Politique nationale

Sortie de route au gouvernement, c'est toujours chaud au PDCI

Publié le
sortie-de-route-au-gouvernement-c-est-toujours-chaud-au-pdci
Revue de presse

Le procès des pro-Gbagbo ainsi que la présidentielle de 2015 sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bonne lecture sur Linfodrome.ci

Pas de procès hier pour les pro-Gbagbo

Prévue pour s’ouvrir hier, le procès en assises des proches de Laurent Gbagbo a été reporté. Le Temps qui accorde sa manchette à l’information donne des détails sur les raisons de ce report. « Procès des pro-Gbagbo à la Cour d’assises : les vrais raisons du report », livre à sa Une le journal. « ’’L’organisation d’une Cour d’Assises, surtout celle qu’on attend, à cause du nombre des accusés, des témoins, des experts, nécessite la mobilisation d’au moins un milliards de Fcfa (….) Si les accusés qui sont en liberté provisoire doivent retourner à la MACA, il faut nécessairement prévoir des places pour eux », explique une source du journal qui indique qu’outre ces raisons financières, il faut attendre, selon le procédure, « 15 jours après l’audience d’identification pour que le procès commence ».

Cependant, même si ce procès n’a pu se tenir, Soir Info fait remarquer que l’atmosphère au palais de justice était lourde. « Le Palais de justice bouclé, hier », titre en manchette le journal. « Le Palais de justice du Plateau était sous haute surveillance policière, hier mercredi 22 octobre 2014, à la faveur de l'ouverture du procès devant la Cour d'assises, de 83 pro-Gbagbo. Mais l'ouverture solennelle du procès n'a pas eu lieu. Des véhicules de la Compagnie ivoirienne de sécurité (Crs), de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), de la police et de la gendarmerie nationales, étaient visibles tout autour du palais. Des patrouilles pédestres sillonnaient le périmètre du tribunal du Plateau. Déjà, tôt le matin, des barricades étaient dressées par la police pour filtrer l'accès à la zone quadrillée. Faut-il le rappeler, le Front populaire ivoirien (Fpi), dont la plupart des grosses figures sont concernées par ce procès, avait appelé à la mobilisation de ses militants au Plateau. Mais sur le terrain, il n'y a rien eu. Toutefois, des parents de prévenus et d'autres citoyens défilaient dans la cour du Palais de justice, espérant voir arriver les accusés. Ni Pascal Affi N'Guessan, le président du Fpi, ni Abou Drahamane Sangaré, son premier vice-président, encore moins Michel Gbagbo ou certains détenus, n'étaient présents au Palais de justice. Dans les couloirs du Palais, c'était l'incertitude », relate le quotidien.

Ce procès, le gouvernement ivoirien l’a évoqué au terme du Conseil des ministres, fait savoir Notre Voie. « Procès en Assises contre Affi et les autres/ Affoussiata Bamba, ministre de la Communication : ‘’c’est un procès politique’’ », titre à sa Une le journal qui indique que, « tout est donc désormais clair dans les esprits. Le gouvernement Ouattara reconnaît enfin lui-même que c’est un procès politique qui n’a rien à voir avec le droit ».

Sur cette sortie de la ministre, L’Inter qui parle d’un ‘’couac’’ ajoute que ‘’l’idée n’était pas tout à fait lumineuse’’.

Appel de Daoukro, c’est toujours chaud

Plus d’un mois après avoir été lancé, l’appel de Daoukro a du mal à passer auprès de certains militants du PDCI, indique Soir Info. « La rencontre entre le Secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), Maurice Kacou Guikahué, et le président de la Coordination nationale des planteurs du Pdci, Bilé Bilé, a accouché d'une souris. Elle a eu lieu le mercredi 22 octobre 2014 à la maison du Pdci à Cocody. A la demande du président du Pdci, Maurice Kacou Guikahué a convoqué les membres dela Coordination des planteurs pour tenter de les convaincre d'accepter l'appel de Daoukro. Ces échanges font suite à un courrier déposé par ladite Coordination, dans lequel, elle a annoncé son désir de soutenir la candidature de l'ancien ministre des Affaires étrangères de Bédié, Essy Amara à la présidentielle de 2015. Pendant plus de 40 minutes, M. Guikahué, entouré de quelques responsables du Pdci dont le député Silué Kagnon, n'a pu persuader ses hôtes d'abandonner leur soutien à la candidature d'Éssy Amara. Ces dissensions se sont même transportées hors de la salle de la rencontre puisque Bilé Bilé a refusé la photo de famille avec Guikahué », écrit le journal.

Quant à L’Inter, il indique que des militants du vieux parti à Tiebissou ont purement et simplement demandé un accord écrit garantissant l’alternance en 2020 qui sera signé par les différents membres du RHDP. Ils ont également exigé que cet appel soit suivi pour les élections locales.

Abraham KOUASSI
Voir ses articles