Politique nationale

Au FPI, on passe de la présidence à la royauté

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Au menu de ce mardi 19 août 2014, la situation au sein du Front populaire ivoirien (FPI) ainsi que la présidentielle de 2015. Bonne lecture.

Affi détrôné

Depuis la publication des résolutions de la médiation sur la crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI), nombreux sont les analystes de la scène politique qui ont vu dans ces résolutions mettre à mal le président du parti, Pascal Affi N’Guessan. C’est le cas de Le Patriote qui considère que l’ex-Premier ministre est désormais réduit à un rôle honorifique. « Du Prince du Moronou à la Reine d’Angleterre : comment les faucons du FPI ont attaché Affi », barre le journal à sa Une. « Pascal Affi N’Guessan a capitulé. Ses collaborateurs qu’il avait mis à la touche suite au remaniement du secrétariat général ont retrouvé leur place à l’issue d’un comité central extraordinaire du FPI (…) Le groupe de médiation menée par Philippe Dakoury-Tabely a donc décidé de tailler sur mesure un poste de président du FPI sur mesure avant la tenue du Congrès pour certainement sceller définitivement le sort de l’ancien maire de Bongouanou », explique le journal.

Quant à Soir Info, il se penche sur la crise entre deux barons du FPI et ses incidences sur la situation de Laurent Gbagbo à la CPI. « Procès à la CPI : comment la guéguerre Affi Katinan complique tout pour Gbagbo », livre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « la guéguerre entre Affi N'guessan et Koné Katinan semble avoir laissé des traces (…) Cette situation de déchirements entre cadres pro-Gbagbo peut créer un préjudice à l'ex-président ivoirien qui est détenu à la prison de Scheveningen, à La Haye. Elle pourrait compliquer la situation de l'ancien chef d'État ivoirien car, au lieu de convergences de point de vue pour mutualiser les actions en vue de sa libération, le président de son parti et son Porte-parole, se livrent à une guéguerre. Les partisans de Laurent Gbagbo, qui espèrent une libération de leur champion, pourraient, eux aussi, être troublés par cette déchirure entre longs couteaux. Conséquence : le doute et la démotivation pourraient les gagner », explique le journal.

De son côté, Le Temps livre en intégralité le rapport du comité de contrôle sur la crise au FPI. Ainsi, on apprend, concernant l’éviction de Laurent Akoun du poste de Secrétaire général que, « concernant le changement du titulaire du poste de Secrétaire général du parti, dit que l’avis du Comité central doit être requis. Recommande en tout état de cause au président du parti, d’en référer au Comité central, préalablement à l’adoption de toute nouvelle décision portant sur le même objet ».

La présidentielle 2015 en ligne de mire

Candidat déjà déclaré à l’élection présidentielle de 2015, Alassane Ouattara pourrait avoir à affronter deux adversaires selon Le Nouveau Courrier. « Election présidentielle de 2015 : voici les deux grands adversaires de Ouattara », livre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, ces deux rivaux du président pourraient être ses soucis de santé liés à son opération d’une sciatique ainsi que son éligibilité récemment contestée par un ancien baron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Quant à Le Quotidien d’Abidjan, il va plus loin en annonçant que des militants du principal allié de Ouattara, le PDCI sont déterminés à en découdre avec l’ancien Premier ministre ivoirien. « Présidentielle 2015 : les militants du PDCI promettent l’enfer à Ouattara », écrit en manchette le journal. « De nombreux militants du PDCI ne veulent plus entendre parler de l’alliance RDR-PDCI pour la présidentielle 2015 », commente le quotidien.

Cependant, à en croire un leader du Rassemblement des Républicains (RDR), seule une alliance peut garantir le pouvoir en Côte d’Ivoire selon L’Inter. « Gouvernance, un leader pro-Ouattara : ‘’aucun part ne peut diriger seul’’ », titre en manchette le journal. Ce leader qui est Aly Touré, porte-parole de la plate-forme Convergence 2020 a expliqué, selon le journal que, ‘’nous savons depuis des lustres qu’aucun parti politique ne peut diriger seul la Côte d’Ivoire. Un minimum de consensus est nécessaire pour que la Côte d’Ivoire continue sa marche vers la paix et le progrès : vers l’émergence’’ ».

Abraham KOUASSI
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