Bonjour chers amis lecteurs. Bienvenue à notre revue de presse nationale du mercredi 13 août 2014. La crise au FPI, la situation au RDR et les conséquences de la fièvre hémorragique Ebola sont l'essentiel de l'actualité dans les journaux ivoiriens. Bonne lecture à tous !
Dénouement de crise au FPI
La crise qui secoue depuis un moment le Front Populaire Ivoirien (FPI) connaît un début de dénouement heureux, après l'intervention du Comité de médiation. Car cet organe a tranché entre les deux groupes antagonistes. « Crise au FPI : la médiation désavoue Affi », titre Fraternité Matin. Qui fait savoir que « Pascal Affi N'guessan ne doit plus agir sans l'avis du parti. En effet, écrit-il, « le groupe de médiation mis en place pour concilier les positions du président du FPI et de la dissidence conduite par Laurent Akoun, a indiqué que toute décision prise par la direction du parti qu'Affi N'guessan incarne doit dorénavant faire l'objet d'une large consultation au sein de leur formation politique ». Offrant le même titre que son confrère, Le Temps note que « Pascal Affi N'guessan a tout simplement été désavoué et mis en observation. Notamment en ce qui concerne sa gestion actuelle du parti. Touts les résultats et recommandations sont majoritairement en sa défaveur. Sa seule victoire se situe au niveau du secrétariat général, où il a réussi à faire partir Akoun Laurent de ce poste ». En effet, le comité a indiqué à Affi « la priorité que constitue pour le FPI la libération du président Gbagbo ». C'est d'ailleurs ce que Lg Infos a barré à la Une. « La médiation frappe un grand coup : priorité, la libération de Gbagbo ». Or L'Expression fait savoir que « Dacoury désavoue Akoun ». Responsable du comité de médiation, Philippe Dacoury-Tabley a réussi à faire accepter à Akoun de céder le fauteuil de Secrétaire général du parti. Quant à L'inter, il croit que les deux antagonistes Affi et Akoun ont fait la paix. Il montre les deux partisans de Gbagbo se serrant la main, tout souriant, face aux objectifs de photographes.
La situation au RDR
Si la tension est en train de baisser au FPI, il faut relever également qu'au Rassemblement des Républicains (RDR), elle n'est pas totalement à l'accalmie. A la Une Nord-Sud Quotidien barre : « RDR/ Élections internes : les responsables inquiets ». Cette inquiétude se situe au niveau du sort des responsables qui ne seront pas réélus. « Il est bon que la direction mette en place un mécanisme pour recaser ceux qui n'auront pas la chance d'être reconduits », a plaidé un militant. Pendant ce temps, à Abobo, le quotidien rapporte que le parti se prote mal. Ce depuis la publication de la liste des 103 secrétaires nationaux et 9 conseillers spéciaux nommés par le Secrétaire général par intérim du parti. Pour les militants de cette commune, l'absence de leurs cadres de cette liste est « un manque de considération » à leur égard, rapporte le journal. De son côté, Le Patriote a fait un reportage sur la permanence au siège du RDR à Cocody. Il rapporte que depuis qu'il a été institué un calendrier de permanence des secrétaires généraux adjoints au siège du parti, le siège est fréquenté, toutefois, « ce n'est pas la grande affluence ». Le quotidien fait savoir que l'emploi est le premier souci des militants au cours des échanges avec leurs responsables. Quant au Président Ouattara, il a procédé à la nomination de Koffi Affoué Geneviève, Matto Loma Cissé et l'ancien bâtonnier Emmanuel Assi, comme nouveaux membres du Conseil Constitutionnel en remplacement de trois autres, en fin de mandat. Au regard de ces nominations, Le Nouveau Courrier titre « Ouattara verrouille tout débat sur son éligibilité ». « En installant au sein de l'institution arbitre de la vie politique, la femme qui lui a fourni son certificat de nationalité en 2001 et l'avocat qui a ferraillé, il y a une quinzaine d'années pour faire admettre à la justice qu'il était bel et bien ivoirien, Ouattara prend des dispositions pour ne pas être surpris... ou du moins pour être présent dans le secret des délibérations liées à la présidentielle de 2015 », livre le quotidien. Au vu de tout le climat politique en Côte d'Ivoire, un ex-membre du commando invisible, Samba Koné avertit, dans une interview à Soir Info, que « la Côte d'Ivoire est en danger » critiquant la gestion de Ouattara et de la classe politique. « Si, on n'y prend garde, notre pays va connaître la plus violente guerre de son histoire »
Fièvre Ebola
La fièvre hémorragique Ebola qui sévit dans la sous-région ouest africaine est une menace, surtout pour la Côte d'Ivoire, fait savoir Soir Info. Il titre « Menace d'Ebola : véritable danger pour l'émergence ivoirienne ». Parce qu'en décimant les populations, l'épidémie provoque de lourdes pertes en ressources humaines d'une part et en consommateurs (…) Elle se pose en frein pour la mise en œuvre des programme de développement, faisant fuir les investisseurs et balafrant l'économie (…) La vision d'émergence du Président Alassane Ouattara qui se traduit par d'ambitieux projets d'infrastructures, entre autres, pourrait connaître de maigres résultats », fait savoir le journal. Une des victimes de ce fléau est le prêtre espagnol Miguel Pajares. Il a été tué par la maladie. « Le père Miguel Pajares, le missionnaire espagnol qui s'occupait des malades atteints d'Ebola dans un hôpital de Monrovia, a été lui même emporté par la la maladie », lit-on dans les colonnes de L'inter. Il est le premier européen tué par l'Ebola. Devant ce fait, et vu l'action positive du sérum Zmapp sur des malades, aux États-Unis, Barack Obama a autorisé son utilisation de ce sérum en Afrique. C'est pourquoi Révélation titre à la Une « Ebola : de bonnes nouvelles pour l'Afrique de l'Ouest. Voici la solution d'Obama pour vaincre le mal »