La crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI) et l'épidémie de fière Ebola en Afrique de l'ouest sont les deux sujets de notre revue de presse de ce jeudi 14 août 2014. Bonne lecture amis de Linfodrome.ci.
On enterre la hache de guerre au FPI
La crise au sein du FPI semble à en croire le comité de médiation mis sur pied par les dirigeants de ce parti derrière. Cela à en croire Le Temps parce que le président du parti fondé par Laurent Gbagbo, Affi N'Guessan a décidé de se soumettre à la volonté de la majorité. « le dialogue a triomphé dans le parti de Gbagbo : Affi à l'écoute de la base », livre à sa Une le journal. « Ce que l'on peut retenir, c'est que la paix est désormais revenue au sein de la grande famille du FPI. Et que la direction du FPI s'est réconciliée pour aller sur de nouvelles bases pour une FPI plus fort que jamais (…) Désormais, c'est un Affi N'Guessan à l'écoute de ses militants de base. Et qui s'est engagé à satisfaire leur souhaits », indique le journal.
Quant à Soir Info, il croit savoir que tout n'est pas aussi serein autour du patron du FPI. « Après la médiation : un nouveau coup porté à Affi N'Guessan », titre le journal en manchette. « C'est comme si le ciel lui tombait par dessus la tête. Après la'' rébellion'' menée par le groupe des Akoun, suite à la sortie, pour le moins musclée, de Koné Katinan Justin, et au lendemain des recommandations du groupe de médiation, qui désavouent certaines décisions qu'il a prises, le président du Front populaire ivoirien (Fpi) a encore enregistré un autre revers. Dans une lettre qu'il lui a écrite depuis le 8 août 2014, et rendue publique mercredi 13 août 2014, Jean Jacques Béchio a annoncé la démission de son groupement politique, Pour la Côte d'Ivoire (Pci), de l'Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (Afd) dont Affi N'Guessan est le président en exercice. Raison de cette décision : la question de la participation de l'Afd dans la Commission électorale indépendante (Cei). ''En effet, au cours de sa réunion du 7 juillet 2014 à laquelle notre force était représentée par l’Ambassadeur Pierre YERE, l’Alliance a examiné la question de sa participation à la Cei telle que votée par le parlement. Les discussions telles qu’engagées, visant à une participation effective de l’Alliance à cette Commission, nous sont apparues incompatibles avec les principes fondamentaux qui sous-tendent notre combat'', écrit-il dans son courrier », indique le journal.
Pour sa part, L'Expression croit savoir que le président du FPI n'entend pas en rester là dans cette crise. « Crise au fpi : Affi n'a pas encore dit son dernier mot », titre en manchette le journal. « Au final, l'ancien Premier ministre, même s'il semble avoir été dépouillé de ses attributions de chef de capitaine de la barque FPI, conserver, dans sa manche, des atouts majeurs qu'il peut abattre à tout moment », décrypte le quotidien.
Ebola inquiète toujours
Le gouvernement ivoirien prend très au sérieux la menace que représente l'épidémie de fièvre Ebola qui ravage plusieurs pays voisins. Dans ce sens, une série de mesures parfois draconiennes ont été prise par le gouvernement, notamment l'interdiction de se serrer la main. Dans ce sens, fait savoir Soir Info, le chef de l'Etat, Alassane Ouattara a décidé de donner lui-même, l'exemple. « Psychose d'Ebola, en partance pour la France, hier : Ouattara évite ses ministres à l'aéroport », livre à sa Une le journal. « Traduisant dans les faits, le message gouvernemental signé du ministre de la santé et de la lutte contre le Sida, le 10 aout 2014, dans le cadre des mesures préventives de lutte contre la menace du virus Ebola et qui consiste, entre autres, à « éviter de serrer les mains et de faire des accolades », Alassane Ouattara a évité hier mercredi 13 août 2014, ses ministres et les autres personnels de la présidence de la République, massés à l’aéroport pour lui dire « au revoir ». Il n’a ni serré de main, ni fait d’accolade, comme il en avait l’habitude, en pareille circonstance, à ses proches collaborateurs. Se tenant à bonne distance, sur le tapis rouge, il a juste salué les uns et les autres, à main levée… Certains membres du cabinet présidentiel, les bras rabattus et croisés au niveau de la ceinture et d’autres dans le dos, ont salué le chef de l’Etat d’un geste de la tête… Ce qui a fait dire à un commentaire, que le chef de l’Etat a fait ''une salutation en mode Ebola'' », indique le journal.
Quant à Nord-Sud Quotidien, il se penche sur la situation de la campagne de prévention engagée en Côte d'Ivoire. « Biankouma, Ebola : le ''1er cas'' traité ce matin », livre à sa Une le journal. Selon le quotidien, ce traitement n'est autre qu'une simulation qui aura lieu dans la ville de l'ouest et qui vise à tester la capacité de réaction des autorités ivoiriennes.