Le retrait du Front populaire ivoirien (FPI) de la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que la visite d’Etat du président ivoirien dans le ‘’Iffou’’. Bonne lecture.
Le FPI se retire
Le Front populaire ivoirien (FPI) a définitivement quitté la Commission électorale indépendante (CEI). Cette décision a été prise au cours d’une réunion du Comité central du parti d’opposition ce samedi. L’Inter qui revient sur cette rencontre indique que c’est une défaite pour le président du parti. « Comité central du FPI : Comment Affi a perdu la bataille de la CEI », barre à sa Une le journal. « La question de la CEI a été soumise au vote et il fallait opérer un choix entre suspendre la participation du FPI aux activités de la Commission et de ‘’se retirer’’ purement et simplement de l’organe en charge d’organiser les élections (…) Pascal Affi N’Guessan, chef du parti, plutôt favorable à ‘’la suspension’’ a été mis en minorité », fait savoir le quotidien.
Le message du parti de Gbagbo
Du côté des journaux proches de l’opposition, on estime que ce retrait est un message envoyé par le FPI. C’est le cas de Le Temps. Le journal écrit en manchette que ce retrait est « une décision historique ». « Après plusieurs moments de tergiversations et de tango par la faute de qui tout le monde sait, le FPI quitte finalement la CEI. Ainsi en a décidé le comité centrale de ce parti (…) Au-delà de ce retrait, le Comité central envoie un message très clair à la CPI, la France et l’ONU qui tiennent en otage le président Gbagbo, depuis plusieurs années. A savoir, libérer cet otage », commente le quotidien.
Dans le même sens, Le Nouveau Courrier se félicite aussi de cette décision du FPI. « Pour ne pas cautionner la mascarade : CEI/ le FPI claque la porte », écrit en manchette le journal. « C’est une décision courageuse qui let incontestablement la pression sur le régime d’Alassane Ouattara qui prospère dans les positions rigides et peu ouvert au dialogue. Le FPI a formellement pris la décision de se retirer de la CEI », fait savoir le quotidien.
Le FPI en danger
Chez la presse du pouvoir d’Abidjan, l’on estime que cette décision fait un grand mal au principal parti d’opposition. « Retrait de la nouvelle CEI : le FPI signe son arrêt de mort », barre à sa Une L’Expression. Selon le journal, cette décision « met entre parenthèses l’avenir du parti. Car, sans députés, sans maires, sans ministres, comment compte-il assurer sa survie ? ».
Le Patriote ne dit pas autre chose. A en croire le journal, « ne pas être au cœur de la machine électorale, c’est naviguer à vue et exclure toute possibilité d’être à une quelconque élection. Cela est d’autant plus inopérant pour un parti politique ».
Ouattara dans le ‘’Iffou’’
Le président de la République, Alassane Ouattara a entamé hier, une visite d’Etat dans la région du ‘’Iffou’’, région natale de son principal allié, Henri Konan Bédié. Fraternité Matin qui relate cette visite met en avant les liens entre les deux hommes d’Etat « Alassane Ouattara, hier, à son arrivée dans l’Iffou : ‘’Je viens rendre hommage à Bédié’’ », livre à sa Une le journal. Selon l’organe gouvernemental, Alassane Ouattara a rendu un vibrant hommage à Bédié. « Le président Henri Konan Bédié m’a toujours choyé. C’est depuis l’âge de 20 ans qu’il m’a pris véritablement comme son jeune frère. On était à New York, Washington », a déclaré le chef de l’Etat.
Quant à Soir Info, il se penche sur l’attitude du président ivoirien lors de son arrivée à Daoukro où il a violé les consignes contre Ebola. « Ebola : en visite dans le ‘’Iffou’’ : pourquoi Ouattara a ‘’violé’’ les mesures gouvernementales. Selon le quotidien, « en pays Akan, une attitude comme celle de ne pas serrer la main pourrait être mal perçue ».
De son côté, Notre Voie estime que pour cette première étape, le numéro 1 ivoirien n’a pas eu droit à un accueil important. « Ouattara à Daoukro face à une faible mobilisation », écrit en manchette le journal qui indique que, « les policiers se sont vus obligés de décongestionner les quelques parties compactes de la haie humaine, de sorte à étaler les personnes le long de la voie. Pour montrer à Alassane Ouattara que beaucoup de gens sont sortis pour l’accueillir ».