La situation sécuritaire en Côte d'Ivoire, la présidentielle de 2015 ainsi que les audiences publiques de la CDVR sont les principaux sujets de notre revue de presse de ce mercredi 10 septembre 2014.
Audiences publiques : victimes face aux bourreaux
Les audiences publiques des victimes des crises de 1990 à 2011, organisées par la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) ont démarré début cette semaine. Nord-Sud Quotidien informe que « les premiers bourreaux se confessent » . « J'ai tué pour venger la mort de mon père et de mon frère. Mais cete vengeance a été vaine. Car elle n'a pas ramebé mes parents à la vie.. Cependant, je m'incline devantt ceux à qui j'ai pu causer du tort. Je leur demande de me pardonner afin que ma conscience soit libérée », a dit un accusé. D'autres ont aussi regretté leurs actes. L'inter rapporte qu'«une femme violée et un imam » étaient devant les commissaires de la CDVR. Selon le journal, se sources ont informé que cinq personnes ont eu droit à la parole ce jour. Ces audiences consistent pour les commissaires à interroger les victimes sur « ce qui leur est arrivé et éventuellement dire celui ou ceux qui sont ses bourreaux », a fait savoir un proche de la CDVR. Dans ce processus de réconciliation, Soir Info avertit de « ce qui va tout gâter » dans les actions de la Commission. Le fait que les audiences se tiennent à huis-clos, loin des parents, de la presse, de la société civile ; des Ongs de défense des droits de l'homme est au centre de virulentes critiques. « Que veut cacher Banny et la CDVR aux Ivoiriens », s'importe N.B.K, un cadre de l'administration publique. Ce sera contre-productif. En règle générale, bien plus dans les cas des audiences post-crise de ce type, il est permis au public d'assister... »
Sécurité avec le CDDO
« CCDO : Après le départ de Wattao, voici le commando du Caire Kouyaté ». Tel est le titre à la Une de le Mandat. Il écrit que les nouvelles recrues du Centre de Coordinantion des Décisions Opérationnelles (CCDO) étaient au grand complet, hier, à l 'école nationale de Police. Les éléments de cette unité ont bénéficié des conseils d'usage de leur patron Kouyaté Youssouf. « Nous sommes une force spéciale. Tous nos faits et gestes sont sensés. Soyez conscients que nous sommes une force spéciale... », leur-a-t-il dit. Sur le sujet, Le Patriote fait savoir déjà sa Une la volonté du chef de cette force. « Nous n'avons pas droit à l'erreur », a déclaré Kouyaté à ses éléments puis d'ajouter « Nous sommes là pour apporter des solutions au Gouvernement et non lui créer des problèmes. Il faut donc vous comporter de façon exemplaire sur le terrain. » Il a même proféré des menaces à leur endroit indique Nord-Sud Quotidien. A la Une, le journal affiche : « CCDO/ le patron menace ». En effet, le Caire Kouyaté a averti que « si les meilleurs éléments du CCDO qui se seront illustrés de belle manière recevront des félicitations, ceux qui se feront remarquer de la mauvaise manière, seront radiés, dans le cas extrême, de leurs rangs ».
On ne digère toujours pas à la CEI
La nomination de Youssouf Bakayoko à la tête de la Commission électorale indépendante (CEI) ne passe toujours pas au sein de l’opposition ivoirienne. Interrogé par L’Inter, Mamadou Koulibaly, président de LIDER s’est exprimé sur la question. « Mamadou Koulibaly cogne fort : ‘’Ouattara ne changera pas’’ », livre à sa Une le journal. A en croire Mamadou Koulibaly, cette attitude du chef de l’Etat n’est guère surprenante. « Cet état des choses est dans la logique de l’action du candidat Ouattara qui consiste à verrouiller le processus et le système électoral pour préparer, forcer et imposer sa victoire (…) Que Bakayoko soit installé est dans l’ordre normal de la fraude électorale dont il représente les préliminaires », commente l’ancien président de l’Assemblée nationale.
Quant à Le Nouveau Courrier, il invite tout simplement l’opposition à tourner le dos à cette commission. « Organisation des élections de 2015 : Pourquoi l’opposition doit quitter la CEI », livre à sa Une le journal. « Le Front populaire ivoirien (FPI) et ses alliés devraient s’armer de courage et tirer les conséquences de la logique sectaire et jusqu’au-boutiste que le pouvoir actuel vient de présenter : quitter cette CEI aux ordres », écrit le journal.
Le Temps, de son côté ne prend pas de gants pour cogner l’opposition ivoirienne. « Comment l’opposition se ridiculise devant Ouattara », écrit à sa Une le journal. Selon le quotidien, « c’est simplement écœurant de voir que des opposants n’ont aucun respect pour les populations dont il prétendent défendre les intérêts ».
L’Expression trouve que la démarche de l’opposition sur cette CEI est incorrecte. « Quand on refuse, on dit non ! », commente le quotidien