La présidentielle de 2015 ainsi que l'affaire Gbagbo à la CPI sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci
On s'active pour 2015
A moins d'un an de l'élection présidentielle de 2015, l'on s'active dans les différents états-majors pour s'assurer la victoire. L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, bien que détenu à la CPI pourrait prendre une part active dans le processus croit savoir Soir Info. « Présidentielle 2015 : ce qui se profile pour Gbagbo », titre en manchette le journal. « Après qu'ils ont déposé la candidature « du Woody de Mama » à la présidence du Fpi, ses partisans ont bien l'intention de poser le même acte à la présidentielle prochaine. En tout cas, l''idée fait son chemin. A la 8ème convention du Fpi, organisée en février 2014, l'ex-député de Koumassi, Yao Yao Jules avait proposé qu'il soit clairement écrit dans les résolutions que le candidat du Fpi à cette élection est Laurent Gbagbo. Sa proposition n'a pas été retenue, mais il n'en demeure pas moins qu'elle est d'actualité chez bien de « frontistes ». Ils sont réconfortés dans leur position surtout avec la dernière sortie de Me Emmanuel Altit. L'avocat de M. Gbagbo a clairement apporté, mardi 4 novembre 2014, lors de la conférence de mise en état, que la candidature à la présidence du Fpi -et pourquoi pas à la présidentielle de 2015- est une bonne chose », explique le quotidien.
Pour sa part, Le Temps choisit de s'intéresser à la question de l'éligibilité du Numéro 1 ivoirien. « Eligibilité de Ouattara à la présidence de la République : Ahoussou s'oppose à la révision de la Constitution », peut-on lire à la Une du journal. Selon le quotidien, « Me Ahoussou Jeannot appelle au régime de s'abstenir de toute révision de la Constitution, surtout en son article 35. ''Il faut s'abstenir. Est-ce opportun ? Même si l’Accord de Marcoussis l'avait prévu'', conseille l'homme de Droit ».
Quant à L'Inter, il livre la position de Tagliante Saracino, ambassadrice de Côte d'Ivoire en Italie sur le sujet. Elle se prononce notamment sur l'Appel de Daoukro. « Le président Alassane Ouattara, est ce qu’il est nécessaire de battre campagne pour lui maintenant ? C’est la grande interrogation. Parce que les résultats sont probants, en eux-mêmes. Peut-être l’homme peut déplaire, mais il faut se pencher quand même sur les résultats qu’il a et dire que pendant les quatre ans, il a posé des actes qui permettent à la Côte d’Ivoire de sortir la tête de l’eau. Je vois, de l’extérieur, comment les gens commencent à penser que c’est un pays où on peut aller. Je pense que tous ces éléments sont en sa faveur. Il demande une nouvelle candidature, je pense que beaucoup d’Ivoiriens vont voter pour lui », explique la diplomate.
Ça bouge dans l'affaire Gbagbo
L'actualité judiciare en Côte d'Ivoire est dominée par l'ouverture prochaine du procès de Laurent Gbagbo à la CPI. Sur la question, Le Quotidien d'Abidjan croit savoir que de nouveaux éléments sont disponibles dans l'affaire. « Procès de Laurent Gbagbo en 2015 : un dossier explosif sur les évènements de 2004 secoue la CPI », barre à sa Une le journal. Le quotidien se penche notamment sur le bombardement de Bouaké en 2004. « Qui les a orchestrées, si ce n'est pas Gbagbo ? Hypothèse la plus probable, selon l'ambassadeur : "Le général Mangou ou les chefs militaires de son armée, voyant qu'ils ne réussiraient pas l'offensive contre les pro-Ouattara, auraient préféré s'en prendre aux Français en faisant ainsi une opération de diversion pour cacher leur défaite…"
Me Balan s'oppose à cette version. Il estime de son côté que "des indices graves et concordants démontrent que l'attaque ne fut pas à l'initiative des Ivoiriens", qu'il y a "de très fortes probabilités qu'elle fut une manœuvre pour se débarrasser de Laurent Gbagbo et que l'armée française s'est trouvée impliquée malgré elle dans une tentative de coup d'État" », écrit le journal.
Quant à Le Nouveau Courrier, il estime que Laurent Gbagbo s'en est pris à l'ancien ministre français De Villepin. Selon le journal, Laurent Gbagbo a accusé clairement trois hommes: Dominique De Villepin, Henri Poncet et Philippe Mangou concernant les évènements de Bouaké en 2004