Bonjour amis lecteurs et bienvenue à notre revue de presse de ce mardi 26 août 2014. Trois sujets pour notre numéro de ce jour à savoir ; la situation sécuritaire, la présidentielle 2015 et la gestion des affaires de l'État. Bonne lecture à tous !
Présidentielle 2015, ça calcule fort
L'élection présidentielle de 2015, nous l'avons dit est désormais un sujet phare de notre revue, car quotidiennement débattu par la presse ivoirienne. A la Une de Soir Info, on peut donc lire : « A quelques mois de la présidentielle de 2015, voici le plan de Ouattara ». Le quotidien dévoile que Ouattara a une double stratégie pour se succéder au pouvoir. « D'abord, veiller à entretenir lui-même l'alliance de son parti avec le PDCI au sein du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Puis, face au FPI, lâcher peu à peu du lest en libérant des prisonniers pro-Gbagbo ou en appelant au retour des exilés, par exemple... », fait-il savoir.
Son confrère L'inter a, à ce sujet, dévoilé des « révélations sur les tractations entre Bédié et Ouattara ». Selon un article de Jeune Afrique qu'il a repris, il informe que Bédié veut abandonner l'idée du poste de vice-président de la République qu'il avait réclamé à Ouattara pour le compte de son parti, le PDCI. Parce qu'à un an de l'élection, ce sera un débat de plus que cette question va soulever, mais aussi parce que ce poste poserait un problème en ce qui concerne Soro Guillaume. Ce dernier perdrait son statut de dauphin constitutionnel. Ce qui fait grincer les dents chez le chef du parlement ivoirien.
Quant au FPI qui est aussi partagé entre l'idée de participer, malgré tout au scrutin de 2015, ou non, d'après Jeune Afrique, les choses semblent rentrer dans l'ordre. En effet, la passation de charges entre Laurent Akoun, ex-secrétaire général du FPI, et Agnès Monnet, son successeur, a eu lieu, fait savoir Notre Voie. La restructuration opérée par le président du FPI, Affi N'guessan, a provoqué la crise de laquelle le parti n'est pas totalement sorti. C'est pourquoi, à la Une du quotidien, on peut lire « Affi, Akou, Agnès Monnet : des engagements fermes pour l'avenir ». Agnès Monnet veut se conformer aux priorités du , décidées lors de leur dernière convention. Son choix consiste « à innover et à opposer la souplesse à la brutalité du pouvoir », écrit le quotidien.
Situation sécuritaire fébrile
Même si elle n'est pas alarmante, la situation sécuritaire à de quoi inquiéter après l'éviction du Colonel Issiaka Ouattara dit Wattao. « L'affaire Wattao fait des vagues dans l'armée : des officiers soupçonnés de faire un coup », titre à la Une Lg Infos. Une source lui a révélé des mouvements inhabituels au camp militaire d'Akouédo. « Les cargos militaire sont arrivés la nuit, ils ont désarmé des éléments dans faire de grabuges, puis ils ont repartis. Cela s'est répété plusieurs jours ». Cette situation, certains pensent qu'elle liée à l'affaire Wattao qui, écrit le journal est une équation difficile pour le régime Ouattara ». On reproche à ce dernier, homme de confiance de Soro Guillaume, de faire entrer un armement lourd à Abidjan.
A la Une, Le Mandat livre que « démis de ses fonctions, Wattao quitte la Côte d'Ivoire ». Le journal affirme qu'il sera éloigné de sa base, en a ainsi décidé l'État major général des armées. C'est au Maroc qu'il est envoyé, à l'école, dit-on. « Le Lieutenant-colonel Issiaka Ouattara sera en formation au Maroc. C'est ce qui a été décidé par la hiérarchie militaire », a informé une source.
De son côté, Le Patriote barre à la Une : « Occupation illicite des maisons après la crise, l'armée menace les récalcitrants ». En fait, le colonel-Major Ahoussou, chef du comité de libération des sites occupés illicitement par des militaires a déclaré que dans deux ou trois mois, on pourra dire que cette question est complètement traitée (...) Il faut sensibiliser pour ramener les militaires dans les casernes. ..) L'insécurité à Abidjan, c'est aussi les attaques des jeunes délinquants appelés ''microbes''.
L'Expression annonce « des mesures graves arrêtées contre les microbes ». Il s'agit, entre autres, de la destruction des fumoirs, de la création d'unités d'intervention spéciales par la police. Dans les quartiers, les populations elles-mêmes ont créé des groupes d'auto-défense pour affronter ces ''microbes''.
La gestion de Ouattara passée au crible
Alassane Ouattara est au pouvoir depuis plus de 4 ans. Selon plusieurs rapports brandis par le gouvernement ivoirien, la Côte d’Ivoire se porte mieux depuis. Cependant, selon Le Temps qui consacre un dossier à la gestion du président ivoirien, rien n’est vraiment rose. « Emergence, prétendue croissance à 2 chiffres : comment Ouattara vend des illusions à ses parrains », livre le journal à sa Une. « Plus de trois ans après son arrivée au pouvoir, le régime Ouattara ne fait que vendre du faux aux Ivoiriens. Le régime est passé maître dans l’art de la manipulation des chiffres à tous les niveaux. Notamment sur le plan de la croissance. Ce régime ne fait que vanter un taux de croissance élevé à deux chiffres au lieu de traduire cette performance en actes concrets pour relever le niveau de bien-être et de vie des Ivoiriens. Cette croissance sur laquelle se base le régime appauvrit au contraire les populations », commente le journal qui ajoute que le Fonds monétaire international (FMI), « vient de se rendre compte que beaucoup reste à faire ».
Pour sa part, Nord-Sud Quotidien se penche sur le plan du chef de l’Etat pour la jeunesse. « Emploi-jeune, formation, encadrement : le nouveau plan de Ouattara », titre à sa Une le journal. Le quotidien qui indique à travers une interview accordée à Djakalidjia Coulibaly qu’un nouveau projet initié dénommé Service civique d’action, d’emploi et de développement (SCAED) va permettre de prendre en compte plusieurs milliers de jeunes défavorisés en les réinsérant et leur proposant une activité rémunératrice.
Fraternité Matin s’intéresse aussi à la situation des jeunes Ivoiriens. Cependant, à en croire le journal gouvernemental, ceux-ci sont davantage tournés vers le football. « Le modèle Drogba, Eto’o, Messi… fait école : quand le football vide les classes », barre à sa Une le journal. Le quotidien qui consacre un dossier au foisonnement des centres de formation indique que cette ruée vers le football peut avoir des conséquences selon Serge Aurier, footballeur international ivoirien. « C’est un énorme risque…. J’encourage toujours les enfants et les jeunes à s’intéresser à l’école », a indiqué le joueur du Paris Saint Germain en France.