La crise au FPI, la situation à la CPI et la présidentielle de 2015 sont les sujets que nous aborderons dans notre numéro de la revue de presse de ce mercredi 2014. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture.
Crise au FPI
Ce mercredi, Affi N'guessan ira déposer sa candidature à sa propre succession pour la présidence du Front Populaire Ivoirien (FPI). « Que va t-il se passer ? », interroge Fraternité Matin. Selon le journal, Affi ne pourra pas conserver son fauteuil pour deux raisons. La première, le fait que son mentor Laurent Gbagbo soit de la course à la présidence du FPI. A ce sujet, le quotidien écrit « Laurent Gbagbo en lice, c'est synonyme de fin de règne pour le président du parti à la rose ». Quant à la seconde raison, c'est, affirme t-il, « l'émiettement de son pouvoir à l'issue de la bataille des nominations. Le 4 juillet 2014, Affi N'guessan avait procédé à la restructuration de sa formation politique. Il n'a pas été suivi par toutes les instances de sont parti qui lui ont demandé de revenir sur ses décisions ».
L'Expression présente « les armes d'Affi contre Gbagbo » dans cette bataille pour le contrôle du FPI. Le journal affirme qu'Affi a plusieurs atouts. « Il a avec lui, la réalité du terrain. Affi est sur le terrain pendant que Gbagbo croupit à Scheveningen, à la Haye... » « Il a aussi des personnes non négligeables » et les cite. Il s'agit de « Amnani N'guessan, Voho Sahi, Alcide Djédjé, Marcel Gossio, Alain Dogou, Konaté Navigué ».
LG Infos voit une manœuvre du pouvoir pour faire passer Affi. « Ouattara veut empêcher Gbagbo de reprendre le FPI », titre-il à la Une. Selon lui, « Ouattara est conscient que le retour du président Gbagbo à la tête de son parti lui donne un autre statut politique au plan national et le positionne de ce fait à un niveau qui fait de lui un acteur ''actif'' des débats ». Pour lui, Gbagbo à la tête du FPI jouera le même rôle que Mandela, à la tête de l'ANC bien qu'en prison.
Présidentielle de 2015
Dans le cadre de la préparation de la présidentielle de 2015, Nord Sud Quotidien titre : « CEI : Bakayoko sous pression ». Le quotidien relève que « chaque jour qui passe nous rapproche de 2015, date constitutionnelle de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Le président de la Commission Électorale Indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, et quiconque à sa place, ne peut qu'avoir les yeux rivés sur le sablier du compte à rebours ».
Sa tâche pourrait être facilitée avec la participation de l'opposition car, à en croire la Une de Le Patriote, après une rencontre avec Hamed Bakayoko, cette opposition a dit : « nous allons rentrer à la CEI ». En effet, au terme d'une discussion avec le ministre de l'Intérieur, Porte-parole des partis d'opposition, Danielle Boni Claverie a dit : « Nous avons dit au ministre que nous ne sommes pas des irréductibles ni des va-t-en guerre. Nous voulons rentrer et participer au jeu politique. Nous ne voulons pas entraver le processus électoral. Nous voulons jouer notre partition ».
Mais en croire L'inter, « le FPI et ses alliés hésitent encore » quant à leur retour à la CEI, titre-il. En effet, après avoir indiqué qu'ils rentreront à la CEI, Boni Claverie a précisé, « que nous allons nous retrouver au niveau de l'Alliance et dans les jours prochains, vous allez avoir une déclaration qui fera connaître la position claire et nette qui de savoir si nos représentants vont revenir à la CEI, ce qui signifie qu'il n'y aura plus de suspension des travaux ».
Situation à la CPI
« Cour Pénale Internationale : la liberté provisoire encore refusée à Gbagbo », s'attriste Notre Voie. « Décidément, à la CPI, c'est toujours la même rengaine pour ce qui concerne le président Laurent Gbagbo. Hier encore, la chambre de première instance a refusé d'accorder la liberté provisoire à l'ancien numéro un ivoirien. Toujours avec les mêmes arguments... », dénonce le quotidien. Soir Info relève que c'est la 7e fois que la liberté provisoire est refusée à Gbagbo. Il met l'accent sur « ce qui a été ordonné, hier, à la Défense de Gbagbo ». En effet, « la chambre de première instance I a ordonné au Greffe et à la Défense, de soumettre d'ici le 24 novembre, un rapport sur le suivi des mesures prises relatives à la santé de Gbagbo », dit le journal.
Face à ce 7e refus, Le Nouveau Courrier titre : « La CPI étale son plan commun avec Ouattara ». Car, se convainc t-il « on perçoit dans la démarche de la CPI qu'elle essaie de gagner du temps pour maintenir Gbagbo en détention à la Haye et le tenir loin de son pays. Au profit du régime Ouattara ».
Quant Le Temps, il s'est penché sur le cas Blé Goudé. « Après sa déportation, Blé Goudé raconte comment il a été torturé à la DST », barre t-il en manchette. A son avocat, il a révélé le nom de celui qui l'a torturé pendant sa détention à la DST. « Il s'agit d'un certain Tito dont le nom de code est Chao. Un loubard d'environ 1,80m avec de nombreuses chaines au cou », décrit le journal. L'avocat de Blé Goudé à qui l'ex-leader de la galaxie patriotique s'est confié a dit « ce sont ces mêmes éléments qui gèrent les boîtes de nuit du ministre Hamed Bakayoko à Abidjan et à Paris, et certains domiciles privés occupés à Abidjan ». Ce Chao « il n'est ni policier, ni gendarme, ni militaire. Cependant, le directeur de la DST lui voue un grand respect... » rapporte l'avocat de Blé Goudé.