La situation au FPI et au RDR, la présidentielle 2015, les affaires à la CPI et le dossier des déchets toxiques sont les sujets de notre revue de presse du lundi 25 août 2014. Chers amis, bienvenue sur linfodrome.com et bon début de semaine !
Situation au RDR et FPI
L'heure est à l'organisation des élections au sein du parti du président Ouattara, le rassemblement des Républicains (RDR). Le Patriote au sujet de l'élection des secrétaires départementaux « voici le dispositif pour juguler la fraude ». Il s'agit de trois niveaux de contrôle du scrutin que sont :1) l'implication d'un secrétaire général général adjoint et des superviseurs pour coordonner le scrutin ; 2) l'implication personnelle et à la fois consensuelle des candidats dans le choix des bureaux de vote et enfin ; 3) un recours gracieux devant la direction. Pour ces départementales, Nord-Sud Quotidien présente « ces femmes qui menacent ». Elles sont au nombre de dix-neuf (19) fait savoir le journal qui écrit à leur sujet « elles étaient là au début de l'aventure. Leurs actions ont aussi permis à leur parti d'accéder au pouvoir en 2010. Elles, ce sont ''les amazones du RDR''. Se définissant hier comme des faiseuses de roi, elles ont décidé d'être au premier rang du combat politique.. »
Au Front Populaire Ivoirien (FPI), la crise n'est pas passée. Même s'il y a une légère accalmie. Ainsi Fraternité Matin demande « Affi N'guessan sera t-il débarqué ? ». Avant le congrès qui va décider de son sort, les militants et le président du FPI réagissent. Des Ivoiriens interrogés disent « Affi a des chances » ; « tout n'est pas perdu pour Affi », « il n'y a pas d'homme charismatique pour remplacer Affi ». D'autres ont indiqué que « Affi ne fait pas le poids » ; « je voterai pour le départ de Affi ». Et un autre de dire « j'espère qu'ils vont se ressaisir ». Le président Affi lui-même a livré que « c'est une crise normale comme la plupart des partis politiques rencontrent dans leur évolution. Il n'y a pas le feu à la maison. Nous sommes dans un processus de confrontation d'idées de points de vue ». Konaté Navigué, leader de la jeunesse du FPI, dira alors « le FPI est une exception en Afrique ». Parce que, selon lui, lorsque survient les crises qui sacrifient leur vie, à l'image de Koua Justin. « Grâce à eux, aujourd'hui, le FPI est debout et tient la dragée haute à ce régime violent » ; rapporte Le Temps.
Présidentielle 2015
Dans le cadre de l'élection présidentielle à venir, Lg Infos divulgue « les graves révélations d'un agent secret burkinabè » sur les rencontres entre Ouattara et Blaise Compaoré à Ouagadougou. Selon des sources burkinabè, les deux chefs d'État nourrissent le projet de faire de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso, une entité monolithique, relève le journal. La source affirme que « ils ont conclu depuis le 21 ami 2011, depuis l'investiture de Ouattara qu'il faut un mandat de plus et une majorité parlementaire pour supplémentaire à l'hémicycle pour asseoir leur projet des janvier 2016.»
Ce qui pourrait ne pas arriver car Compaoré connaît un sale temps, vu que les « Burkinabé exigent son départ », titre Le Temps. Ceux-ci étaient dans la rue la samedi 23 août pour s'opposer à un éventuel référendum constitutionnel. « Les organisateurs ont recensé plus de 100.000 manifestants », lit-on. L'opposition a appelé le régime de Compaoré à faire ses « bagages » car « novembre 2010 sera l'heure pour eux d'arriver au quai ». Même son de cloche en Côte d'Ivoire où l'Alliance des Forces Démocratiques (AFD) veut briser le projet de Ouattara. Sam l'Africain, membre de cette alliance, a déclaré dans une interview à Notre Voie que « nous devons relever le défi d'être la seule force face au pouvoir et éviter à notre pays ce qu'il a subi avec la présidentielle de 2010.
Déchets toxiques
Le scandale des déchets toxiques refait surface avec la sortie de Koné Cheick Oumar, accusé d'avoir détourné l'argent destiné aux victimes. Le Mandat affiche « Déchets toxiques / Enfin, Koné Cheick fait le grand déballage : 60 milliards Fcfa disponibles pour les victimes ». Il fait savoir que les avocats du cabinet Leigh Day and Co ont voulu gruger les victimes par le détournement d'une partie de l'argent que devait leur donner Trafigura. Son entrée sur la scène a empêché cela.
« Qui dit qu'il y a eu détournement ? Les faits ne sont pas encore établis. C'est Kofi Charles qui dit qu'il y a eu détournement. Il y a des retards d'indemnisations », a expliqué Koné Cheick. Nord-Sud Quotidien pour savoir part rapporte les regrets de l'homme vis-à-vis de l'ex-ministre Adama Bictogo. « Bictogo qui connaît la vérité m'a lâché et Charles Anon n'arrête pas de me salir. Je ne veux pas être sacrifié ; Charles Anon travaille pour Trafigura... » Puis d'avertir Kofi Charles du collectif des victimes des déchets toxiques. « Je n'avance plus à cause de lui. Partout il passera, je serai là-bas désormais. Trop, c'est trop ! », a lâché Koné Cheick, rapporte Soir Info
Affaires à la CPI
« Audience de confirmation de charges/ CPI : ça se complique pour Blé Goudé », fait savoir à la Une, L'Expression. Il explique que la Cour Pénale Internationale (CPI) a annoncé la reprise des audiences, à partir du 1er septembre 2014. En ce qui concerne Blé Goudé, ses audiences débuteront le 22 septembre prochain. S'il n'y a pas de problème pour le premier jour, il ne l'est pas pour les autres jours. Étant donné que la Cour elle-même parle de « tentative » de programme. Ceci pour indiquer qu'il est provisoire. Donc le journal affirme que « Blé Goudé est sur les traces de Laurent Gbagbo ». Quant à Soir Info, il écrit que « A quelques semaines de sa comparution, Blé Goudé propose un deal à Bensouda ». C'est que la défense de Blé Goudé s'est dite « prête à un accord de réciprocité dans lequel sa liste d'éléments de preuves ainsi que celle du procureur, seront censées comprendre tous les éléments actuellement à la disposition de la chambre préliminaire 1... » C'est dans une lettre du 20 août 2014 que Nicholas Kaufman l'a demandé.
Pour ce qui est de Gbagbo, à la Une de L'inter, Kofi Yamgnane, ex-conseiller de François Hollande, déclare que « le transfèrement de Gbagbo est une trahison ». Selon lui, en Afrique « le chef doit toujours être jugé à la maison. « C'est pourquoi, en ma qualité d'africain, de pense que le transfèrement de Gbagbo est une trahison de la tradition africaine. Je rappelle que Mandela avait beaucoup de griefs contre Declerck pour les amener juger et condamner ailleurs, au lieu de cela, le vieux, en vrai sage africain, a prôné le dialogue en interne et on sait avec quel succès. Voila ce que j'ai proposé à mes frères ivoiriens et qui n'a pas eu écho », a déploré Yamgnane.