Côte d'Ivoire

FPI, c'est gâté! Ouattara en guerre contre les ''Gnambros''

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Revue de presse

Bonjour amis de linfodrome.com et fidèles lecteurs de la revue de presse. Ce jeudi 13 novembre, nous avons comme sujets la crise au FPI, sur Blé Goudé et Simone Gbagbo ainsi que les actions du gouvernement. Bonne lecture à tous !

Crise au FPI

« Gbagbo-Affi : la guerre est ouverte ». Ce titre qui fait la Une de Nord Sud Quotidien fait allusion au dépôt de la candidature d'Affi N'guessan pour se succéder à sa propre succession à la présidence du Front Populaire Ivoirien. Lequel aura pour adversaire Laurent Gbagbo. « Pascal Affi N'guessan a donc franchi le rubicon, hier. Il a déposé son dossier de candidature, escorté par une foule de partisans (…) Cet acte survient presqu'une dizaine de jours, après le dépôt du dossier de candidature de l'ex-chef de l'État, Laurent Gbagbo, par son fils Michel Gbagbo (…) la question que l'on continue e se poser est celle de la possibilité du fondateur du FPI d'en découdre avec ''son protégé'' pour le contrôle de l'ex-parti au pouvoir », écrit le journal.

A la Une de L'Expression, on lit qu'Affi, après son dépôt de candidature, a déclaré que « Gbagbo candidat, ce n'est pas bon pour le FPI ». Se souciant de Laurent Gbagbo qu'il dit être « un otage » à la CPI et qui ne peut se libérer lui-même, Affi N'guessan dit, au sujet de la volonté de certains militants de faire de lui le président du parti, « je ne le crois pas et je ne l'imagine pas. Ce n'est pas un bon plan ni pour lui-même, ni pour le FPI, ni pour le pays ».

Or Le Temps est convaincu que « Gbagbo est l'homme de la situation ». Il donne ses raisons. Le choix de Laurent Gbagbo sera, dit-il, « une façon pour les militants de lui dire qu'ils n'ont pas oublié leur leader et qu'ils le soutiennent là où il est ; c'est aussi une façon de traduire au président Gbagbo, qu'ils ne peuvent le laisser tomber... »

Mais « Pendant qu'il est encore temps », Le Nouveau Courrier invite à la retenue. « Gbagbo-Affi : asseyez-vous et discutez », barre t-il à la Une. Le quotidien écrit donc « Alors que tout le monde est sommé de choisir son camp dans la bataille fratricide qui s'annonce au FPI, il est plus que jamais impérieux de méditer sur les scissions et tiraillements qui ont fait du PDCI, tout puissant par le passé, la troisième formation politique ivoirienne. La journée d'hier ne rentrera pas dans les annales comme une des journées les plus glorieuses du FPI, navire amiral de la gauche ivoirienne».

Affaire Blé Goudé et Simone Gbagbo

L'inter informe de « ce que la CPI a décidé pour Blé Goudé », hier. La Cour a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée par la Défense de Blé Goudé. Les juges de la chambre préliminaire I « ont conclu que l'affaire est ''d'une gravité suffisante'' pour être recevable », écrit le quotidien.

En rejetant la requête de Blé Goudé, Lg Infos écrit que « la Cour Pénale Internationale est comme ''l'imbécile qui ne change jamais'' », après qu'elle ait refusé pour la septième fois la liberté provisoire à Laurent Gbagbo. Un acharnement contre les ex-tenants du pouvoir, dit-il, vu que jusqu'à ce jour, personne du camp de Ouattara n'est inquiété.

Dans cette affaire, la casquette que portait Blé Goudé vient en rajouter à sa situation. Selon le président du bureau de la CPI en Côte d'Ivoire, « la façon dont il portait sa casquette était plein de sens (…) C'était un langage codé. Porter d'une manière la casquette donnait une position stratégique », a-t-il indiqué, lit-on dans les colonnes de Nord Sud Quotidien.

Concernant Simone Gbagbo, c'est son avocat Me Rodrigue Dadjé qui a fait les frais de l'insécurité d'Abidjan. Soir Info qui le fait savoir avec comme titre à la Une « l'avocat de Simone Gbagbo attaqué et blessé », raconte que l'avocat qui a connu une panne de voiture, a reçu, au moment il cherchait à se sortir d'affaire la visite de jeunes qui l'ont roué de coups ou point de sortir de l'hôpital avec des points de suture. S'agit-il d'une simple agression ou d'un coup monté ? Interroge le journal qui laisse le soin à l'enquête de répondre.

Ouattara et ses actions

Le Conseil des ministres de mercredi 12 novembre a pris de nombreuses décisions. Fraternité Matin rapporte que « pour répondre aux besoins croissants des investisseurs, une quatrième zone industrielle à Abidjan » se créée. Le plan de construction a été adopté, hier en Conseil des ministres, fait-il savoir. Il s'agit de la zone industrielle PK 24 de 940 hectares par tranche de 200 hectares. Pour la réalisation des travaux sur ces 200 hectares, c'est une entreprise chinoise qui a remporté l'appel d'offre.

Dans le cadre de la lutte contre l'insécurité, des mesures ont été prises contre les ''Gnambros'' qui sèment le désordre dans le domaine du transport, relèvent L'inter et Nord Sud Quotidien. « Les mesures vont de l'usage de la force pour mettre de l'ordre, à des solutions sur de long terme, notamment trouver des moyens de reclasser ces personnes ou de leur donner l'occasion d'exercer d'autres activités, peut-être proches du transport », dit le communiqué.

Par ailleurs, l'asile offert par Ouattara à Compaoré fait encore des mécontents. L'inter fait savoir qu'à cause de la présence de l'ex-président Burkinabé à Yamoussoukro, la ville environnante de Toumodi est sous haute surveillance. Des troupes sont déployées et font des contrôles de jour comme de nuit. Ainsi, les populations sont soumises à des rafles. Une situation qui n'est pas du goût des opérateurs économiques. Compaoré est serait l'instigateur de la chute de Gbagbo. D'après le journaliste Charles Onana, « c'est Blaise Compaoré qui a demandé à Sarkozy de renverser Laurent Gbagbo », rapporte Le Quotidien d'Abidjan

César DJEDJE MEL
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