Côte d'Ivoire

La peur de l'Ebola gagne du terrain; pas facile pour Ouattara

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs. Bienvenue sur linfodrome.com pour suivre notre revue de presse nationale qui, ce lundi 18 août 2014, s'articulera autour de la présidentielle 2015, la crise au Front Populaire Ivoirien (FPI) et à l'épidémie du virus Ebola. Bonne lecture à tous !

Virus Ebola

« Une veillée d'arme contre le virus Ebola », c'est ainsi que Le Patriote a nommé les mesures prises par la Côte d'Ivoire et le monde entier pour lutter contre l'épidémie qui ravage l'Afrique de l'Ouest. Il écrit que « la Côte d'Ivoire se prépare à affronter l'épidémie » et pour cela, un exercice de simulation devant un cas s'est déroulé à Biankouma. À cette occasion, la ministre de la Santé, Dr Raymonde Goudou Coffie, a demandé « pas de psychose mais nous devons rester vigilants ». Le quotidien nous apprend qu'à l'église catholique, on a décidé de respecter les mesures de lutte préconisées par le Gouvernement contre l'Ebola. Ainsi « les traditionnelles salutations (serrer la main, de son voisin en signe de paix) au cours des célébrations eucharistiques sont interdites. Désormais, les fidèles devront s'incliner en signe de salutation et de paix. » Tandis que la ministre assure qu'il n'y a pas de cas d'Ebola, Lg Infos dit qu'un cas suspect a été détecté « aux portes d'Abidjan », précisément à Anyama. Il s'agit d'un guinéen, qui a aussitôt été refoulé à la frontière ivoiro-guinéenne. Le Mandat donne la même information, sauf que lui parle d'une femme qui, venue de la Guinée récemment, affichait des signes de la maladie. Mais la cellule de communication du ministère de la Santé que le quotidien a jointe, a démenti l'information. Par crainte de la maladie, Soir Info informe que, « au port d'Abidjan, les pilotes refusent de monter sur les navires ». Ce rend la situation tendue là-bas.

Présidentielle 2015

C'est devenu un sujet inévitable, l'élection présidentielle de 2015. Tant, chaque jour, les journaux en parlent. Sur la question, Fraternité Matin demande à la Une « Pour ou contre une convention unique au RHDP ». Le journal affirme que l'idée d'une grand-messe pour investir le candidat des houphouëtistes fait son petit bonhomme de chemin au sein de cette alliance ». Étant donné que, Henri Konan Bédié, président du parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), première force de cette alliance, avait déclaré en juillet dernier que, la question de la candidature unique « sera tranchée lors d'une convention RHDP ou PDCI. Il faut donc attendre que cette assise se tienne ». Ce qui pour certains étaient un lapsus et d'autres une révélation, est l'objet d'un débat au sein de la coalition, note le quotidien. Pour le Rassemblement des Républicains (RDR), membre de l'alliance, leur candidat, le Président Ouattara, est le meilleur choix à faire. En effet, à la Une de Nord-Sud-Quotidien, on lit que Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim a déclaré que « Ouattara un gagneur et le restera » et La Matinale d'ajouter qu'il a dit « je lance un appel aux Ivoiriens pour un consensus national autour du Président Ouattara ». C'est depuis la ville natale de Gbagbo, Gagnoa, qu'il a fait cette adresse, à l'occasion du lancement du tournoi dénommé « Ado le bâtisseur ». Toujours dans le cadre de cette élection, L'inter informe que « les forces Licorne et Onuci prennent des dispositions ». Relevant que « le volet sécuritaire des élections reste déterminant pour la réussite des échéances à venir (...) ''des rencontres planifiées'' ont eu lieu régulièrement entre les commandements de ces deux forces et les hauts dirigeants de l'armée ivoirienne afin de faire l'état de la situation et d'établir une synergie d'action pour garantir un environnement fiable, pour des élections remplissant les normes démocratiques », a t-il appris lors du point de presse hebdomadaire de l'ONUCI.

