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Gbagbo veut son bien et ne le cache pas

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Revue de presse

La candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du FPI ainsi que la mesure d’interdiction des sachets plastiques. Bonne lecture sur Linfodrome.c

Ça bouge au FPI

La candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI) est le principal sujet de débats au sein de cette formation politique. Cependant, Soir Info fait savoir, en exclusivité, que Laurent Gbagbo est bel et bien déterminé à reprendre son parti. « Exclusif, candidature à la présidence du FPI : le papier signé de Gbagbo est arrivé à Abidjan », barre le journal à sa Une. « C'est un papier qui devrait, en principe, dissiper les doutes des agnostiques. Laurent Gbagbo a signé un document qui confirme sa candidature à la présidence du congrès du Front populaire ivoirien (Fpi) prévu du 11 au 14 décembre 2014 à Abidjan-Treichville. Mieux, il a fait acheminer, il y a quelques jours, à Abidjan, une copie de cet acte on ne peut plus important. Et, selon des sources crédibles, il sera rendu public prochainement. « Le chef (Laurent Gbagbo, Ndlr) a signé de sa main, un document qui confirme sa candidature. Le papier est déjà arrivé à Abidjan », nous a indiqué, heureux, au téléphone, hier mardi 25 novembre 2014, un jeune leader pro-Gbagbo. « Oui, le papier est là. Il est même entre les mains d'Abou Drahamane Sangaré », a confié un membre du Comité central du Fpi, fervent partisan de la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence de son parti. Un proche collaborateur du célèbre prisonnier de La Haye, joint au téléphone, a confirmé l'existence du document, mais n'a pu dire s'il est effectivement entre les mains du premier vice-président du Fpi », relate le quotidien.

Quant à L’Inter, il livre dans un entretien, tout aussi exclusif, la position de l’ancien ministre Emile Guiériéoulou sur la crise au sein du FPI. « Emile Guiriéoulou charge le camp Affi : ‘’c’est méchant, malsain et même ingrat’’ », écrit sa Une le journal. Il se prononce notamment sur le dossier de candidature de l’ex-président que le camp Affi juge incomplet. « je voudrais rappeler que, quand nous en avons fait notre candidat à l’élection présidentielle de 2010 au cours de la convention d’investiture qui s’est tenue à Yamoussoukro en juillet 2010, personne n’avait demandé si Laurent Gbagbo avait adressé au parti une demande manuscrite pour solliciter du Fpi qu’il l’investisse comme son candidat à la présidence de la République. Il n’avait produit aucun dossier. Et il n’était pas physiquement présent à ladite convention. Ce sont les différentes structures du parti qui ont proposé sa candidature, et le Comité de contrôle l’a jugée recevable (…) Pourquoi c’est aujourd’hui que certains veulent exiger à Laurent Gbagbo ce que, hier, ils n’ont pas osé lui demander ? C’est méchant, malsain et même ingrat », a déclaré M. Guiriéoulou.

Un autre cadre du FPI a également fait le procès d’Affi N’Guessan. Il s’agit de Sylvain Miaka Oureto, ancien président intérimaire du parti qui se prononce dans Le Temps. « Mauvaise gestion du FPI, collusion avec Ouattara : Miaka se révolte contre Affi », titre le journal. « Je ne reconnais plus le président Affi, depuis sa sortie de prison. Les actes qu’il pose vont à contre-courant de l’ensemble de la direction du parti », a indiqué M. Miaka.

Interdiction de sachets plastiques

La mesure d'interdiction des sachets plastiques provoque des tensions. En page d'accueil, L'inter titre : « Interdiction des sachets plastiques : des producteurs d'eau gazés hier au Plateau » et écrit « Plusieurs centaines d'employés, de producteurs et de vendeuses d'eau en sachets se sont retrouvés dans les rues du plateau, hier mardi. Ils ont entamé une grève de protestation conte l'interdiction des sachets plastiques ». Le journal indique que ces derniers « ont été gazés et dispersés (...) Plusieurs manifestants ont été blessés et d'autres mis aux arrêts ». Parce qu' à en croire un officier de police, la marche n'a pas été autorisée. « Les initiateurs n'ont mené aucune démarche pour avoir une autorisation préalable. C'est pour cela que la marche a été dispersée », a-t-il dit.

Le Mandat parle d'une« Chasse à l'homme au Plateau ». Selon lui, les manifestants, près de deux (2) cent personnes, portaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « interdiction de sachets plastiques = mort de 200 000 familles ». Ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police, massivement déployée dans les rues du Plateau, pour arrêter leur progression vers la Primature ». Gervais Ekoun a expliqué la marche : « Nous ne voulons pas mourir de faim. Nous nous sommes rassemblés pour protester contre la mesure inopportune et mal calibrée de l'interdiction de l'utilisation des sachets plastiques ».

Quant à Notre Voie, il écrit à Une : « le front social s'allume: des producteurs de sachets d'eau bastonnés, des ex-combattants manifestent ». Comme ses confrères, le journal a décrit l'ambiance qui a régné hier au plateau. En ajoutant que « des ex-combattants ont protesté vivement dans la matinée simultanément au siège de l'Autorité pour le désarmement, le démobilisation et la réintégration aux II Plateaux. Le journal soutient que les jeunes gens réclamaient le paiement de leurs primes, selon ses sources.

Qu'à cela ne tienne. « Le décret sera appliqué dans toute sa rigueur », titre à la Une Fraternité Matin au sujet des sachets plastiques. En effet, « le gouvernement a réaffirmé, hier, au cours du Conseil des ministres, sa détermination à faire respecter le texte interdisant l'utilisation de ces emballages nocifs la santé et l'environnement »

César DJEDJE MEL
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