays africains, des projets de réformes constitutionnelles sont en effet en débat », relève t-il.

A Abidjan en ce qui concerne « l'éligibilité de Ouattara en 2015 », L'inter livre à la Une : « Un juriste répond à Me Faustin Kouamé », au sujet de l'article 35. Ce juriste se nomme Crépin Oumaï, membre fondateur de l'association Meeci-maison mère. Il déclare que le Dr Alassane Ouattara sera éligible en octobre 2015. Car, selon lui, sa nationalité ivoirienne ne souffre d'un doute. Il rappelle l'arrêt n° E0001-2000 rendu par la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême.

« Considérant que le dossier d'Alassane Ouattara comporte, en plus de toutes celles exigées à titre obligatoire par la loi, les pièces facultatives suivantes : un certificat de nationalité du père, un certificat de nationalité de la mère, une copie certifiée conforme de l'originale du duplicata de la carte nationale d'identité du père, une copie certifiée conforme de l'originale du duplicata de la carte nationale d'identité de la mère ».

Et le juriste de poursuivre « c'est le lieu de rappeler aux Ivoiriens et à la Communauté internationale que le Dr. Alassaen Ouattara a versé toutes ces pièces au directoire du forum national organisé par par le régime de l'ex-président Laurent Gbagbo. »

Affi vs Gbagbo

Le duel entre Laurent Gbagbo et Affi N’Guessan pour la présidence du Front populaire ivoirien (FPI) aura bien lieu. Les candidatures des deux personnalités ont été validées par les instances du parti, fait savoir Soir Info. « C’est décidé : Gbagbo engage la bataille jusqu’au bout contre Affi », barre à sa Une le journal.

« Il y aura bien un duel au sommet entre Pascal Affi N'guessan et Laurent Gbagbo pour occuper le fauteuil de président du Front populaire ivoirien ( Fpi). Le comité de contrôle, qui devait se prononcer sur leurs candidatures, a en effet tranché hier, mercredi 26 novembre 2014, comme prévu. Il a finalement validé les candidatures du président fondateur dudit parti, Laurent Gbagbo autant que celle de son challenger, le président en exercice, Affi N'guessan. La décision a été rendue au siège provisoire du Fpi à la Riviera Attoban, en présence d'un petit public et de quelques têtes fortes du parti comme Miaka Oureto et Alphonse Douaty.

A l'annonce du « verdict » final par le président du comité de contrôle, Paul Vy, nombre des militants témoins de l'événement ont laissé éclater leur joie. L'acceptation de la candidature de Gbagbo a été saluée par des hourras et des applaudissements. « Match wawuéh!(entendez : le match est terminé) », exultaient certains quand d'autres se donnaient des accolades. Interrogé quelques instants après sur la validation des deux candidatures, notamment celle du mentor, Laurent Gbagbo, l'ex-président par intérim, Miaka Oureto, s'en est félicité. « Gbagbo est quand même le président fondateur du parti. C'est tout un programme ! », a-t-il déclaré », relate le quotidien.

Quant à Notre Voie, il soulève des incompréhensions autour de cette candidature. « Trop de zones d’ombres », écrit en manchette le journal. Selon le quotidien, « l’argument le plus cocasse, c’est qu’ils (le comité de contrôle) affirment concernant l’attestation d’appartenance à un organe de direction, qu’ils ont reçu un document signé des mains du 5è vice-président du FPI, Laurent Akoun, en lieu et place du président du parti. On croirait rêver, mais c’est la triste réalité. Le comité de contrôle estime qu’un adjoint peut signer un document à l’insu du titulaire sans délégation expresse de ce dernier ».

Pour sa part, Le Temps estime que cette décision a complètement bouleversé les projets du président sortant du FPI. « Affi totalement débouté », écrit en manchette le journal. « Sur l’ensemble des points, Affi N’Guessan a été totalement débouté (…). Avec le cinglant revers qu’il a essuyé hier après-midi, au siège provisoire du FPI à Cocody-Attoban, Affi N’Guessan devrait faire profil bas. Le président sortant du parti à la rose devrait rougir de honte en pensant à la validation claire et nette de la candidature du président Laurent Gbagbo (…) Si Affi N’Guessan tient à garder un peu plus de dignité encore, il se serait retiré sagement », commente le quotidien.


Dans le même sens, Nord-Sud Quotidien indique à sa Une que le président du FPI a « perdu une bataille ». « En somme, l’actuel dirigeant de cette formation politique a été débouté sur toute la ligne », écrit le journal.

L’Inter croit cependant savoir que des nombreux militants du parti fondés par Laurent Gbagbo, attendent un message du « chef » pour voir plus clair dans cette situation. « Le message annoncé de l’ancien président de la République est donc très attendu aussi bien par les militants de son parti que par l’ensemble des Ivoiriens, pour en savoir davantage sur le duel qui se prépare contre lui et son ex-Premier ministre ».

César DJEDJE MEL
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