CEI, toujours problème

Le débat sur les élections futures, c'est aussi celui de la Commission Électorale Indépendante (CEI). A la Une de L'inter, on apprend que « des militants PDCI préviennent : la CEI du RDR n'est pas bonne ». Ce son alarmant vient de la Coalition des militants du PDCI-RDA. Ses responsables ont déclaré, au cours d'une conférence de presse, samedi 16 août 2015, que « la figuration d'anciens membres de la défunte CEI, celle de 2010 dans la nouvelle structure... Tout cela ne sent pas bon ! La CEI du RDR n'est pas bonne. Elle n'est ni bonne dans sa conception, ni rassurante dans sa composition. » Le Front Populaire Ivoirien (FPI) qui, après plusieurs contestations, a décidé de siéger à la CEI et a même fait connaître son représentant « menace de retirer » ce dernier, lit-on à la Une de Le Quotidien d'Abidjan. En effet, on apprend que lors de la dernière réunion du Comité central du parti, le weekend, la majorité des intervenants ont souhaité le retrait du FPI de la CEI. Ce point sera donc à l'ordre du jour de la réunion dudit Comité, le 30 août 2014. C'est pourquoi, Soir Info barre à la Une « FPI/ houleuse réunion du Comité central : Dogou Alain ne siégera pas à la CEI ». Pour calmer les ardeurs des partis de l'opposition, Le Quotidien d'Abidjan révèle que « Ouattara céder la CEI à l'opposition et conserver le Conseil constitutionnel », selon une source introduite au RDR. Car dans le parti de Ouattara, on avance que la CEI ne donne que les résultats provisoires. Nous allons nous approprier le Conseil constitutionnel qui, lui, donne les résultats définitifs ». Donc, en fait le bars de fer que Ouattara engage avec l'opposition n'est que pour tromper et, en cas de concession, prétendre qu'il « est un homme de paix, de concession et de sacrifices pour la paix », pense le journal. « Mais, à peine né que le plan de « Ouattara est mort » puisque le FPI va se retirer de la CEI, se réjouit le quotidien.

Crise au FPI

La crise qui secoue le parti de Laurent Gbagbo tend apparemment vers son dénouement total. Vu que lors de la réunion du Comité central, les cœurs se sont vidés bruyamment. C'est pourquoi L'inter peut titrer à la Une « FPI : comité central du jeudi : c'était chaud entre Affi et les militants ». Le quotidien rapporte que « les débats particulièrement houleux étaient dirigés contre Pascal Affi N'guessan, du moins, contre ses choix, notamment celui faisant d'Agnès Monnet, secrétaire général du parti, et par-dessus tout, la désignation du représentant du FPI devant siéger à la CEI ». C'était dur au point Aboudrahamane Sangaré, premier vice-président du FPI est venu « en pompier ». Le Nouveau Courrier nous relate « comment Sangaré a décanté la situation ». Surnommé ''le gardien du temple'', il a réussi à calmer les militants qui réclamaient le retour de Laurent Akoun à son ancien poste de Secrétaire général du FPI. Voici ce qu'il a dit : « Pascal Affi N'guessan avait pour secrétaire général Miaka parce qu'il était son complice. Sii, après son retour de prison, il juge utile de choisir Agnès Monnet, il faut lui permettre cela. » Le Temps conte « le film des débats ». Dans une de ses colonnes, il écrit « l'intervention de Sangaré qui fait mouche » en ce qu'il a dit « l'image que le parti a donné n'est pas digne de notre histoire pendant tout ce mois-là. Je tiens surtout à présenter mes excuses au membres-fondateurs, le plus illustre d'entre nous, le président Gbagbo. Là où il est nous a suivi et il doit nous suivre. Là où il est, il doit être attristé par le parti qu'il a créé...» En fait l'homme a présenté ses excuses à ces fondateurs morts, ou en prison ou en exil.

César DJEDJE MEL
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