Bonjour amis de linfodrome.com et bienvenue à notre revue de presse. Notre numéro de vendredi 14 novembre 2014 est consacré à la crise au FPI, aux réactions sur la politique nationale et à l'économie. Bonne lecture à tous !
Réactions sur la politique nationale
« CEI, Crise au FPI, Présidentielle 2015 : Ouattara Gnonzié se lâche... Ce qu'il dit du retour de Fologo au PDCI ». C'est le titre à la Une de L'inter. Le Secrétaire général du Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP), dans une interview accordé au journal, a déclaré au sujet d'un éventuel retour de son président dans son ancien parti le PDCI-RDA, que « ce sont des rumeurs. Un responsable politique ne prend pas des décisions à partir des rumeurs...Il ne m'a jamais exprimé ce sentiment. Mais, le président Fologo lui même dit : ''en politique, tout est possible'' ».
Dans Soir Info, c'est Kabran Appiah qui parle. « Ceux qui veulent que Gbagbo soit candidat, c'est leur problème. Ils verront ce que ça va donner ». Quant à la gestion de Ouattara, il dira : « la politique économique de Ouattara a échoué ». Kabran a donné un exemple : « La construction du 3e pont par exemple est passé de 100 milliards de Fcfa à peu près sous Bédié, à 180 milliards de Fcfa sous Ouattara».
Economie
« Contrat de désendettement-développement : 700 milliards de FCfa mobilisés pour la phase 2 », titre Fraternité Matin. Dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D) le premier ministre Daniel Kablan Duncan a reçu en audience une délégation de l'agence française de développement, conduite par l'ambassadeur de France, Georges Serre. Après l'achèvement du 1er contrat d'un montant de 413 milliards, le deuxième d'un montant de 700 milliards vient d'être lancé.
La pêche interdite dans les eaux de Dabou et de Jacqueville peut reprendre. Le Gouvernement a levé la sanction, informent les journaux.
Malgré ses bonnes actions, « L'Onu et la Banque mondiale sont formelles. Pas d'émergence en 2020 en Côte d'Ivoire ». Au regard de la récente sortie d'Ousmane Dagana, responsable Côte d'Ivoire de la Banque mondiale qui a affirmé que « La Côte d'Ivoire est confrontée à un taux de pauvreté inquiétant », ainsi que d'autres indicateurs, le journal écrit que « la Côte d'ivoire, classée par l'Onu 171e en terme d'indice de développement humain en 204 sur 187 pays, en raison des faiblesses médicales et éducatives structurelles, ne pourra toutefois satisfaire aux critères sociaux de l'émergence d'ici 2020 », fait savoir Notre Voie
Le Nouveau Courrier en rajoute avec une affaire de népotisme. « Sous le faux prétexte de soutenir les exportateurs nationaux : comment le clan Ouattara fait main basse sur le cacao ivoirien », barre t-il à la Une. Il révèle que « Alassane Ouattara a signé un une ordonnance (comme d'habitude, le Parlement a été éloigné de ces affaires bien trop ''sérieuses'' pour exonérer les acteurs ''nationaux'' d'un certain nombre de taxes, et leur donner ainsi un avantage comparatif par rapport aux multinationales du secteur. Parmi ces ''nouveaux exportateurs'' qui ravissent la place aux vrais exportateurs nationaux, se trouvent le frère du ministre Hamed Bakayoko, le député Zoumana Bakayoko qui a racheté Agro West Africa, une firme appartenant à un Libanais. Et le frère de Dominique Ouattara, Marc Nouvian qui pilote depuis 2011, Soneici, tout comme Raoul Folloroux, le fils de la Première Dame de Côte d'Ivoire, qui dirige Africa Sourcing Côte d'Ivoire.
Crise au FPI
La crise s'enlise au Front Populaire Ivoirien (FPI). Plus que jamais, l'ex-parti au pouvoir est divisé en deux blocs. Les pro-Gbagbo et les pro-Affi. Dans la guerre de contrôle du parti, L'Expression explique « pourquoi Affi se révolte contre Gbagbo ». Selon lui, Affi ne veut pas lier le destin du FPI à son fondateur Laurent Gbagbo. Car, il a déclaré que « ce parti, le Front Populaire Ivoirien, est la chose, le bien de ses militants et militantes. C'est à eux et à eux seuls qu'appartient le FPI. Ce sont leurs choix et leurs luttes qui ont fait le FPI... »
Mais pour ses adversaires, l'actuel président du FPI est dans un « complot contre Laurent Gbagbo ». En occurence, Lg Infos titre « Affi N'guessan rejoint le camp Ouattara ». Il botte en touche l'argument d'Affi selon lequel sa candidature vise à faire libérer Gbagbo des griffes de la CPI. Le journal écrit que « vouloir faire libérer Gbagbo en promettant de le ''démystifier'' comme soutiennent ses partisans, est difficile à comprendre. Affi est candidat contre Gbagbo pour aider Ouattara à l'éloigner définitivement du jeu politique. Et Bernard Houdin, Conseiller de Gbagbo, de dire que « Gbagbo n'a plus confiance en Affi ».
C'est le titre à la Une de Le Temps. Houdin explique que Thomas Tiacoh a été envoyé auprès de Gbagbo, en octobre dernier, pour le sonder sur son appréciation de l'action d'Affi. A Gbagbo, il a demandé : « Avez-vous encore confiance en Affi ? ». La réponse a été lapidaire : « Non ». Thomas a posé la même question trois fois, trois fois la réponse a été la même. Thomas a transmis cette réponse Affi en l'exhortant à renoncer à une démarche sans espoir et dangereuse pour l'unité du parti. La suite, on la connaît », fait savoir Houndin.
La crise au FPI met en rogne Abou Cissé, ''l'oncle de Ouattara''. « Candidature d'Affi et de Gbagbo : la colère noire d'Abou Cissé ». Pour lui « l'opposition a perdu la raison ». « Je ne suis ni à droite ni à gauche. Mais le débat qui a cours actuellement au FPI m'intrique. Pour moi, l'opposition doit s'asseoir et discuter. Parce que, finalement, je me rends compte que l'opposition est en train de s'affaiblir et se détruire. Il aurait fallu négocier au lieu de se livrer à un spectacle honteux... », relate Le Quotidien d'Abidjan