Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. Bienvenue à votre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu ce vendredi 26 septembre 2014. L’appel de Daoukro lancé par Henri Konan Bédié ainsi que les affaires judiciaires concernant la Côte d’Ivoire.
Du nouveau à la CPI
Détenu à la Cour pénale internationale (CPI) où il est poursuivi pour crimes contre l’Humanité, Laurent Gbagbo sait désormais à qui il fera face lors de son procès. C’est L’Inter qui en donne l’information. « Confirmation des charges : le juge de Gbagbo connu hier », titre en manchette le journal. « Les choses s’accélèrent à la Cour pénale internationale dans le cadre du procès contre Laurent Gbagbo. Après la constitution de la Chambre de première instance I, qui sera en charge du jugement, l’on est situé, depuis hier, sur le nom de celui qui présidera la chambre. Selon un communiqué de la CPI. Il s’agit du juge Trinidadien Geoffrey Henderson », fait savoir le quotidien.
Dans l’affaire Gbagbo, Notre Voie, de son côté, choisi de revenir sur le décès de l’un des juges qui avait envoyé l’ex-président en procès. « Avant sa mort : ce que le juge allemand a confié à ses amis », barre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « la maladie du Juge Kaul semble s’être déclenchée au cours du premier semestre 2014, une période cruciale lors de laquelle les juges devaient se consacrer entièrement à l’affaire », fait savoir l’avocat de Laurent Gbagbo dans une requête publiée par le journal.
De son côté, Soir Info s’intéresse à un autre détenu ivoirien à la CPI. Il s’agit de Charles Blé Goudé. « Côte d’Ivoire/ Audience de confirmation des charges contre Blé Goudé : une ONG américaine met la pression », livre à sa Une le journal. Il s'agit de l’organisation Human Right Watch qui se plaint, dans une déclaration, du fait qu’aucun proche du pouvoir ivoirien ne soit inquiété par la Cour. « Cependant, la CPI n’a poursuivi aucun membre des forces qui ont combattu pour le président Alassane Ouattara, malgré les conclusions de deux commissions d’enquête, l’une internationale et l’autre ivoirienne, selon lesquelles les deux camps ont commis des crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité. De même, les autorités ivoiriennes n’ont encore traduit en justice aucun des membres des Forces Républicaines du président Ouattara impliqués dans des crimes liés à la crise. La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a souligné à plusieurs reprises l’impartialité de son bureau et a précisé que les enquêtes sont en cours. « L’approche à sens unique adoptée à ce jour par la CPI se retrouve au niveau national, ce qui place l’un des deux camps du conflit au-dessus des lois », indique l’ONG dans un rapport.
On se concerte au PDCI
‘’L’appel de Daoukro’’ lancé par Henri Konan Bédié continue de faire des vagues au sein de la classe politique ivoirienne. Ainsi, L’Inter apprend qu’une réunion houleuse a eu lieu chez le ministre Ahoussou Jeannot. « Après l’appel de Daoukro : une réunion houleuse chez Ahoussou Jeannot », barre à sa Une le journal. « Des barons du PDCI ont encore du mal à s’accorder sur l’appel de leur leader, depuis Daoukro le mecredi 17 septembre dernier (…) A en croire nos sources, la contestation d’une frange des militants à l’appel de Daoukro s’est déportée chez l’actuel ministre d’Etat auprès du Président de la République », indique le quotidien.
Relativement à cet appel, L’Expression souligne le message lancé par le porte-parole du parti aux militants. « Adjoumani aux militants du PDCI : n’écoutez pas les vendeurs d’illusions’’ », peut-on lire à la Une du journal. « La Direction demande aux militants et militantes de ne pas se laisser abuser par les campagnes d’intoxication, les invite à rester sourds aux manipulations », a déclaré le ministre Adjoumani dans un communiqué.