La procédure contre Simone Gbagbo à la CPI ainsi que l'actualité au FPI sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
La Côte d'Ivoire ne lâche pas Simone
Le gouvernement ivoirien avait jusqu'à ce vendredi 10 octobre 2014 pour expliquer à la Cour pénale internationale (CPI) son refus de transférer Simone Gbagbo à La Haye. Soir Info qui revient sur cette situation fait savoir que l'Etat de Côte d'Ivoire a présenté de solides arguments à la Cour de justice internationale. « Voici les documents en béton déposés devant la CPI », livre à sa Une le journal. « La Côte d'Ivoire a respecté le délai. Elle avait jusqu'au vendredi 10 octobre 2014 pour déposer à la Cour pénale internationale (Cpi) des observations additionnelles montrant et démontrant qu'elle peut juger Simone Ehivet Gbagbo en Côte d'Ivoire. Effectivement à cette date, Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît, les deux français avocats de l’État ivoirien, ont transféré quatre documents complémentaires à l'appui de la requête de la République de Côte d'Ivoire sur la recevabilité de l'affaire le Procureur c. Simone Gbagbo. La version publique expurgée des arguments de ces avocats est contenue dans un document que la Cpi a transmis, vendredi 10 octobre 2014, à la presse. « Les quatre documents que la République de Côte d'Ivoire soumet respectueusement à la Cour par les présentes, apportent des éléments de réponse à chacune de ces interrogations et confortent la requête en irrecevabilité du 30 septembre 2013 », indique le texte. Qui précise que le premier document est un procès-verbal d'interrogatoire au fond de Simone Gbagbo en résidence surveillée à Odienné », commente le quotidien.
Même son de cloche du côté de L'Inter qui titre à sa Une : « Ouattara a tranché le cas de Simone Gbagbo ». Selon le journal, « Le président Ouattara se veut ferme et constant. Il n'entend pas laisser Simone Gbagbo embarquer pour La Haye, pour être jugée par la Cour pénale internationale (Cpi). Poursuivie pour crimes contre l'humanité, son transfèrement est fortement réclamé. Face aux hésitations de l'Etat ivoirien, un ultimatum, qui expirait hier 10 octobre, avait été fixé par la juridiction internationale afin de savoir si l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire sera jugée dans son pays ou à la Cpi. Mais, elle ne rejoindra pas son époux au centre pénitentiaire de Scheveningen. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, campe en effet sur sa position qui est que la prisonnière d'Odienné réponde des crimes qui lui sont reprochés devant les juridictions ivoiriennes. « Nous avons toutes les capacités de la retenir en Côte d’Ivoire, pour la juger. Il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas la juger en Côte d’Ivoire », a tranché le chef de l'Etat, au cours de la conférence de presse qui a cloturé sa visite d'Etat de la mi-septembre dans la région de l'Iffou (Daoukro). « Le 10 octobre (hier donc), la Cpi fera le constat que nous avons déroulé les procédures comme il se doit, par rapport au jugement de madame Simone Gbagbo », a insisté le président Ouattara, montrant ainsi toute la volonté de son administration de régler le cas de l'ex-Première dame devant les tribunaux ivoiriens.
Quant à Le Patriote, il estime qu'avec cette décision, l'Etat ivoirien ne fait que confirmer sa capacité à agir sur ce dossier. « Alassane Ouattara lors de sa tournée dans l'Iffou en septembre dernier, a réitéré sa volonté de faire juger l'ancienne Première dame à Abidjan », fait savoir le quotidien.
Affi se déchaine
Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan souhaite voir son parti prendre part aux prochaines élections. Il l'a laissé entendre lors de sa tournée dans le nord du pays, fait savoir L'Inter. « Affi N'Guessan lors d'une rencontre à Dabakala a appellé ses camarades à ''accepter d'aller aux élections, à siéger à la CEI pour éviter la mort du parti'' », indique le quotidien.
Quant à Le Temps, il ne partage pas l'avis du patron du parti à la rose. Selon le quotidien, toute l'attention du parti doit être consacrée à son fondateur Laurent Gbagbo. Le journal croit savoir que 53 fédéraux sur 96 du FPI ont porté leur choix sur Laurent Gbagbo pour- assurer la présidence du parti.