Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Deux sujets au menu ce vendredi 5 septembre 2014. La présidentielle de 2015 ainsi que la situation au sein du parti de Laurent Gbagbo. Bonne lecture.
Ça chauffe avant 2015
Prévue dans un peu plus d’un an, l’élection présidentielle est actuellement en pleine phase de préparation. Dans ce sens, il était prévu hier, l’installation du bureau de la Commission électorale indépendante (CEI). Cependant, fait savoir L’Inter, la désignation des dirigeants de l’organe en charge des élections a été reportée à aujourd’hui. « Organisation des élections de 2015 : le président de la CEI connu aujourd’hui », titre en manchette le journal. « C'est ce vendredi 5 septembre que les 17 nouveaux membres de la nouvelle Commission électorale indépendante (Cei) éliront les membres de leur bureau. L'annonce a été faite hier, au siège de ladite institution, à Cocody, par le Doyen d'âge des 17 impétrants, Auguste Miremont, après 4 heures de réunion. Le nouveau bureau comprendra six membres et sera composé comme suit: un président, 3 vice-présidents, un secrétaire général et un secrétaire général adjoint. ‘’Nous nous sommes accordés sur les modalités d'élection des membres du bureau. Vous savez qu'il y a six postes qui sont à pourvoir. Il fallait donc que de manière consensuelle, nous nous mettons d'accord sur les modalités. Donc nous avons travaillé à cela cet après-midi. Nous nous retrouvons vendredi à 15 heures pour élire les membres du nouveau bureau de la Cei’’ », fait savoir le journal.
Pour sa part, Le Temps indique que tout coince en ce qui concerne la nomination du nouveau président de la CEI. « Nomination du président de la CEI hier : tout est bloqué », livre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, les difficultés seraient dû à des incompréhensions entre le PDCI et le RDR, deux partis alliés au sein du RHDP. « En attendant l’hostilité, une querelle ouverte entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara a lieu. Via le contrôle de la Commission électorale indépendante (CEI) (…) Alliés hier, au plus fort du second tour du scrutin présidentiel de 2010, les deux supposés gros poids de cette alliance peinent à s’entendre sur la gestion de la structure en charge des élections pros-Gbagbo », écrit le quotidien.
De son côté, Nord-Sud Quotidien choisi de se pencher sur l’avis d’un autre acteur clé de ces prochaines élections à savoir, Francis Wodié, président du Conseil constitutionnel. « Election présidentielle de 2015 : Wodié inquiet », barre le journal à sa Une. « Les élections à venir ne seront pas de tout repos pour la Côte d’Ivoire en général et pour le Conseil constitutionnel, à en croire Francis Wodié, président de cette institution (…) ‘’Ce sera des moments très difficiles’’, a déclaré le professeur en faisant allusion à l’élection présidentielle de 2015 », fait savoir le quotidien.
Le FPI toujours sous les projecteurs
Quelques jours après l’attaque de son siège, le Front populaire ivoirien (FPI), le calme n’est pas totalement revenu au sein du parti de Laurent Gbagbo. A en croire Le Patriote, quelque chose d’autre se prépare. « Après la diversion de l’attaque du siège du FPI : les ‘’fous de Gbagbo’’ préparent un coup », barre à sa Une le journal. « On aurait pu en rire si l’affaire n’était pas sérieuse. Mais, nos sources sont formelles. Ce qui s’est passé lundi dernier à Attoban n’est que l’arbre qui cache la forêt. L’attaque du Qg de Gbagbo cache des choses plus graves. Selon des informateurs au cœur du système FPI, la descente musclée dans le lieu qui fait aujourd’hui figure de siège du Front populaire ivoirien a été planifiée par les anti-Affi conduits par Laurent Akoun », fait savoir le journal qui va plus loin en indiquant que l’objectif de l’ex-Secrétaire général du FPI est ‘’d’instaurer la chienlit’’ et renverser Affi N’Guessan.
De son côté, Notre Voie fait savoir que la réelle volonté de certains est tourner la page Gbagbo. « Propagation de rumeurs, querelles inutiles… Ils veulent tuer le parti de Gbagbo », barre à sa Une le journal. « Ce samedi 30 août 2014, les militants du FPI, membres du comité central se sont encore séparés sur leur profond désaccord sur la ligne politique du parti (…) Le FPI est en crise sévère : certains rigides et partisans du boycott de toute activité étatique, sont pour la pression permanente sur le pouvoir afin de le faire plier quand d’autres, adeptes du pragmatisme, militent pour une flexibilité dans la stratégie doctrinale (…) Il faut le dire tout net. La crise au FPI n’a pas pris fin avec la médiation », commente le quotidien.