L'actualité au FPI ainsi que la présidentielle 2015 sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Soutien de poids pour Gbagbo
L'actualité au sein du Front populaire ivoirien (FPI) est dominée par l'élection à la présidence du parti. Sur la question, Laurent Gbagbo dont la candidature est portée par de nombreux cadres du parti bénéficie à en croire L'Inter, du soutien de son épouse Simone. «Présidence du FPI : Simone Gbagbo désavoue Affi », titre à sa Une le journal. Dans une déclaration signée de son directeur de cabinet, l'ex-Première Dame indique que, « Laurent Gbagbo a déjà marqué son accord à la sollicitation que vous lui avez adressée à travers ''l'Appel de Mama''. Il a bien perçu le sens de votre message et bien mesuré l'enjeu de cet engagement (…). J'appelle par conséquent, toute la direction du parti, tous les cadres, toutes les militantes et militants à s'unir autour de Laurent Gbagbo ».
Cette sortie de Simone Gbagbo n'est pas faite pour gêner les ambitions de Pascal Affi N'Guessan, président du parti et candidat à sa propre succession. C'est ce que croit savoir Soir Info. « C'est une erreur », a déclaré l'ex-Premier ministre à propos de la candidature de son mentor. « C'est une erreur de penser que le président Laurent Gbagbo peut être le meilleur acteur pour le Front populaire ivoirien à l'heure actuelle. Aujourd'hui, il est en difficulté à La Haye, c'est à nous de nous organiser, de mobiliser les militants, la population ivoirienne pour obtenir sa libération », a expliqué Affi N'Guessan.
Quant au directeur de campagne d'Affi N'Guessan, il va plus loin en déclarant que Laurent Gbagbo n'a pas fait acte de candidature. « Marcel Gossio : ''Gbagbo n'a jamais dit qu'il est candidat'' », écrit en manchette Notre Voie. L'ancien directeur-général du Port autonome d'Abidjan a notamment commenté la décision de la Cour pénale internationale (CPI), de refuser la liberté provisoire à Laurent Gbagbo. « Le juges de la CPI se trompent lourdement en refusant la liberté provisoire au président Gbagbo au motif qu'il est candidat à la présidence du parti. Je voudrais marquer mon étonnement. Car, cela n'a jamais été la volonté exprimée du président Gbagbo. Il n'a jamais dit qu'il est candidat. C'est le souhait de quelques militants qui n'ont pas mesuré la portée juridique et politique de l'acte (...) », a-t-il dit.
Pour sa part, Lg Infos livre la position de la Coalition des patriotes ivoiriens en exil. La structure pilotée par Damana Pickass a, dans une déclaration publiée par le journal, invité Pascal Affi N'Guessan a « retiré » sa candidature contre Laurent Gbagbo. Car, selon la COPIE, « une confrontation Affi-Gbagbo est difficilement concevable dans le contexte actuel ».
Présidentielle de 2015
Dans un moins d’un an, auront lieu les élections présidentielles de 2015. Chaque camp y va de sa manière. Du côté du pouvoir, Amon Tanoh Marcel, Directeur de cabinet de Ouattara déclare que, pour cette présidentielle « le président Ouattara veut de bons candidats en face de lui », lit-on à la Une de Fraternité Matin. En effet, le collaborateur du chef de l’État a confié que « contrairement à ce que beaucoup de personnes pourraient penser, le Président Alassane Ouattara veut des candidats en face de lui, en 2015. Et il veut de bons candidats parce qu’il a un bilan à défendre ». C’était au cours d’un meeting à Abengourou.
Quant à Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), la Côte d’Ivoire doit éviter les drames qu’elle a connus. Il l’a souhaité à l’occasion de la journée nationale de la paix qui a été célébrée le samedi 2015. « Je ne veux plus de bain de sang », a-t-il dit. Les journaux dont Le Patriote ont fait de ces propos de l’ex-président ivoirien, leur Une. Affirmant n’avoir accompli que son devoir vis-à-vis de la Côte d’Ivoire, « parfois sous la dictée d’un maître hors du commun, le président Félix Houphouët Boigny. Mais plus souvent, je ne pouvais travailler librement, avec abnégation, courage et bonheur pour mon peuple. Et c’est pourquoi je refuse la Côte d’Ivoire soit plongée une fois de plus dans un bain de sang, après ce que nous avons connu en douze m`longues années. »
Pour cela, il faut compter sur un travail efficace de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Hors à ce niveau, ça coince. « Prétendu retour la Commission Électorale Indépendante : le FPI n’a encore rien décidé », titre à la Une Le Temps. Parce que selon lui, la décision de l’Alliance des Forces Démocratiques (AFD) de retourner à la CEI n’engage qu’elle ainsi qu’Affi N’guessan et son groupe. Car le FPI dans son grand ensemble « n’a levé sa mesure de retrait de cette CEI partisane. En clair, le parti de Gbagbo n’a encore rien décidé. » Cette analyse du quotidien dénote de la guerre de contrôle qui fait rage au FPI, entre pro-Gbagbo et pro-Affi.