''L'appel de Daoukro'' ainsi que l'actualité sur Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale(CPI) sont les deux sujets de notre revue de presse du jeudi 25 septembre 2014. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Les commentaires se poursuivent au PDCI
Le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, a appelé les membres de son parti à soutenir Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015. Plus d'une semaine après, ce qu'on nomme désormais ''l'appel de Daoukro'', les commentaires de cette décision se poursuivent au sein du vieux parti. L'Inter parle même de l'entrée en jeu de Guillaume Soro. « Candidature unique : face à la fronde, Bédié manœuvre fort, Soro s'implique », livre le journal à sa Une. « Dans les coulisses, le leader du PDCI manœuvre fort pour que son appel soit entendu. Conscient que la tâche ne sera pas du tout aisée, il met les bouchées doubles et ne lésine pas sur les moyens pour atteindre son objectif. Il donne des ''instructions''. A cet effet, le ''Sphinx de Daoukro'' a pris langue avec le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, deuxième personnalité de l'État, qu'il a ''hébergé'' , après la visite d'État du président Ouattara », écrit le quotidien.
De son côté, Le Mandat met en avant la position de Blé Guirao sur la question. « RHDP/ Jean Blé Guirao (Pdt GRACU-ADO) : ''Ado n'est pas encore candidat...'' », barre à sa Une le journal. « On est candidat unique lorsque la Commission électorale indépendante (CEI) dit qu'il y a une seul candidat », explique le dirigeant de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI).
Si les contestations sont visibles au sein du PDCI, Le Quotidien d'Abidjan fait savoir que l'appel de Bédié ne réjouit pas tout le monde dans le camp du président ivoirien. « Après l'appel de Bédié : les hommes de Soro se déchaînent contre Bédié », écrit le journal à sa Une. Le quotidien livre le commentaire d'un proche de Soro sur cette question. « En attendant d'organiser une réunion formelle autour de la question de l'alternance politique en 2020 demandée par M. Bédié, nous ne nous sentons pas concernés par cet arrangement politique intervenu entre les deux hommes », a déclaré cette source au journal.
L'avocat de Gbagbo veut en savoir plus
Dans l'affaire le procureur contre Laurent Gbagbo, Emmanuel Altit, avocat principal de l'ancien président ivoirien veut davantage d'informations sur le décès du juge allemand qui avait participé à confirmer les charges contre son client, fait savoir Soir Info. « CPI/ Décès du juge Allemand : l'avocat de Gbagbo demande des comptes », souligne le journal à sa Une. « Hans-Peter Kaul, juge de la Cour pénale internationale (Cpi) et membre de la Chambre préliminaire I de l'institution est décédé le 21 juillet 2014. Cela, après avoir démissionné de ses charges de juge le 25 juin. Cependant, avant de rendre le tablier, le magistrat allemand avait donné sa caution à une confirmation des charges contre Laurent Gbagbo le 12 juin 2014. Cette chronologie des faits a conduit Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo, à demander plus d'explications sur les circonstances du décès du juge Kaul. Dans une requête de 19 pages, adressée le mardi 23 septembre 2014 à Silvia Fernandez de Gurmendi, l'avocat français a fait savoir qu'à son sens, vu le rôle du juge décédé dans la procédure contre son client, il importe d'en dire plus sur sa disparition », fait savoir le quotidien.
Pour sa part, Le Temps se penche sur la mission d'Agoh Marthe, chargée par le Front populaire ivoirien (FPI) de coordonner les actions en vue de la libération de Laurent Gbagbo. « Campagne pour la libération de Gbagbo : Ago Marthe annonce les couleurs », livre à sa Une le journal. Dans une interview accordée au quotidien, l'ex-Vice présidente du parlement fait savoir que, « tout son être adhère à ce combat ». Elle indique également ''qu'il n'y a pas de preuves'' contre l'ancien président. Pour cela, sa ''détention est politique''.