Bonjour amis lecteurs et bienvenue à notre revue de presse du samedi 6 septembre 2014. L'actualité du jour, c'est l'élection du nouveau bureau de la CEI, la mise en place de la haute autorité pour la bonne gouvernance et le dossier des détenus pro-Gbagbo.
Nouveau Bureau de la CEI
La Commission Électorale Indépendante (CEI) a un nouveau Bureau. Ses membres ont été élus, au terme d'une réunion qui, en croire les journaux, a été houleuse. La composition de ce bureau est diversement interprété.
Dans les journaux proches du pouvoir, on peut lire à la Une de Fraternité Matin, de Nord-Sud Quotidien « Commission Électorale Indépendante : Youssouf Bakayoko reconduit ». Ils font savoir que le président sortant de ladite commission a été réélu pour un autre mandat. Il a été élu à l'unanimité de ces douze membres qui ont pris part à la rencontre. Les cinq autres membres de la Commission ont refusé d'y prendre part. Mais avant d'en arriver là, « des tractations qui ont duré plus de huit heures d'horloge (de 15 à 22 heures 30) ont eu lieue entre les dix-sept membres, font-ils savoir. Le Patriote barre à la Une « CEI : malgré le chantage honteux du FPI et de ses alliés, Bakayoko réélu ! ». Il écrit « Coup de théâtre. Alors qu'ils avaient prêté serment le mardi 12 août dernier, les deux représentants de l'Alliance des Forces Démocratiques (AFD) ont claqué, hier, la porte contre toute attente (...) Ils ont été suivis par Jacob Anaky du MFA, l'abbé Boni Boni Martial qui représente l'église catholique et Yoli Bi Koré Marguerite qui représente la société civile ». Leur retrait n'a pas empêché la continuité des travaux à l'issue desquels, le quorum (12/17 membres) étant atteint, Youssouf Bakayoko a été élu président de la Nouvelle CEI.
Au niveau des quotidiens proches de l'opposition, on lit la désolation. « Ouattara n'a pas tenu parole. CEI : le clash », barre à la Une Notre Voie. Il ajoute « L'église catholique, l'Alliance et le MFA claquent la porte ». Le journal livre que la mise en place d'un bureau consensuel de la CEI n'a pas pu voir le jour, hier. l'opposition accusant le gouvernement de trahison. « Nous étions donc de bonne foi, et c'est raison pour laquelle nous sommes entrés à la CEI. Malheureusement, nous constatons que les engagements qui ont été pris ne sont pas respectés... » a regretté le secrétaire général de l'AFD. Le Temps rapporte qu'à l'élection du Président de la CEI, tout s'est passé « dans le cafouillage !». Les discussions ont tellement duré qu'il n'avait pas la fin des travaux, au moment où il mettait sous presse. Si la rencontre a trop duré, c'est parce que les opposants ont dit non au choix de Youssouf Bakayoko à la tête de la CEI. « Youssouf Bakayoko, celui par qui le malheur est arrivé, ne peut être l'homme de la situation », affirme Lg Infos. C'est pourquoi, Révélation dira « Danger à l'horizon ». Lui également titre : « encore et encore la CEI avec le même Youssouf Bakayoko » et écrit « les Ivoiriens se souviendront pour longtemps que leur division qui a toujours cours a pour origine la CEI... Malheureusement, les politiciens n'ont pas tiré les leçons. Youssouf Bakayoko en particulier. Le représentant du PDCI-RDA qui est sans remord se succède à lui-même dans le cafouillage total... Les travaux qui ont débuté sur une crise après deux jours de tractation préfigurent certainement d'une autre crise à venir... Avec le même Youssouf Bakayoko, les mêmes causes produisant les mêmes effets », avertit-il.
Lutte contre la corruption
« 9 ''soldats'' pour traquer la corruption », affiche à la Une Fratrenité Matin. Il s'agit de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance dont les membres ont prêté serment, hier en présence du Président de la République, Alassane Ouattara. Réné Kouassi Aphing, président de cette Institution et ses huit collaborateurs ont juré « de remplir leurs fonctions avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité dans le respect de la Constitution des lois et règlements de la République. » Cela s'est passé devant les juges de la Cour Suprême. Kadjo Djidji Adolphe, premier avocat général de la Cour a indiqué que « la cérémonie de ce jour est l'annonce d'une rigoureuse riposte de nos autorités pour freiner, sinon, éradiquer ce mal à travers », lit-on dans Le Patriote. « Votre mission ne sera pas de tout repos car vous ne conduirez pas la Côte d'Ivoire vers les forces du bien sans déranger au passage les forces du mal, les forces de ténèbres », a prévenu le président de la Cour Suprême, Koné Mamadou.
Dossier des détenus pro-Gbagbo
Aichatou Mindaoudou, chef de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), a récemment visité l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, dans sa prison à Korhogo, au nord du pays. Pourquoi cette visite ? Lg Infos en donne les raisons. Ses sources indiquent que Mindaoudou a voulu savoir auprès de la détenue, si une procédure judiciaire en cours en Côte d'Ivoire lui a été signifiée. Et de l'autre, s'enquérir de son état de santé, demandé comment elle est traitée et sis ses droits sont respectés. En somme, la chef de l'ONUCI doit faire un rapport au bureau local de la CPI en ce qui concerne le dossier Simone Gbagbo à la CPI. Dans Soir Info, on lit un reportage sur « comment Abéhi et Séka Séka sont traités ». Un informateur a expliqué au journaliste, qu'au camp pénal où sont détenus ces deux militaires proches du régime Gbagbo, ils mènent « une vie de château dans une prison ». Mais le journal précise qu'« il nous a été impossible d'asseoir une opinion claire et précise quant aux allégations de notre informateur. Notre collaborateur n'ayant pas pu franchir le portail blindé du camp pénal pour vérifier les faits »