L'élection présidentielle de 2015 ainsi que l'affaire Laurent Gbagbo à la CPI sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.
Gbagbo devant les juges en novembre
Détenu à la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien va comparaitre en novembre prochain dans le cadre de l'examen de son maintien en détention. Cependant, à en croire la CPI, cette audience n'est pas le début du procès. C'est ce qu'indique Soir Info. « Mise en liberté provisoire de Gbagbo : la CPI fait des précisions », titre le journal. « L’audience du 4 novembre n’est pas l’ouverture du procès. C’est une audience qui doit être tenue, au moins une fois par an dans l’attente de l’ouverture du procès, afin que les juges examinent si le maintien de la détention de M. Gbagbo demeure justifié. Ceci s’inscrit dans le même cadre du réexamen périodique de sa détention qui doit donc être effectué au moins une fois tous les 120 jours, et au moins une fois par an lors d’une audience publique », a expliqué le porte-parole de la CPI au quotidien.
Sur la question, Le Patriote indique à sa Une que le 4 novembre marque le début du procès dans l’affaire Gbagbo. « CPI : Gbagbo jugé le 4 novembre », titre le journal. Cependant, le quotidien affirme dans son article que l'audience du 4 novembre n'est effectivement pas un procès. « Dans le cadre de la procédure et du fonctionnement normal de la haute juridiction de La Haye, l'ancien chef d'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, poursuivi pour quatre chefs de crimes contre l'Humanité, comparaitra le 4 novembre prochain devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI) selon un communiqué posté hier sur le site de la CPI », indique le quotidien.
Pour sa part, Le Temps consacre sa manchette du jour à l'avis d'un diplomate sur l'avenir de l'ancien numéro 1 ivoirien. « CPI/ Un diplomate catégorique : ''ceux qui veulent enterrer Gbagbo se trompent ! », titre le journal. Le diplomate en question, Koudou Késsié, ex-Ambassadeur de Côte d'Ivoire en Israel, indique que, « Certains disent que c'en est fini pour lui (Laurent Gbagbo) ; il n'a plus d'avenir politique ; il faut passer à autre chose ; ils se trompent ».
Quant à Notre Voie, il fait savoir que la date du procès de l'ex-président sera bientôt dévoilée. « Procès de Gbagbo à la CPI : la date connue bientôt », écrit en manchette le journal. Selon le quotidien, « tout le monde va bientôt être fixé sur la date du procès du président Laurent Gbagbo. C'est en prélude à cette annonce que va se tenir, le mardi 4 novembre prochain, la conférence de mise en état convoquée par la Chambre de première instance 1 de la CPI ».
L'Appel de Daoukro passe mal
Près d'un mois après l'appel lancé à Daoukro par Henri Konan Bédié pour un soutien à Alassane Ouattara en 2015, les choses ont toujours du mal à passer au sein du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI). De fait, croit savoir Notre Voie, plusieurs cadres du parti sont en colère contre le président du PDCI. « Yamoussoukro, Daoukro, Région de l'Iffou : la révolte contre Bédié grossit », livre le journal à sa Une. « Ce sont plus de 200 militants du PDCI-RDA du District de Yamoussoukro qui se sont retrouvés dans un hôtel de la place pour dire ''non'' à Henri Konan Bédié ; suite à son appel de Daoukro invitant les militants du parti créé par Félix Houphouet-Boigny de faire d'Alassane Dramane Ouattara leur candidat en 2015 », écrit le quotidien.
Cependant, selon Le Patriote, toute cette agitation est le fait de Charles Konan Banny qui ambitionnerait de briguer la magistrature suprême. Le journal choisit de s'interroger sur les chances de victoire du patron de la Réconciliation en Côte d'Ivoire. « Bruits sur sa candidature à la présidentielle 2015 : que peut Banny sans le PDCI et le RHDP ? », souligne à sa Une le quotidien. « En un mot comme en mille, il est certain que l'ambition de l'ancien Premier ministre de Gbagbo, somme toute légitime, si elle entre dans sa phase active, laissera des traces qui, on le souhaite sincèrement, ne lui seront pas préjudiciables ».
Pour sa part, L'Inter livre la réaction du chef de la tribu Akouè à laquelle appartient Charles Konan Banny sur cette candidature probable de l'ancien patron de la BCEAO. « Candidature de Banny en 2015 : le chef des Akouè réagit », écrit le manchette le journal. A en croire le chef traditionnel, aucun de ses pères de la région n'aurait fait une déclaration pour soutenir Charles Konan Banny et sollicité sa candidature comme l'ont annoncé plusieurs journaux. « C'est du faux et archifaux », a-t-il réagi.