Rêve pour la Côte d'Ivoire

Ouattara: le ''réaliste'' ou le ''démagogue''

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Revue de presse

Bonjour chers amis lecteurs et bienvenue à notre revue de presse, spéciale 54e anniversaire de la Côte d'Ivoire. Aussi, dans ce numéro de vendredi 8 août 2014, nous traiterons du cas Laurent Gbagbo. Bonne lecture sur linfodrome.com

Indépendance : Ouattara rassure

Dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, le Chef de l'État Alassane Ouattara a donné une interview à la télévision nationale. À la Une, Fraternité Matin relève plusieurs points de son discours. « Cherté de la vie : des mesures très fortes en septembre ; Indemnisation des victimes : un fonds spécial d'ici la fin de l'année ; Bureau de la CEI : d'accord avec l'opposition ». En effet, le Président Ouattara a déclaré respectivement sur ces sujets que « je rassure mes compatriotes que sur ces questions, nous prendrons des mesures très fortes en septembre. Et d'affirmer « le fonds d'indemnisation sera disponible avant la fin de l'année. Dès que j'ai la liste des victimes et le travail de la CDVR... » Puis de dire « je pense que l'opposition a raison. Moi aussi, je souhaite un bureau consensuel, les commissaires seront désignés comme vous le savez ».

Le Patriote relève, lui, les « 3 priorités » d'Alassane Ouattara. Le Chef de l'État a indiqué que ses priorités sont « la première chose, c'est la question de la dette intérieure ; la deuxième chose, c'est la question du coût de la vie et la troisième chose est la nécessité pour nous de faire en sorte que la Côte d'Ivoire puisse régler le problème de l'emploi ». Devant les solutions qu'il a présentées pour problèmes en Côte d'Ivoire, L'Expression titre « Présidentielle 2015, CEI, dette intérieure, croissance, émergence, Ouattara rassure ». Comme ses confrères, il a retranscrit en intégralité l'échange du chef de l'État avec les journalistes.

Ouattara : « le démagogue »

Dans cette interview que le Président ivoirien a accordée à la télévision et la radio nationales, RTI, Notre Voie y voit une démagogie d'Alassane Ouattara. « Interview à la veille du 7 août 2014 : Ouattara, un vrai vendeur d'illusions », barre t-il à la Une. Le quotidien écrit que le Chef de l'État « ne vit pas avec les Ivoiriens. Pourquoi la présidentielle de 2015 ne sera pas démocratique ».

Quand Ouattara se félicite de ce que tout va bien en Côte d'Ivoire, citant en exemple l'opération de désarmement des ex-combattants, le journal rappelle que « courant juin-juillet, de nombreuses grèves des ex-combattants » ont été observées par les Ivoiriens. En même temps, de nombreux ex-rebelles refusent de déposer les armes qu'il utilisent pour agresser d'honnêtes citoyens. C'est pourquoi, dira t-il que « l'élection présidentielle de 2015 ne sera démocratique parce que « le désarmement des ex-rebelles et des milices pro-Ouattara (dozos, ''volontaires'', etc) n'a toujours pas démarré ».

Des leaders politiques ont réagi dans Nord-Sud Quotidien au discours de Ouattara. Laurent Dona Fologo dira « j'apprécie les avancées économiques et de développement. Mais, je dis qu'il est souhaitable que tout cela se construise non sur du sable, mais sur du roc. Pour moi, le roc, c'est, la cohésion nationale, l'unité du pays et c'est la participation de tous, que l'on soit opposant ou gouvernant. » Quant à Révélation, il titre : « 54e anniversaire de la Côte d'Ivoire, Ouattara parle, parle, la triste réalité est là : Abidjan sans eau potable, encore de vaines promesses ». D'ailleurs certains journaux écrivent que le Président a été « interpellé » ou « allumé » par la chancelière Dagri Diabaté, qui n'est autre que un cadre de son parti.

Lors de son discours le 7 août 2014, elle l'a invité à un dialogue direct avec les acteurs politiques ivoiriens. Car la « cause de la Nation dépasse nos diversités », rapporte Le Mandat. Selon Lg Infos, la Chancelière a dit à Ouattara que la réconciliation ne se « décrète pas » et que l'émergence ne doit pas être « une rhétorique ». En fait, elle lui a donné « une claque déguisée », écrit-il.

Parlons de Gbagbo

Lg Infos affiche à la Une que « après la confirmation des charges contre Gbagbo, Me Altit charge à nouveau : ''Les juges ont commis une erreur'' ». « La conclusion des juges n'est-elle étayée par rien et ne procède pas d'une démonstration. Il s'agit ici d'une simple affirmation, arbitraire (…) Les juges ont dépassé le pouvoir qui leur est attribué au stade préliminaire et ont violé le principe du contradictoire ». Il ajoutera que « une personne ne peut pas être considérée à la fois comme auteur principal et comme complice d'un même crime ».

Et quand Soir Info interroge l'actuel responsable des jeunes du parti de Ouattara, Karamoko Yayoro, s'il pense que Gbagbo c'est fini, il répond : « Je n'en sais rien. Je ne suis pas Dieu le Père. Je sais qu'il est dans une procédure judiciaire, on attend les résultas. Un homme politique, on ne peut jamais dire que c'est fini, tant qu'il est en vie ». Pendant ce temps, dans le parti qu'il a fondé, les partisans de Gbagbo travaillent à taire leurs querelles. Il y a eu une table ronde sur la crise au FPI, nous apprend Le Temps qui nous raconte « le film des discussions ». Selon lui, le comité de médiation de cette crise avait en face de lui trois groupes : le comité de contrôle, le groupe du président Affi N'guessan et celui de ses opposants. Au finish, Akoun Laurent accepte de quitter son poste de secrétaire général d'où il a été écarté par Affi, mais à condition que sa remplaçante soit elle aussi remplacée une personne consensuelle.

Retenons que Gbagbo a été félicité par Ouattara dans son interview. « Ouattara salue et félicite Gbagbo ». Parlant la coopération entre le Burkina et la Côte d'Ivoire, Ouattara a déclaré : « Ce traité d'amitié a été instauré par mon prédécesseur. Je voudrais donc féliciter le d'avoir pris cette initiative », rapporte Soir Info. Ce que les journaux proches de l'opposition ont appelé « un hommage tardif et incomplet à Gbagbo », tout en relevant que c'est la première fois que Ouattara le fait.

César DJEDJE MEL
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