La situation à la Cour pénale internationale (CPI) ainsi que l'épidémie de fièvre Ebola sont les deux éléments de notre revue de presse ce jour. Bonne lecture.
La CPI veut Simone
La Cour pénale internationale (CPI) entend bien voir Simone Gbagbo comparaitre pour ses supposés crimes commis pendant la crise post-électorale. Cela, nonobstant la volonté du gouvernement ivoirien de la juger en Côte d'Ivoire, fait savoir Soir Info. « Côte d'Ivoire/ Justice : la CPI réclame encore Simone Gbagbo », livre à sa Une le journal. « Voilà un communiqué qui va doucher les esprits au Front populaire ivoirien ( Fpi). La Cour pénale internationale ( Cpi) n’a pas encore lâché prise, relativement à l’affaire Simone Ehivet Gbagbo. Elle maintient la chape de la pression sur les autorités ivoiriennes. Dans un communiqué rendu public hier jeudi 28 août 2014, dont nous avons reçu copie, la Chambre préliminaire I exige de la Côte d’Ivoire « les observations additionnelles pertinentes ». « Aujourd’hui, la Chambre préliminaire I a rendu une décision déclarant que, après avoir examiné toutes les observations relatives à la recevabilité de l’affaire à l’encontre de Simone Gbagbo, elle estime que, avant de se prononcer sur l’exception d’irrecevabilité, et plus précisément dans le but de déterminer si l’affaire prétendument soumise à des procédures au niveau national soit suffisamment le reflet de l’affaire devant la Cour, il faut que la Côte d’Ivoire dépose des observations additionnelles, telles que sur les contours et l’état actuel de la procédure interne alléguée. Le cas échéant, les observations additionnelles de la Côte d’Ivoire pertinentes à son exception d’irrecevabilité et tout élément de preuve à l’appui de celle-ci, doivent être déposés le 10 octobre 2014 au plus tard », écrit le journal.
Quant à Notre Voie qui se penche également sur le cas de l'ex-Première dame. Le journal s'interroge sur la réponse que pourrait apporter le gouvernement à la CPI. « La question est maintenant de savoir si le régime d'Abidjan voudra jusqu'au bout défendre son exception d’irrecevabilité », écrit le journal.
Pour sa part, Lg Infos choisi de se prononcer sur la situation de Charles Blé Goudé. « En attendant la suite des procédures : Blé Goudé raconte ses journées avec Gbagbo », barre à sa Une le quotidien. « Je dois vous dire que le ministre Charles Blé Goudé a retrouvé sa santé. Il se porte bien et garde le moral haut et fort. Il passe beaucoup de temps à la lecture et à la prière. Il écrit aussi. Ne soyons pas surpris qu'avant de quitter la CPI pour nous rejoindre, il sorte un livre qu'il a écrit », a expliqué le porte-parole de Blé Goudé selon le quotidien.
Ebola, toujours
L'épidémie de fièvre Ebola continue de faire ravage en Afrique de l'ouest. Sur la question, L'Inter donne la parole à un spécialiste. « Ebola, un médecin ivoirien fait de graves révélations », souligne le journal à sa Une. « Dr Edgar Adjogoua, chef du département des virus épidémiques de l'Institut Pasteur, a demandé de dédramatiser la maladie et d’éviter de semer la panique au sein de la population, même si le risque de pénétration de la fièvre Ebola en Côte d’Ivoire est bien réel. Tout en saluant la détermination des autorités ivoiriennes à contenir la maladie hors des frontières ivoiriennes, il a expliqué que ''nous sommes face à un virus émergent''. Il ressort de son intervention qu’un premier cas a été déjà découvert en Côte d’Ivoire en 1994, à Taï. ''Un chercheur étudiant des chimpanzés dans cette région de Côte d’Ivoire a contracté le virus par le biais de ces animaux. Le chercheur a été soigné et n’a contaminé personne'', a mentionné Dr Adjogoua. Selon lui, le lavage des mains avec du savon, de l’eau javellisée accompagnée d’une solution hydro-alcoolique, est très important », écrit le quotidien.
Quant à Fraternité Matin, il fait savoir qu'un vaccin expérimental qui sera bientôt testé. « Dès septembre, un candidat-vaccin contre le virus Ebola pourrait être testé sur des volontaires sains au Royaume-Uni, en Gambie et au Mali dans le cadre d'une série », fait savoir l'organe gouvernemental.